Category Archives: Stévia

>stévia.

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Nom commun : stévia.
Nom botanique :
Stevia rebaudiana, famille des astéracées ou composées.
Nom anglais :
stevia.
Partie utilisée : feuilles.
Habitat et origine :
petit arbuste originaire du nord de l’Amérique du Sud (Brésil et Paraguay), aujourd’hui cultivé sur une base commerciale en Amérique centrale, en Amérique du Sud, aux États-Unis, en Russie et en Asie.

Indications

Efficacité possible
Usage traditionnel
Réduire la tension artérielle.
Voir la légende des symboles
Efficacité incertaine
Usage traditionnel
Abaisser le taux de glucose sanguin.
Pour plus de détails, voir Recherches sur le stévia.

Posologie du stévia

On attribue les effets du stévia aux stéviosides qu’il renferme. La teneur en stéviosides des feuilles peut varier de 4 % à 20 % du poids sec en fonction des cultivars employés et des conditions de culture. Pour obtenir l’effet thérapeutique recherché, il importe donc d’employer un extrait normalisé en stéviosides.
Hypertension artérielle
  • Prendre de 250 mg à 500 mg de stéviosides, 3 fois par jour.

Historique du stévia


Il a quand même fallu attendre le début du XXe siècle pour qu’on commence réellement à s’intéresser aux stéviosides de la plante, qui possèdent un pouvoir sucrant de 100 à 300 fois supérieur à celui du sucre sans aucune calorie.Les Indiens Guarani d’Amérique du Sud ajoutaient à leurs infusions de plantes des feuilles de stéviapour les adoucir. Au Brésil et au Paraguay, on les utilise depuis des siècles en cuisine. En Amérique latine, la phytothérapie traditionnelle considère le stévia comme hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique et cardiotonique.
Au début des années 1970, le Japon a interdit l’usage des édulcorants artificiels (aspartame, saccharine) parce que les autorités craignaient leurs effets négatifs sur la santé humaine. Au même moment, un consortium japonais mettait au point une méthode d’extraction des glucosides du stévia. L’État japonais a alors autorisé l’extrait de stévia comme édulcorant alimentaire. Son usage s’est rapidement répandu en Asie et en Amérique du Sud. Il est également approuvé en Australie et en Nouvelle-Zélande depuis 2008 et est désormais présent dans plusieurs produits agroalimentaires : de la sauce soya aux boissons gazeuses en passant par la gomme à mâcher, les tortillas et les gâteaux de riz.
En mars 2009, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a émis un avis favorable pour l’utilisation du rebaudioside A (une des molécules du stévia) comme additif alimentaire pour une période de 2 ans1. En avril 2010, la European Food Safety Authority (EFSA) a estimé que les stéviosides étaient sécuritaires comme additifs alimentaires2.
Aux États-Unis
Le stévia est commercialisé sous forme de supplément, mais il n’est pas approuvé comme édulcorant ou additif alimentaire dans ce pays. En revanche, certaines multinationales ont présenté des demandes pour leur molécule brevetée à base de stévia, dossier scientifique à l’appui. En décembre 2008, Coca-Cola et PepsiCo ont ainsi obtenu le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA) pour incorporer, dans leurs produits, respectivement le Truvia® (fabriqué par Cargill) et le PureVia® (fabriqué par Whole Earth Sweetener). Ces produits sont aussi commercialisés par leurs fabricants respectifs à titre d’édulcorant qu’on peut ajouter soi-même aux boissons et aux aliments. En mars 2008, la compagnie Wisdom Natural Brands a obtenu l’autorisation de commercialiser son extrait purifié de stévia, SweetLeaf®, à titre d’édulcorant.
Et au Canada?
Pour l’instant, comme aux États-Unis, la vente de la plante brute et de ses extraits est permise à titreproduit de santé naturel, mais pas comme additif dans les aliments transformés. Santé Canada se dit prêt à réviser cette position si l’industrie alimentaire fait une demande d’approbation adéquatement documentée pour ajouter l’extrait de stévia aux additifs autorisés.
En revanche, depuis septembre 2009, le stévia et ses extraits sont autorisés, sous certaines conditions, comme ingrédient médicinal et non médicinal dans les produits de santé naturels3. Santé Canada explique cette différence par le fait que les habitudes d’utilisation des aliments et des produits de santé naturels sont différentes : les aliments sont généralement consommés en grandes quantités, ce qui n’est pas le cas des produits de santé naturels4.

