Category Archives: Vitamine D

CARENCE EN VITAMINE D : MOINS DE MUSCLE, PLUS DE GRAS

Une étude nord-américaine menée au Centre universitaire de Santé McGill (CUSM), montre qu’il existe une relation entre insuffisance en vitamine D d’une part, et accumulation de graisse dans les muscles d’autre part. La nature exacte de cette association n’est pourtant pas très claire…

Une équipe du département de Médecine du CUSM, associée à des collègues de l’Université de Californie à Los Angeles, a étudié chez 90 femmes de 16 à 22 ans, le taux sérique de vitamine D, comparé au rapport masse grasse/masse musculaire et aux infiltrats de graisse dans les muscles.

 

Toutes ces femmes vivaient en Californie, une région éminemment ensoleillée. Et pourtant chez 59% d’entre elles, une insuffisance en vitamine D (moins de 29ng/ml) a été détectée. Une sur quatre même était carencée avec un taux sérique inférieur à 20ng/ml. Les auteurs ont également noté une relation très significative entre insuffisance en vitamine D et augmentation des infiltrats graisseux dans le muscle. Chez les femmes dont le taux de vitamine D était normal en revanche, la quantité de graisse dans les muscles était inférieure.

Mais dans quel sens fonctionne cette association ? Nul ne le sait. « Des niveaux élevés de vitamine D pourraient contribuer à réduire le tissu adipeux. Ou bien celui-ci pourrait absorber et retenir la vitamine D, ce qui expliquerait l’état de carence observé chez les personnes en surpoids » explique le Dr Richard Kremer, co-auteur de l’étude au CUSM. Et la réponse adéquate aussi est en suspens : « Nous ne savons pas encore si des suppléments de vitamine D pourraient effectivement contribuer à réduire l’accumulation de gras dans les muscles, ou augmenter la force musculaire ».

9 mars 2010

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Vitamine D: dépistage des carences et doses plus élevées, demandent 40 experts

22 février 2010 – Les médecins devraient dépister davantage les carences en vitamine D auprès des malades chroniques, et les gouvernements devraient recommander des doses plus élevées afin de prévenir certaines maladies.
C’est l’appel lancé par 40 scientifiques de partout dans le monde, à l’initiative du médecin français David Servan-Schreiber1aux médecins et aux autorités de santé publique – tant européennes que nord-américaines.
« Le statut vitaminique pour la vitamine D pour la majorité des personnes en Amérique du Nord et en Europe doit être grandement amélioré pour obtenir une réduction substantielle de l’incidence de la mortalité par cancer, soutiennent-ils collectivement.
Citant des études épidémiologiques récentes, ils estiment qu’une concentration sanguine en vitamine D oscillant entre 75 nmol/l et 150 nmol/l est « associée à un risque réduit de certains cancers, dont le cancer du sein, du côlon, des ovaires et des lymphomes non hodgkiniens ».
La vitamine D serait aussi liée à un risque moindre de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de sclérose en plaques et d’ostéoporose.
C’est pourquoi les 40 scientifiques demandent que les autorités de santé publique fixent rapidement à 1 000 UI – voire à 2 000 UI – la dose quotidienne qui devrait être prescrite pour la population en général.

Carences généralisées en vitamine D

Or, disent-ils, 75 % des Européens manquent de vitamine D, particulièrement à la fin de l’hiver.
Au Canada, cette déficience serait observée pour l’ensemble de la population de la fin de l’automne à la fin de l’hiver.
Selon Statistique Canada2, la concentration moyenne en vitamine D est de 67 nmol/l dans la population âgée de 6 ans à 79 ans, sur la foi de mesures prises auprès de 2 600 personnes. Mais cette donnée camoufle de nombreuses variations liées aux saisons ainsi qu’aux différents groupes d’âge.
Des chercheurs ayant pris des échantillons sanguins étalés sur 1 an, à Calgary (Alberta), ont conclu que plus du tiers des 188 participants affichaient une concentration de moins de 40 nmol/l pendant l’hiver3.

