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Tableau de l’indice glycémique

Index Aliments

110

Maltose (bière)
100 Glucose
95 Pomme de terre cuites au four ou frites
Pâtes à la farine de riz
Panais
Galettes de riz soufflé
90 Purée de pomme de terre
Riz instantanné
Miel
85 Carottes cuites
Corn-flakes, Popcorn,
Farine T45 (pain très blanc)
Gâteau de riz
80 Fèves
Tapioca
Crackers
Pain d’épices
75 Potiron, Citrouille
Farine T55 (baguette)
Weetabix
Rutabaga
Pastèque
70 Croissant, petit pain au lait
Gniocchi
Pain de campagne (farine blanche T65)
Céréales sucrées
Barre chocolatées (type Mars)
Pomme de terre bouillies (sans peau)
Riz blanc précuit incollable
Maïs moderne américain
Navets
Millet
Maïzena
Soda sucré, Coca, Pepsi classiques
Sucre de canne ou de betterave (saccharose)
65 Pain bis (farine T85)
Pommes de terre cuites à l’eau dans leur peau
Semoule raffinée (couscous, taboulé)
Betterave
Arrowroot
Banane, melon, ananas
Raisins secs
Confiture classique 50% sucre
Fruit au sirop
Jus d’orange industriel
60 Riz long cuit en 15 m
Cookies
Papaye
Barre de céréales
55 Biscuit sec type « Petit beurre »
Biscuits sablés
Muësli non toasté
Pâtes blanches bien cuites
Igname
GLUCIDES À INDEX GLYCÉMIQUE BAS
Index Aliments

50

Pain complet (farine T150)
Sarrazin
Flocons d’avoine
Muffin aux pommes
Riz brun complet
Petits pois en conserve
Patate douce
Céréales brutes (sans sucre ajoutées)
Kiwi
Sorbets
Riz blancs riches en Amylose (Basmati, Doongara …)
45 Muësli toasté
Pumpernickel (pain noir allemand)
Pain au son
Boulgour entier
Grains de blé dur entier précuit (Elby)
Porridge
Petits pois frais
Raisin
40 Jus d’orange frais
Jus de pomme nature
Pain de seigle complet
Pâtes complètes (farineT150)
Haricots rouges
35 Pain intégral
Pâtes (spaghetti) cuites « al dente »
Crème glacée (alginates)
Vermicelles chinois
Maïs indien ancestral
Quinoa
Carottes crues
Pois secs
Yogourt
Orange, pomme, poire, abricots secs, figues
30 Pâtes intégrales
Lait
All-bran (céréales)
Pêches
Lait chocolaté non sucré
Haricots secs, haricots de soissons
Haricots beurre, haricots verts
Lentilles brunes, Pois chiches
Marmelade aux fruits (sans sucre ajouté)
22 Chocolat noir à + de 70% de cacao
Lentilles vertes, Pois cassés
Cerises, pamplemousse, prune
20 Fructose
15 Grains de soja
Cacahuètes
Abricots
10 Autres légumes verts, salades
Tomate, aubergines, poivrons
Ail, oignons, Champignons, etc…

Un ventre plat au naturel

Avoir un ventre plat n’est-il pas le rêve de toutes les femmes (et de tous les hommes) ? Nous trouvons souvent peu flatteurs, cette graisse abdominale ou ce ventre un peu gonflé ! A condition de miser une alimentation équilibrée, de ne pas avoir de problèmes digestifs et de suivre quelques recommandations… Retrouver un ventre plat, c’est possible !

Je mise sur les fibres !

Des astuces naturelles pour un ventre plat

En plus d’être excellentes pour la santé, lesfibres constituent un très bon allié ventre plat ! Il existe deux types de fibres : solubles ou insolubles. Alors que les fibres solubles, contribuent plutôt à réguler les taux de cholestérol et la glycémie dans le sang, les fibres insolubles favorisent le transit intestinal et protègent de la constipation. Pour avoir un ventre plat, c’est donc sur les fibres insolubles qu’il faut miser ! Favorisez les céréales et le son de blé, les fruits et légumes, les aliments à grains entiers (riz complet, pain complet…) ainsi que les légumineuses (haricots rouges, lentilles…). Les fibres insolubles ont aussi l’avantage d’assurer une sensation de satiété plus durable, ce qui n’est pas négligeable si vous souhaitez perdre votre graisse abdominale !

Je dis oui aux bons gras !