Recherches sur le stévia

Au Paraguay et aux États-Unis, on a mené des essais auprès de personnes dont la tension était normale ou légèrement plus basse que la normale. La prise de 750 mg d’extrait de stévia par jour durant 3 mois10 et 1000 mg par jour durant 4 semaines11 n’ont pas eu d’effet mesurable sur la tension artérielle des participants. L’auteur d’une synthèse émet l’hypothèse que l’effet bénéfique du stévia sur la tension ne se manifesterait que lorsqu’elle est trop élevée12.Efficacité possible Hypertension artérielle. Selon les résultats actuels, les extraits de stévia seraient utiles pour les personnes souffrant d’hypertension, mais des doutes subsistent. En Chine, 2 études cliniques de très bonne qualité et de longue durée (1 an et 2 ans, 750 mg et 1 500 mg de stéviosides par jour5,6) ont donné des résultats concluants auprès de patients souffrant d’hypertension légère ou modérée (réduction d’environ 7 %). Malgré la qualité de ces essais, certains analystes soulèvent le fait très surprenant qu’aucun effet placebo n’ait été observé lors de ces 2 études, ce qui jette un doute sur leurs conclusions7,8. En 2006, une étude menée au Brésil n’a pas été concluante9. Ceci peut être attribuable au nombre très restreint de sujets (14) et au dosage nettement moins élevé que celui des essais menés en Chine. Ces 3 études ont néanmoins clairement établi l’innocuité de la prise régulière de stéviosides sur de longues périodes.
Efficacité incertaine Glucose sanguin. Des essais de faible envergure (de 12 à 31 sujets) indiquent que l’extrait de stévia a :
- augmenté la tolérance au glucose et abaissé le taux de glucose sanguin chez des sujets en bonne santé13.
- abaissé la glycémie après un repas type chez des patients atteints de diabète de type 214.
- abaissé la glycémie après un repas chez des personnes minces ou obèses en bonne santé15.
Malgré ces résultats prometteurs, des études de meilleure qualité et de plus grande envergure seront nécessaires avant de conclure à l’efficacité du stévia.
Ces résultats tendent à corroborer l’usage traditionnel du stévia qui est utilisé en Amérique du Sud pour traiter le diabète. Cependant, ils n’ont pas été confirmés par 2 autres essais menés sur des sujets en bonne santé11,16. Là encore, l’auteur d’une synthèse émet l’hypothèse que l’effet bénéfique du stévia sur la glycémie ne se manifesterait que lorsqu’elle est trop élevée12.
Divers. Les chercheurs s’intéressent également aux effets anti-inflammatoires et anticancer des extraits de stévia. On ne dispose pour le moment que de données in vitro et sur les animaux12,17.

Précautions

Potentiellement toxique? Les Japonais estiment avoir démontré l’innocuité du stévia et de l’extrait standardisé en stéviosides18. Cela a permis à ce pays et à plusieurs autres en Asie et en Amérique du Sud d’autoriser son emploi comme additif alimentaire. Le stévia et les extraits standardisés en stéviosides sont employés depuis environ 30 ans dans ces régions du monde. Cependant, certains pays, dont le Canada, ne l’ont pas encore autorisé.
La raison le plus souvent invoquée pour justifier cette prudence est que les stéviosidespourraient avoir un impact négatif sur la reproduction humaine. Selon une source ethnobotanique paraguayenne, le stévia serait en effet considéré, à fortes doses, comme une plante abortive19,20. Un potentiel effet cancérigène inquiète également les autorités de santé. Après avoir analysé attentivement l’ensemble des données sur ces questions, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a conclu, en 2006, que les stéviosides n’ont pas d’effets négatifs sur la reproduction et ne sont pas cancérigènes21.
La dose journalière sécuritaire fixée par Santé Canada, dans le cadre de la réglementation des produits de santé naturels, est semblable à celle fixée ailleurs dans le monde, soit 10 mg de stéviosides par kilogramme de poids corporel. Cela correspond à 600 mg par jour pour un adulte de 60 kg. Pour les personnes consommant des feuilles de stévia en poudre, cela équivaut à un maximum de 50 mg/kg, soit 3 500 mg pour un adulte de 60 kg3.

Attention

  • On recommande aux personnes souffrant d’un diabète de type 2, d’hypertension ou d’hypotension qui désirent prendre du stévia de vérifier régulièrement leur taux de glucose sanguin ou leur tension artérielle, afin de faire ajuster leur médication si nécessaire.

Contre-indications

  • Par prudence, certaines sources recommandent aux femmes enceintes et à celles qui allaitent d’éviter de consommer de grandes quantités de stévia.

Effets indésirables

  • Le stévia pourrait provoquer des allergies chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des astéracées (marguerite, pissenlit, chrysanthème, etc.), bien qu’aucun cas n’ait été signalé à ce jour22.
  • Selon un essai conduit sur des animaux, le stévia ne provoque pas de carie23.

