Category Archives: activité physique

Obésité: l’activité physique peut déjouer les prédispositions génétiques

Obésité: l'activité physique peut déjouer les prédispositions génétiques
le risque de devenir obèse chez les personnes génétiquement prédisposées à le devenir.
C’est ce qu’ont établi des chercheurs anglais à partir du profil génétique et des habitudes de vie de plus de 20 000 personnes de la région de Norfolk, en Grande-Bretagne.
D’après les résultats de l’étude qui a suivi les participants pendant plus de 3 ans, ceux qui étaient le plus actifs physiquement affichaient un indice de masse corporelle (IMC) 36 % moins élevé que ceux qui étaient sédentaires.
Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont d’abord cherché la présence, chez les participants, de 12 gènes spécifiques associés à un IMC et à un risque d’obésité plus élevés.
Puis, ils ont séparé les participants en quatre groupes selon le nombre d’heures consacrées à l’activité physique au quotidien : actifs (1 h ou plus), moyennement actifs (30 minutes à 1 h), peu actifs (moins de 30 minutes) et sédentaires (aucune activité).
Ils ont ainsi déterminé que chaque gène prédisposant à l’obésité était associé à une prise de poids de 592 g chez les personnes sédentaires, contre 379 g chez les plus actives – une différence de 36 %.
De même, parmi ceux comptant le plus de gènes prédisposant à l’obésité, le risque de devenir obèse était multiplié par 1,7 chez les sédentaires, comparativement à 1,2 chez les plus actifs.
D’après les auteurs, ces données indiquent qu’on peut atténuer l’effet de la prédisposition génétique à l’obésité, même si le degré d’activité physique est aussi peu élevé que « l’équivalent d’avoir un emploi dans lequel on travaille debout ».
« La promotion de l’activité physique auprès des personnes génétiquement prédisposées représente une stratégie importante pour contrôler l’épidémie d’obésité », concluent-ils.
Un gène qui fait grossir…
L’un des gènes associés à l’obésité – le FTO – est surnommé « le gène de la malbouffe » parce qu’il « alimente » les rages d’aliments gras ou sucrés. Des études ont montré que ceux qui sont porteurs de ce gène courent 30 % plus de risque de devenir obèse, et 25 % d’être atteints dediabète.
Martin LaSalle – PasseportSanté.net
1. Li S, Zhao JH, Luan J, et alPhysical Activity Attenuates the Genetic Predisposition to Obesity in 20,000 Men and Women from EPIC-Norfolk Prospective Population StudyPLoS Medicine, août 2010, vol. 7, no 8, e1000332.

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Le gingembre diminuerait les douleurs musculaires causées par l’activité physique


26 mai 2010 – L’effet des suppléments de gingembre se comparerait à celui des anti-inflammatoires offerts en vente libre (aspirine, ibuprofène, acétaminophène, etc.) pour soulager les douleurs musculaires causées par l’activité physique, selon un essai clinique américain.
L’étude a été menée auprès de 74 participants souffrant d’une lésion modérée au muscle fléchisseur du coude, induite en laboratoire. Chacun recevait, durant 11 jours, un supplément de gingembre à raison de 2 g par jour, ou un placebo. Les chercheurs ont testé 2 types de préparation : du gingembre cru séché en capsules et du gingembre qui avait été cuit avant d’être séché et mis en capsules. Ces 2 formes de suppléments sont couramment offertes dans le commerce.
Selon les résultats, les 2 types de suppléments ont permis de réduire les douleurs inflammatoires d’environ 25 % par rapport au placebo. À la lumière d’essais semblables menés avec des anti-inflammatoires vendus sans ordonnance, l’effet du gingembre serait supérieur à celui qu’on attribue à l’aspirine, à l’ibuprofène ou à l’acétaminophène, font remarquer les chercheurs.
Les 2 préparations de gingembre renferment divers composés phénoliques, principalement des gingérols et du shogaol. Par rapport au gingembre cru, celui qui a été soumis à la chaleur renferme moins de gingérols et davantage de shogaol. Certains herboristes croient que ce dernier serait plus efficace pour combattre l’inflammation, ce qui n’avait pas, jusqu’ici, fait l’objet d’essais cliniques systématiques.
L’inflammation musculaire induite en laboratoire a été produite à l’aide d’exercices avec surcharge durant des mouvements de flexion du coude. Les participants ont pratiqué les exercices, sous la surveillance des chercheurs, jusqu’à l’apparition de signes permettant de diagnostiquer une lésion musculaire modérée (douleur, inflammation, enflure, perte de flexibilité, etc.).
Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net
1. Black CD, Herring MP, et alGinger (Zingiber officinale) Reduces Muscle Pain Caused by Eccentric ExerciseJ Pain. 2010 Apr 23.