Des astuces naturelles pour un ventre plat

Si vous êtes concerné(e) par la graisse abdominale, pensez à miser sur les bons gras ! Car en plus d’être souvent une gêne esthétique, le gras abdominal est dangereux pour la santé puisqu’il entoure nos organes vitaux. Cet excès de gras peut mener à de graves problèmes de santé, comme une hypertension, un taux decholestérol élevé, un syndrome métabolique, etc… Alors contrairement à ce que l’on pourrait penser, pour perdre son ventre, il faut continuer à miser sur les gras, mais pas n’importe lesquels ! On parle ici des acides gras monoinsaturés (ou Oméga-9) contenus surtout dans l’huile d’olive, l’huile de canola, l’avocat, les amandes, les noix de macadamia et la plupart des autres noix (notre palmarès d’aliments riches en Oméga-9). Ce constat est fait à partir du régime The Flat Belly Diet (Le régime ventre plat), qui recommande de consommer une portion (1 poignée ou 1 cuillère à soupe ou à table) d’acides gras monoinsaturés à chaque repas.

Je me concocte une boisson drainante

Des astuces naturelles pour un ventre plat

Une fois de plus, pas de recette miracle ! Recommandées en cas de problèmes digestifs, mais aussi en cas de graisse abdominale, les boissons drainantes ne voient leur efficacité prouvée que si elles sont combinées à une alimentation saine et si elles sont consommées plusieurs fois par jour. Ces boissons sont généralement à base de plantes aux vertus diurétiques qui drainent l’organisme en agissant sur plusieurs organes comme le foie, le rein, et même sur le système lymphatique. Pour lutter contre la rétention d’eau (c’est-à-dire quand l’organisme stocke plus d’eau qu’il n’en élimine), on trouve notamment : le thé vert, qui augmenterait aussi la dépense énergétique, la verge d’or, lepissenlit, l’orthosiphon, également appelé thé de java, ou encore la piloselle…

Je fais de l’exercice physique

Des astuces naturelles pour un ventre plat

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce ne sont pas les exercices « ciblés » comme les abdominaux qui permettent de perdre sa graisse abdominale. Les exercices abdominaux musclent mais ne font pas perdre de poids. Mieux vaut envisager une discipline plus complète comme la natation, la marche à pied, la course ou le vélo. Chez les hommes, qui ont tendance à prendre du poids plutôt au niveau du ventre, ce type d’activité physique donnera rapidement des résultats. En revanche, chez les femmes, la graisse abdominale qui s’accumule avec l’âge ou après une grossesse au niveau du ventre, est la plus difficile à éliminer. Il faudra donc s’armer de patience… Mais rassurez-vous : tous ces efforts combinés ne seront jamais vains !

Je privilégie les glucides dont l’index glycémique est faible

Des astuces naturelles pour un ventre plat

A la base du régime Montignac, appelé également régime IG, l’index glycémique classe les aliments en fonction de la glycémie (= taux de sucre dans le sang) qu’ils apportent à notre organisme. Il est donc conseillé de préférer les aliments qui ont un faible index glycémique (IG), c’est-à-dire en dessous de 10. Pour cela, mettez au menu les céréales complètes, les produits sans sucre, les fruits et légumes, les légumineuses, etc…
Pourquoi faut-il privilégier les aliments à faible index glycémique ?
Une accumulation de graisse au niveau du ventre est souvent associée à une résistance des cellules à l’action de l’insuline qui reste alors dans le sang. Cette accumulation provoque un excès de graisse autour des tissus adipeux (= accumulation de graisse sous la peau et autour des organes de l’abdomen. En choisissant les aliments qui influent peu sur l’insuline, on peut donc espèrer perdre du ventre, et surtout, prévenir de graves problèmes de santé.

Le régime Paléolithique

En bref

Perte de poids
Rapide
Choix d’aliments
Le choix n’est pas varié.
En pratique
Facile à suivre à court terme, mais difficile à long terme.
Attention
Carence possible en vitamine D dans les pays nordiques.