Interactions


Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des plantes ou des suppléments qui ont une action hypotensive ou hypoglycémiante.
Avec des plantes ou des suppléments

Avec des médicaments

  • Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des médicaments hypotenseurs ou hypoglycémiants.

Sur les tablettes

La poudre de feuilles séchées. Son pouvoir édulcorant est de 10 à 15 fois plus élevé que celui du sucre. Elle a été traditionnellement employée pour adoucir le goût des tisanes de plantes amères.Dans le commerce, on trouve le stévia sous 2 formes principales.
  • L’extrait normalisé (au moins 90 % de stéviosides). Il est constitué d’une poudre blanche soluble dans l’eau. Il est aussi offert sous forme liquide. Son pouvoir édulcorant est beaucoup plus élevé que celui du sucre raffiné (de 100 à 300 fois), sans aucune calorie. Il faut l’utiliser avec beaucoup de parcimonie. Les sites Internet qui en font le commerce présentent des tables de conversion (spécifiques à leurs produits) qui permettent de doser adéquatement cet édulcorant.
Le goût. La feuille entière a un arrière-goût un peu amer qui peut rappeler la réglisse. L’extrait en poudre, une fois mélangé à un liquide, aurait moins d’arrière-goût. Des extraits liquides aromatisés sont aussi offerts (menthe, vanille, etc.).
Réviseur :
Pierre Haddad, Ph. D., professeur titulaire, Département de pharmacologie, Université de Montréal (mai 2011)
Recherche et rédaction : Passeportsanté.net
Mise à jour : mai 2011

>Aspartame, stévia, miel, sirop d’érable: réponses à vos questions sur le sucre

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1- L’aspartame, le Splenda, le Sucaryl, etc. sont-ils sécuritaires?

Réponse
Il est très difficile de répondre à cette question avec certitude, surtout depuis la parution de 2 études récentes à propos de l’aspartame, l’une concernant le risque d’accouchement prématuré et l’autre, le risque de cancer (chez l’animal). Dans les 2 cas, le risque était augmenté par la consommation d’aspartame.
Aussi, des résultats provenant d’études chez l’animal commencent à démontrer que les édulcorants pourraient perturber les signaux de faim et de satiété. En effet, des modèles animaux ont effectivement indiqué que lorsque l’on boit des boissons édulcorées, le corps activerait les signaux de faim de la personne et provoquerait des envies de manger parce qu’il aurait l’impression de recevoir des calories même si ce n’est pas le cas.
D’un autre côté, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (l’AESA) qui évalue régulièrement les nouvelles études concernant les édulcorants, dont l’aspartame, il a été démontré que ces études ne fournissent pas suffisamment de preuves scientifiques pour réviser la dose journalière acceptable en ce qui concerne l’aspartame. Une telle dose est établie à 40 mg par kilo de poids corporel (ce qui correspond à environ 18 cannettes de boisson gazeuse sans sucre par jour pour une personne de 60 kg).

Même si l’AESA et Santé Canada ne remettent pas en doute les édulcorants, je pense que la modération est de mise du simple fait qu’ils ne sont pas constitués de molécules naturelles. Tout comme la plupart des gens ne prennent pas de médicaments sans raison, je ne suggérerais pas les édulcorants sans raison valable également.

Une raison valable pourrait être d’aider une personne atteinte de diabète à accepter, à très court terme, sa maladie. Elle pourrait, lors de rages de sucre (au début), cuisiner des gâteaux ou prendre des aliments sucrés avec des édulcorants jusqu’à ce qu’elle accepte la maladie et qu’elle ait pris l’habitude de manger moins sucré.
Et ne pensez surtout pas que les édulcorants font maigrir parce qu’ils ne contiennent pas de calories, car n’y a aucune preuve à cet effet.
Je ne voudrais pas oublier de mentionner qu’il existe de réelles contre-indications aux édulcorants. D’abord si vous êtes atteint de phénylcétonurie, l’aspartame est contre-indiqué et si vous êtes enceinte, la saccharine et le cyclamate devraient être évités.
Bref, avant de prendre un aliment contenant un édulcorant, demandez-vous si vous avez un motif qui en vaut vraiment la peine, mais ne développez pas non plus de phobie si vous en consommez occasionnellement.
2- Le stévia est-il moins nocif que l’aspartame?