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Santé des os: jamais trop tard pour s’attaquer à l’ostéoporose


12 mars 2010 – Peu importe l’âge, l’activité physique joue un rôle primordial dans la santé des os. Et il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.
C’est ce qu’a affirmé la kinésiologue Claudine Blanchet, lors d’un atelier traitant de l’ostéoporose, dans le cadre des Journées annuelles de santé publique (JASP)1.
Chercheuse à la Chaire pour une approche intégrée en santé de l’Université Laval, Claudine Blanchet a expliqué qu’à chaque période de la vie, l’activité physique permet de renforcer les os et d’éviter ainsi les fractures, surtout chez les aînés.

Des os solides, de l’enfance à la retraite!

Selon Claudine Blanchet, c’est au début de la vingtaine que la masse osseuse est optimale, mais pour prévenir l’ostéoporose, c’est en bas âge qu’il faut s’y mettre. Une augmentation de 10 % de la densité de la masse osseuse durant cette période réduit de 25 % à 50 % le risque de fracture.
« Les enfants doivent courir et sauter, car c’est à cet âge que les os se construisent pour la vie. Or, ils sont de plus en plus sédentaires : on devrait ramener les cordes à danser et les élastiques à sauter dans les cours d’école », suggère-t-elle.
Plus tard, de l’adolescence à 30 ans, l’activité physique continue de stimuler la masse osseuse, tandis qu’après l’âge de 35 ans, bouger permet de la maintenir et de retarder la fragilisation osseuse liée au vieillissement.

Quels exercices privilégier?

Ce sont les exercices axés sur la force, plutôt que sur l’endurance, qui procurent les meilleurs bienfaits pour la santé osseuse.
« La marche et le jogging, c’est bien, mais les os s’adaptent au stress mécanique et finissent par atteindre un seuil de saturation. Pour maintenir sa masse osseuse, il faut donc augmenter la charge graduellement », précise Claudine Blanchet.
Par exemple, monter et descendre des escaliers rapidement, avec intervalles, est un bon exercice. Après quelques mois, on ajoute du poids.
« Avant l’âge de 50 ans, l’idéal consiste à faire des séances – fréquentes, mais brèves – d’activité physique avec des charges variées, indique-t-elle. Après 50 ans, on évitera les exercices où le risque de chute ou de fracture est élevé. »
Par exemple, la danse, le ski de fond, le tai-chi et le yoga sont des activités qui permettent d’améliorer l’équilibre et l’amplitude musculaire.
« L’important chez les aînés est d’éviter les chutes. On estime que, chez les femmes de 50 ans et plus, 4 sur 10 subiront une fracture. Et parmi celles qui auront une fracture de la hanche, 1 sur 5 mourra des complications attribuables à ce traumatisme », de conclure Claudine Blanchet.
Martin LaSalle – PasseportSanté.net
1. Pour en savoir plus sur les JASP : www.inspq.qc.ca [consulté le 12 mars 2010].

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Un bol de céréales serait aussi efficace qu’une boisson sportive après une activité physique

4 août 2009 – Après une longue séance d’activité physique, un bol de céréales avec du lait écrémé aiderait tout autant nos muscles à récupérer que les boissons sportives, selon une étude américaine financée par la compagnie General Mills.

Le petit essai clinique a été mené auprès de 12 cyclistes qui ont été invités à faire du vélo stationnaire. Après 2 heures d’exercice modéré, ils ont reçu une collation contenant environ 80 g de glucides. La moitié des cyclistes ont bu deux bouteilles de boisson sportive. Les autres ont mangé un bol de céréales de grains entiers sucrés dans du lait écrémé.

À l’aide de prises de sang et de biopsies, les chercheurs de l’Université du Texas ont conclu qu’il n’y avait pas d’avantage à prendre une boisson sportive. Les tissus musculaires referaient leurs réserves énergétiques aussi bien avec un bol de céréales. Mieux encore : la synthèse de protéines était un peu meilleure avec les céréales.

Rappelons qu’en s’activant, on oblige, entre autres, nos muscles à puiser dans leurs réserves de glycogène, une substance de stockage du glucose. Après une longue période d’activité sportive, il faut refaire ces réserves rapidement. On recommande donc d’ingérer au moins 50 g de glucides pendant les 30 minutes qui suivent un exercice de longue durée. Si l’exercice est court et d’intensité modérée, on peut attendre le prochain repas avant de manger.

Marie-Hélène Croisetière – PasseportSanté.net

1. Kammer L, Ding Z, Cereal and nonfat milk support muscle recovery following exercise, J Int Soc Sports Nutr. 2009 May
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