Dépistage déficient

Dans son guide intitulé L’examen médical périodique de l’adulte4, le Collège des médecins du Québec recommande à ses membres de vérifier la concentration sanguine des patients en vitamine D – ainsi qu’en calcium -, essentiellement pour prévenir l’ostéoporose chez les femmes ménopausées. Fixée par la Société canadienne d’ostéoporose, la dose de vitamine D recommandée est de 400 UI à 800 UI.
Mais qu’en est-il sur le terrain?
« Sauf pour certains patients, dont les femmes en ménopause, on ne vérifie pas la concentration de vitamine D », indique la Dre Christiane Laberge.
Celle-ci va même plus loin : « Même si les médecins dépistaient les carences en vitamine D, les normes québécoises sont trop basses pour qu’on puisse penser prévenir quelconque maladie », ajoute l’omnipraticienne.
Selon elle, on vise une concentration sanguine de 50 à 80 nmol/l au Québec. C’est pourquoi elle juge que l’appel des 40 scientifiques tombe à point.
« Surtout que les apports alimentaires en vitamine D sont faibles : il y en a bien dans le lait, mais la consommation de lait est de plus en plus délaissée, notamment par les enfants », précise la Dre Laberge.
Dans son cabinet, elle n’hésite d’ailleurs pas à recommander à ses patients de prendre 1 000 UI de vitamine D par jour. « Et pas besoin d’une prescription : c’est moins cher de les acheter en vente libre que de les obtenir par prescription », conclut-elle.

De nouvelles recommandations?

Des experts se penchent actuellement, à la demande de Santé Canada et de plusieurs institutions fédérales américaines, sur l’apport quotidien recommandé (AQR) en vitamine D. S’il y a lieu, ils pourraient recommander une hausse des AQR. Un rapport devrait être déposé d’ici la fin de l’année 2010.
De son côté, la Société canadienne du cancer (SCC) n’a pas attendu Santé Canada : en juin 2007, elle émettait un avis dans lequel elle recommande une prise quotidienne de 1 000 UI par jour durant l’automne et l’hiver, pour prévenir certains cancers.
Mais bon nombre d’experts estiment que même la position de la SCC est trop conservatrice par rapport aux données scientifiques probantes. Ils recommandent plutôt un dosage quotidien de 2 000 UI à 4 000 UI de vitamine D3.
Martin LaSalle – PasseportSanté.net
1. Servan-Schreiber D, et al, La vitamine D est indispensable à la santé, Appel des médecins et des spécialistes de la vitamine D, 22 février 2010. Pour en savoir plus : www.guerir.org [consulté le 22 février 2010].
2. Enquête canadienne sur les mesures de la santé : concentrations plasmatiques de vitamine D dans la population, Statistique Canada, 2 juillet 2009 : www.statcan.gc.ca
3.
Rucker D, et al, Vitamin D insufficiency in a population of healthy western Canadians, CMAJ, 11 juin 2002, vol. 166, no 12, 1517-24.
4. L’examen médical périodique de l’adulte, Énoncés de position, guide d’exercice et lignes directrices, Agence de la santé et de services sociaux de Montréal (ASSSM) et Collège des médecins du Québec (CMQ), 2009

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Vitamine D: une nouvelle arme contre le cancer?

13 novembre 2009 – Des médecins combinent des suppléments de vitamine D aux traitements par chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie pour combattre certains cancers, rapporte le quotidien The Globe & Mail1.

Aux États-Unis, le Roswell Park Cancer Institute est l’un des premiers établissements nord-américains à recourir à la vitamine D dans le traitement du cancer du sein. Selon des données récentes, la faible concentration sanguine de vitamine D est associée à la récurrence de ce type de cancer et à un taux de mortalité plus élevé.

Près de 80 % des patientes atteintes du cancer du sein affichent un taux sanguin de vitamine D insuffisant ou carentiel, précisent les spécialistes du Roswell Park Cancer Institute.

Stade exploratoire

Le recours à la vitamine D dans le traitement du cancer n’est qu’au stade exploratoire, expliquent-ils, et vise surtout à évaluer son potentiel de guérison. Au surplus, ils indiquent que la supplémentation de vitamine D présente peu de risque et renforce la santé des os des personnes malades. Des prélèvements sanguins sont effectués périodiquement pour éviter les surdoses.

Dans certains cas, des patientes reçoivent des doses qui approchent 50 000 unités internationales (UI) de suppléments de vitamine D par semaine, avancent les spécialistes.

L’an dernier, l’oncologue canadienne Dre Pamela Goodwin, de l’Université Mount Sinaï Hospital à Toronto, a publié une étude sur le sujet. Ses travaux ont démontré une plus forte récurrence de la maladie chez les femmes qui présentent un faible taux sanguin de vitamine D. Aussi, leurs chances de survie sont plus faibles, conclut la chercheuse.

Ces dernières années, de nombreuses recherches ont associé la hausse du taux de cancers dans les pays nordiques aux carences en vitamine D. La Société canadienne du cancer recommande maintenant de hausser la dose à 1 000 UI par jour en automne et en hiver.

Danny Raymond – PasseportSanté.net

D’après The Globe & Mail.

1. Mittelstaedt M., Doctors start to include vitamin D in fight against cancer, The Globe & Mail, 5 novembre 2009.

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