Réponse
Le stévia est un édulcorant naturel qui provient de la plante stevia rebaudiana. Parce qu’il provient d’une plante, plusieurs personnes se sentent plus à l’aise d’utiliser le stévia que l’aspartame ou d’autres édulcorants de synthèse. Le stévia utilisé comme agent sucrant est un concentré de stéviosides et non de la feuille entière de stévia.
Même si le stévia est de source naturelle, des doutes ont longtemps subsisté sur de possibles effets négatifs de cet édulcorant sur la reproduction humaine. C’est l’une des raisons qui ont fait tarder plusieurs pays à l’autoriser, dont le Canada. Cependant, malgré des décennies d’utilisation dans les pays où il est autorisé, aucun cas d’effet indésirable sur la fertilité humaine n’a été rapporté. En 2006, l’Organisation mondiale de la Santé a conclu que les stéviosides du stévia n’ont pas d’effets négatifs sur la reproduction.
Actuellement au Canada, on peut se procurer du stévia pour usage personnel, mais Santé Canada n’a pas encore autorisé son utilisation à grande échelle. Toutefois, le Ministère fédéral se dit prêt à réviser sa position, si l’industrie alimentaire fait une demande d’approbation pour ajouter l’extrait de stévia aux additifs autorisés.
En conclusion, choisir le stévia plutôt qu’un autre édulcorant est une question de choix personnel. De mon côté, je ne me sens pas plus à l’aise avec le stévia qu’avec les édulcorants de synthèse. Le fait qu’il s’agisse d’une substance qui a un goût sucré sans que ce soit un vrai sucre ne m’incite pas à l’utiliser nécessairement.
3- Je souffre d’un excès de triglycérides. Puis-je manger un peu de miel ou de sirop d’érable plutôt que du sucre, ou devrais-je prendre du stévia ou d’autres succédanés à la place?

Réponse
L’hypertriglycéridémie est un taux trop élevé de triglycérides dans le sang. Les triglycérides sont des gras dont la production peut dépendre d’un excès de glucides, particulièrement les sucres simples. Il est donc recommandé de limiter les sucres simples le plus possible. Dans cette optique, même le sirop d’érable et le miel peuvent être de trop (à moins qu’ils ne représentent pas plus de 10 % des calories totales, ce qui revient à pas plus de 40 g à 50 g de sucre ajouté par jour).

Le fait de choisir du miel ou du sirop d’érable au lieu du sucre blanc ne changera rien au taux de triglycérides, car ils contiennent tous les deux beaucoup de sucre. D’un autre côté, même si les édulcorants ne contiennent pas de sucre, ils ne vous aideront pas à diminuer votre goût pour le sucre et donc à changer vos habitudes alimentaires en profondeur.

En conclusion, je vous encourage à plutôt limiter globalement les sucres concentrés, dont le miel et le sirop d’érable, et de ne prendre les édulcorants qu’à l’occasion. S’il vous vient parfois l’envie de prendre une boisson gazeuse, il pourrait être préférable de prendre la version « diète », puisque l’originale contient 40 g de sucre.
4- Les sucres simples (sucre blanc, cassonade, miel, etc.) rendent-ils le système immunitaire moins résistant?

Réponse
Il existe une croyance selon laquelle la consommation élevée de sucres concentrés diminuerait l’immunité. Cette croyance provient de 2 études publiées dans les années 1970. Elles ont démontré que l’administration de quantités croissantes de glucose réduisait, de façon progressive, la capacité des globules blancs à envelopper les bactéries pour éventuellement les détruire.
Puisque ces études n’ont pas été reproduites par la suite, on ne peut pas conclure qu’une consommation de sucre élevée peut nuire à l’immunité. Toutefois, si l’apport en sucre est très élevé et qu’il remplace la consommation d’aliments nutritifs, il peut interférer avec l’atteinte des besoins nutritionnels journaliers et compromettre l’immunité.
Étant donné cette éventualité, il est conseillé de limiter sa consommation de sucres concentrés, surtout en période d’infection, à moins de 10 % des calories totales.
5- J’aime beaucoup le sirop d’érable. Contient-il beaucoup d’antioxydants et y a-t-il d’autres nutriments dans cet aliment? Combien de calories contient 1 c. à table de sirop d’érable?

Réponse
Le sirop d’érable est effectivement un des seuls sucres qui contient des antioxydants et des minéraux en quantité significative. Du côté des antioxydants, il s’agit de composés phénoliques et de flavonoïdes. Le manganèse et le zinc sont les deux minéraux présents en quantité appréciable dans le sirop d’érable. De plus, le sirop d’érable est l’un des agents sucrants les moins caloriques avec 12 g de glucides par cuillère à table, par comparaison à de 15 g à 17 g de glucides par cuillère à table pour le miel ou le sucre blanc. Toutefois, malgré ses composés bénéfiques, il n’en demeure pas moins que le composé principal du sirop d’érable est le sucrose et qu’il faut le consommer avec modération. Mais à choisir entre plusieurs sucres, j’opterais pour le bon sirop d’érable de chez nous.
6- Que pensez-vous du sirop d’agave et du sucre de canne brut par rapport au sucre blanc raffiné?

Réponse
Le sirop d’agave est tiré de la plante qui sert aussi à fabriquer la téquila (Agava tequilana). Il est populaire parce que son index glycémique est plus faible que les autres sucres puisqu’il contient de 60 % à 90 % de fructose qui provoque peu la sécrétion d’insuline. Toutefois, des études cliniques démontrent clairement que, lorsqu’il est consommé en grande quantité, le fructose fait augmenter le taux de triglycérides dans le sang, ce qui constitue un facteur de maladies cardiovasculaires et de résistance à l’insuline. Pour cette raison, le sirop d’agave n’est pas un sucre que je recommande comme sucre de base dans la préparation des repas.
Concernant le sucre de canne brut, c’est-à-dire du jus de canne pure déshydraté, contrairement au sucre blanc, il retient la mélasse, ce qui lui donne sa couleur brune caractéristique et sa valeur nutritive supérieure. Par contre, même si ce type de sucre contient des minéraux, ils sont en quantités non significatives. Par ailleurs, parmi tous les sucres bruns (cassonade, turbinado, demerara), il est le plus brut.
7- Pouvons-nous manger du miel sans restriction?
Réponse
Non. Il faut toujours faire attention à la confusion entre aliments naturels et consommation à volonté. Tout comme le sel de mer est naturel, mais dangereux en excès parce qu’il contient du sodium à 98 %, il en est de même pour le miel qui est très riche en sucre. En effet, 1 c à table de miel contient 65 calories et près de 17 g de glucides. Le miel est par ailleurs une bonne source d’antioxydants, surtout de flavonoïdes, mais il ne contient par contre que peu de nutriments. Selon moi, après le sirop d’érable, le miel vient en 2e place dans les choix de sucres à consommer, mais toujours avec modération.
8- J’ai souvent des rages de sucre vers 15 h. Comment me contrôler?

Réponse
La plupart du temps, les rages de sucres sont provoquées par une faim trop intense caractérisée par de l’hypoglycémie (un taux de sucre bas). L’hypoglycémie a plusieurs causes : une consommation trop élevée de sucres concentrés, un manque de produits céréaliers de grains entiers, un manque de protéines, le stress ou, chez les diabétiques, un déséquilibre entre la médication et l’alimentation.
Si vous n’êtes pas très stressé et si vous ne souffrez pas de diabète, voici quelques trucs qui devraient vous aider à limiter les rages de sucre.
▪ À chaque repas, assurez-vous de manger des produits de grains entiers (pain de blé entier, céréales avec fibres, riz brun, pâtes intégrales, quinoa, pain pita multigrains, etc.), une ou des sources de protéines (poisson, oeuf, fromage, beurre de noix, poulet, viandes maigres et légumineuses) et très peu d’aliments contenant du sucre ajouté (barres tendres, biscuits, bonbons, chocolat, gâteau, etc.).
▪ N’attendez pas d’avoir une rage de sucre pour manger, prévenez vos rages en prenant une collation équilibrée maximum 2 ½ heures ou 3 heures après vos repas. Voici des exemples de collations équilibrées :
- 1 fruit + 15 amandes
- Crudités et 40 g de fromage
- 1 muffin faible en sucre et 1 verre de lait ou 1 yogourt
- 1 fruit et 1 yogourt avec graines de lin ajoutés
- Craquelins multigrains et de 2 à 3 c. à table de hoummos
▪ Limiter le café et l’alcool à jeun.
Plus d’info
> Les édulcorants : Sucré et sans danger?
> Les effets du sucre sur la santé : Le sucre, coupable?

Stévia

Stévia

Nom commun : stévia.
Nom botanique :
Stevia rebaudiana, famille des astéracées ou composées.
Nom anglais :
stevia.
Partie utilisée : feuilles.
Habitat et origine :
petit arbuste originaire du nord de l’Amérique du Sud (Brésil et Paraguay), aujourd’hui cultivé sur une base commerciale en Amérique centrale, au Brésil, au Paraguay, en Uruguay, aux États-Unis, en Russie, en Israël, en Thaïlande, en Chine, au Japon et en Corée.

Indications


Efficacité possible  Réduire la tension artérielle. Voir la légende des symboles
Efficacité incertaine Abaisser la glycémie
Usage traditionnel Réduire la tension artérielle, faire baisser le taux de glucose sanguin

Posologie


On attribue les effets du stévia aux stéviosides qu’il renferme. La teneur en stéviosides des feuilles peut varier de 4 % à 20 % du poids sec en fonction des cultivars employés et des conditions de culture. Pour obtenir l’effet thérapeutique recherché, il importe donc d’employer un extrait normalisé en stéviosides.

Hypertension artérielle

  • Prendre de 250 mg à 500 mg de stéviosides, trois fois par jour.
Avertissement. L’automédication en cas de diabète peut entraîner de graves problèmes. Lorsqu’on entreprend un traitement ayant pour effet de modifier son taux de glucose sanguin, il faut surveiller sa glycémie de très près. Il est aussi nécessaire d’avertir son médecin afin qu’il puisse, au besoin, revoir la posologie des médicaments hypoglycémiants classiques.

Historique du stévia


Les Indiens Guarani d’Amérique du Sud ajoutaient à leurs infusions de plantes des feuilles de stévia pour les adoucir. Au Brésil et au Paraguay, on les utilise depuis des siècles en cuisine. En Amérique latine, la phytothérapie traditionnelle considère le stévia comme hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique et cardiotonique.
Il a quand même fallu attendre le début du XXe siècle pour qu’on commence réellement à s’intéresser aux stéviosides de la plante, qui possèdent un pouvoir sucrant de 100 à 300 fois supérieur à celui du sucre sans aucune calorie. Les stéviosides font partie de la famille des glucosides, des substances végétales cristallines qui produisent du sucre après avoir été absorbées par l’organisme.
Au début des années 1970, le Japon a interdit l’usage des édulcorants artificiels (aspartame, saccharine) parce que les autorités craignaient leurs effets négatifs sur la santé humaine. Au même moment, un consortium japonais mettait au point une méthode d’extraction des glucosides du stévia. L’État japonais a alors autorisé l’extrait de stévia comme édulcorant alimentaire. Son usage s’est rapidement répandu en Asie et en Amérique du Sud. Il est désormais présent dans quantité de produits agroalimentaires sur ces continents : de la sauce soya aux boissons gazeuses en passant par la gomme à mâcher, les tortillas et les gâteaux de riz.
En 1991, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a statué que le stévia était inacceptable comme additif alimentaire et en a interdit l’importation. Sous la pression des consommateurs et des distributeurs, la FDA a autorisé, en 1995, la vente du stévia (plante brute et extraits), mais seulement à titre de supplément alimentaire et non pas d’additifs ajouté aux produits transformés. La situation réglementaire était la même au Canada et aux États-Unis, du moins jusqu’en 2008.
En Europe, le stévia, sous toutes ses formes, est considéré comme un nouvel aliment et doit donc faire l’objet d’une autorisation de mise en marché. Il se pourrait cependant que la situation change, dans la mouvance des autorisations accordées en 2008 aux États-Unis et ailleurs dans le monde (voir encadré ci-dessous).

Les extraits de stévia
Aux États-Unis
En mars 2008, la compagnie Wisdom Natural Brands a obtenu l’autorisation de commercialiser son extrait de stévia, SweetLeaf®, à titre d’édulcorant. Pour obtenir ce statut spécial, l’entreprise a soumis deux rapports scientifiques indépendants à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis.
En décembre 2008, Coca-Cola et PepsiCo ont également obtenu le feu vert pour incorporer, dans leurs produits, respectivement le Truvia® (fabriqué par Cargill) et le PureVia® (fabriqué par Whole Earth Sweetener). Dès que la décision de la FDA a été connue, Coca-Cola a annoncé le lancement imminent de Sprite Green® et de certains jus Odwalla® sucrés avec du stévia, tandis que PepsiCo prévoyait mettre en marché la SoBe Lifewater® sans calorie et un jus d’orange Tropicana réduit en sucre et en calories (Trop50®). Les extraits sont aussi commercialisés par leurs fabricants respectifs à titre d’édulcorant qu’on peut ajouter soi-même aux boissons et aux aliments.
Tant Coca-Cola que PepsiCo affirment avoir en main un extrait de stévia purifié sans aucun arrière-goût, dont la qualité et la composition sont constantes. Il semble cependant que l’extrait de stévia se marie bien avec les boissons citronnées, mais que la recette pour le cola ne soit pas encore au point. De plus, les extraits de stévia sont environ trois fois plus chers que les édulcorants artificiels actuellement utilisés dans les boissons gazeuses.
Comité international
En juin 2008, un comité conjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et de l’Organisation mondiale de la Santé a approuvé l’utilisation de l’extrait de stévia comme additif alimentaire dans les produits transformés. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont fait de même quelques mois plus tard.
Et au Canada?
À quand du stévia dans les boissons gazeuses canadiennes? Pour l’instant, la vente de la plante brute et de ses extraits est permise ici à titre de supplément alimentaire (produit naturel), mais pas comme édulcorant ajouté aux aliments transformés. Santé Canada se dit prêt à réviser cette position si l’industrie alimentaire fait une demande d’approbation pour ajouter l’extrait de stévia aux additifs autorisés. En janvier 2009, le fabricant du Purevia® n’avait pas fait de demande à Santé Canada. Le fabricant du Truvia® n’a pas répondu à notre demande d’information.

Recherches sur le stévia


Efficacité possible Hypertension artérielle. En Chine, deux essais cliniques de très bonne qualité ont donné des résultats concluants. Une première étude à double insu a été effectuée en 2000 auprès de 106 personnes souffrant d’hypertension6. Les sujets ont reçu, pendant un an, soit un placebo, soit 250 mg de stéviosides, trois fois par jour. Après trois mois, la tension artérielle des membres du groupe traité était inférieure de 12 mmHg à 15 mmHg à celle des sujets du groupe placebo. Cet effet a persisté jusqu’à la fin de la recherche. Un deuxième essai, publié en 20037, a porté sur 174 personnes atteintes d’hypertension légère. Elles ont été traitées pendant deux ans soit avec un placebo ou avec 500 mg de stéviosides, trois par jour. Résultat : leur pression sanguine a diminué (effets notés dès la première semaine de consommation) et leur qualité de vie s’est améliorée. Les stéviosides ont aussi réduit les risques d’hypertrophie du ventricule, une complication de l’hypertension non traitée. Malgré l’excellente qualité des études, certains analystes soulèvent le fait surprenant qu’aucun effet placebo n’ait été observé lors de ces deux études. Ils mettent en garde contre la tentation de vouloir généraliser les effets obtenus auprès de participants chinois à l’ensemble des populations non-asiatiques8,9.
En 2006, des chercheurs brésiliens ont réalisé un essai clinique avec placebo auprès de 14 sujets souffrant d’hypertension artérielle légère et non traitée10. On leur a administré des doses de stévia sur une période de 24 semaines. Mais, la plante n’a pas été plus efficace que le placebo pour réduire la pression artérielle des sujets. Cependant, ces résultats non concluants pourraient être attribuables au nombre très restreint de sujets et au dosage nettement moins élevé que celui des essais menés en Chine. Les doses étaient environ de 250 mg par jour durant 7 semaines, puis de 500 mg durant 11 semaines et de 750 mg durant 6 semaines (pour une personne de 70 kg).
Ces trois études ont clairement établi l’innocuité de la prise régulière de stéviosides sur de longues périodes.
Efficacité incertaine Diabète de type 2, intolérance au glucose. Le stévia augmenterait la tolérance au glucose et abaisserait le taux de glucose sanguin, selon un essai11 de faible envergure portant sur 16 volontaires en santé, publié en 1986. Les données animales et in vitro indiquent que les composants du stévia pourraient agir directement sur le pancréas pour stimuler la production d’insuline, mais aussi diminuer l’absorption intestinale des sucres ou encore augmenter la sensibilité à l’insuline et les fonctions métaboliques du foie et des muscles squelettiques12-14.
En 2004, des chercheurs danois ont mené une étude croisée (stévia ou placebo successivement chez les mêmes individus) chez 12 patients atteints de diabète de type 215. Ils ont observé que 1 g d’extrait de feuilles de stévia - contenant 91 % de stéviosides - avait amélioré la glycémie après un repas-type, comparativement à un placebo fait de fécule de maïs. Ces résultats sont encourageants. Ils corroborent l’usage traditionnel du stévia qui est utilisé en Amérique du Sud pour traiter le diabète. Cependant, des études de meilleure qualité et de plus grande envergure sont nécessaires avant que l’on puisse trancher sur l’emploi clinique de l’extrait ou déterminer un dosage optimal.

Toxicologie. Les Japonais estiment avoir démontré l’innocuité du stévia et de l’extrait standardisé en stéviosides1. Cela a permis à l’État japonais et à plusieurs autres pays en Asie et en Amérique du Sud d’autoriser son emploi comme additif alimentaire. Le stévia et les extraits standardisés en stéviosides sont employés depuis environ 30 ans dans ces pays. Cependant en janvier, l’Europe, le Canada et d’autres pays refusaient encore d’en autoriser l’usage comme édulcorant.
La raison le plus souvent invoquée pour justifier ce refus est que les stéviosides pourraient avoir un impact négatif sur la reproduction humaine. Selon une source ethnobotanique paraguayenne, le stévia serait considéré comme une plante abortive1,16,17. Cependant, aucun cas d’effets indésirables sur la fertilité humaine n’a été rapporté dans les pays où on autorise, depuis des décennies, la plante et ses extraits comme additif alimentaire. Quant aux études in vitro et sur des animaux de laboratoire, les données sont parfois contradictoires18-24. Après les avoir analysées attentivement, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a conclu, en 2006, que les stéviosides n’ont pas d’effets négatifs sur la reproduction25.
En 2008, un comité conjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et de l’OMS a fixé la dose journalière acceptable d’extraits de stévia (stéviosides) à 0 mg à 4 mg par kilo de poids corporel. Cela représente donc un maximum de 200 mg de stéviosides par jour pour une personne de 50 kg, et 280 mg pour une personne de 70 kg26. Il s’agit là d’un dosage très prudent, car tel que mentionné plus haut, la prise quotidienne de 1 500 mg de stéviosides par jour durant deux ans n’a eu aucun effet indésirable chez des Chinois souffrant d’hypertension7.

Précautions


Attention

  • On recommande aux personnes souffrant d’un diabète de type 2, d’hypertension ou d’hypotension qui désirent prendre du stévia de vérifier régulièrement leur taux de glucose sanguin ou leur tension artérielle, afin de faire ajuster leur médication si nécessaire.

Contre-indications

  • Par prudence, certaines sources recommandent aux femmes enceintes et à celles qui allaitent d’éviter de consommer de grandes quantités de stévia.

Effets indésirables

  • Le stévia pourrait provoquer des allergies chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des astéracées (marguerite, pissenlit, chrysanthème, etc.), bien qu’aucun cas n’ait été signalé à ce jour24.
  • Selon un essai conduit sur des animaux, le stévia ne provoque pas de carie26.

Interactions


Avec des plantes ou des suppléments

  • Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des plantes ou des suppléments qui ont une action hypotensive ou hypoglycémiante.

Avec des médicaments

  • Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des médicaments hypotenseurs ou hypoglycémiants.

L’avis de notre pharmacien


Les produits naturels ont-ils leur place dans le traitement du diabète?, par Jean-Yves Dionne

Sur les tablettes


Dans le commerce, on trouve le stévia sous deux formes principales :

  • La poudre de feuilles séchées. Son pouvoir édulcorant est de 10 à 15 fois plus élevé que celui du sucre. Elle a été traditionnellement employée pour adoucir le goût des tisanes de plantes amères.
  • L’extrait normalisé (au moins 90 % de stéviosides). Il est constitué d’une poudre blanche soluble dans l’eau. Il est aussi offert sous forme liquide. Son pouvoir édulcorant est beaucoup plus élevé que celui du sucre raffiné (de 100 à 300 fois), sans aucune calorie. Il faut l’utiliser avec beaucoup de parcimonie. Les sites Internet qui en font le commerce présentent des tables de conversion (spécifiques à leurs produits) qui permettent de doser adéquatement cet édulcorant.
  • Le goût. La feuille entière a un arrière-goût amer qui peut rappeler la réglisse. L’extrait en poudre, une fois mélangé à un liquide, aurait moins d’arrière-goût. Des extraits liquides aromatisés sont aussi offerts (menthe, vanille, etc.).

Réviseur :
Pierre Haddad, Ph. D., chercheur national du Fonds de la recherche en santé du Québec et professeur titulaire, Département de pharmacologie, Université de Montréal (mars 2007).
Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois et Françoise Ruby, avec la collaboration de Jean-Yves Dionne, pharmacien.
Fiche mise à jour : janvier 2009

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.
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© Crédit photo (plante) : Thomas Jaggy.
Notes
1. Rain-tree.com : Stevia. Raintree Nutrition, Inc., États-Unis, 2007. [Consulté le 23 mars 2007]. www.rain-tree.com
2. Automatic detention of stevia leaves, extract of stevia leaves, and food containing stevia. Food and Drug Administration(FDA), États-Unis, 2005. [Consulté le 23 mars 2007]. www.fda.gov
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4. Schardt D. Stevia, a bittersweet tale. Nutrtion Action Healthletter, États-Unis, 2000. [Consulté le 23 mars 2007]. www.cspinet.org
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7. Hsieh MH, Chan P, et al. Efficacy and tolerability of oral stevioside in patients with mild essential hypertension: a two-year, randomized, placebo-controlled study. Clin Ther. 2003 Nov;25(11):2797-808.
8. Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements – Stevia (Stevia rebaudiana Bertoni), Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 1er février 2007]. www.naturalstandard.com
9. The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Herbs & Supplements – Stevia, ConsumerLab.com. [Consulté le 1er février 2007]. www.consumerlab.com
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11. Curi R, Alvarez M, et al. Effect of Stevia rebaudiana on glucose tolerance in normal adult humans. Braz J Med Biol Res. 1986;19(6):771-4.
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26. Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives, Sixty-ninth meeting Rome, Italy, 17-26 June 2008. www.fao.org.

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