Les origines

Le régime paléolithique n’a pas été « inventé » : il correspond à ce que les premiers humains mangeaient spontanément, de façon naturelle. On en entend parler depuis que Dr S. Boyd Eaton publiait, en 1985, un article intitulé Paleolithic Nutrition dans le prestigieux New England Journal of Medicine1. Radiologiste et anthropologue médical, Dr Eaton émettait alors l’opinion que l’alimentation idéale correspondrait à celle de nos ancêtres de l’âge de pierre. En autant que l’on puisse en juger à partir des populations actuelles vivant encore comme à cette époque, il semble que nos aïeux ne connaissaient pas les maladies dégénératives. On croit même que leur excellente forme physique leur aurait permis de facilement rivaliser avec les athlètes modernes.
La théorie de Dr Eaton stipule que ce sont nos gènes qui déterminent nos besoins nutritionnels. Comme le génome humain n’aurait évolué que de 0,02 % en plus de 40 000 ans, c’est dire que nous possédons les mêmes gènes que nos ancêtres préhistoriques. Par conséquent, l’alimentation de cette époque nous conviendrait tout à fait.
Depuis 1985, divers scientifiques se sont mis à étudier cette époque et ont déterminé quelles étaient les pratiques alimentaires des chasseurs-cueilleurs d’alors. Un de ces chercheurs, Loren Cordain, docteur en éducation physique, a publié un livre, adapté à la culture américaine, qui décrit la diète telle qu’on devrait la suivre à notre époque2.
Loren Cordain n’est pas le premier à mettre en évidence les avantages de la diète de nos ancêtres lointains. En effet, un éminent médecin français, Dr Jean Seignalet, décédé en 2003, a publié en 1996 un livre sur la diète ancestrale, intitulé L’alimentation ou la troisième médecine3. Son ouvrage vient d’être réédité pour la cinquième fois. Au cours de sa carrière, Dr Seignalet a utilisé la diète ancestrale avec beaucoup de succès contre des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques et l’arthrite rhumatoïde ainsi que des maladies que la médecine classique a de la difficulté à traiter, comme la fibromyalgie.
Nos aïeux mangeaient-ils cru ou cuit?
La cuisson serait apparue au paléolithique, il y a environ 40 000 ans, mais il semble que nos ancêtres mangeaient surtout les aliments crus, la cuisson n’ayant probablement qu’un rôle limité. Elle aurait porté principalement sur les viandes et les poissons, et aurait été relativement brève.
La version américaine de Loren Cordain de la diète paléolithique n’insiste pas sur le fait de consommer les aliments majoritairement crus, ce que dénoncent certains adeptes de cette diète, en particulier en Europe.

Les grands principes

Les grandes lignes

La diète paléolithique supprime carrément deux des quatre grands groupes d’aliments, soit les produits laitiers et les céréales (dont le pain). Elle fait partie des régimes faibles en glucides (low carb). Elle ne comprend que 22 % à 40 % de glucides, ainsi que 19 % à 35 % de protéines, et 28 % à 47 % de lipides. En comparaison, l’alimentation nord-américaine typique comprend de 50 % à 60 % de glucides.
Les aliments autorisés
  • Toutes les viandes maigres, les volailles, les poissons et les fruits de mer, ainsi que lesoeufs.
  • Tous les fruits et les légumes pauvres en amidon.
  • Toutes les noix et les graines (graines de tournesolamandes, etc.).
Les aliments à consommer avec modération
  • Les huiles pressées à froid.
  • Les avocats.
  • Le thé, le café et les boissons alcoolisées.
  • Les fruits séchés.
Les aliments à supprimer
  • Tous les produits céréaliers.
  • Toutes les légumineuses.
  • Tous les produits laitiers.
  • Tous les produits transformés ou en conserve.
  • Tous les légumes riches en amidon (pomme de terre, manioc, igname, etc.).
  • Les viandes grasses.
  • Les aliments salés.
  • Le sucre.
  • Les boissons gazeuses.
Avec ce régime, il n’est pas nécessaire de compter les grammes de glucides ou même les calories que l’on consomme. La principale règle est de cesser de manger dès qu’on est rassasié.
Nuance
Selon la théorie, on peut adhérer à cette diète en se donnant une certaine marge de manoeuvre, c’est-à-dire en s’octroyant un, deux ou, au maximum, trois repas « à notre goût » par semaine. Ces quelques repas étant composés d’aliments « non approuvés », ils serviraient de filet de sécurité et faciliteraient l’adoption de ce nouveau mode de vie

Les mécanismes d’action

1- Allégués
Selon la théorie, les différents aspects de la diète entraîneraient plusieurs bénéfices. Les voici, en relation avec chaque aspect.
Effets des protéines des viandes maigres, très abondantes dans la diète paléolithique
  • Brûler plus de calories grâce à l’effet thermique supérieur des protéines par rapport aux glucides et aux lipides.
  • Atteindre plus rapidement et maintenir plus longtemps la satiété.
  • Réduire le « mauvais » cholestérol (LDL), les triglycérides et l’homocystéine, tout en augmentant le « bon » cholestérol (HDL).
  • Améliorer le métabolisme de l’insuline.
  • Abaisser la tension artérielle.
L’ensemble de ces effets faciliterait la perte de poids et protégerait des maladies cardiovasculaires.
Effets de l’abondance de fruits et légumes
  • Rétablir l’équilibre acido-basique de la diète en favorisant un rapport sodium/potassium élevé. En effet, plus la diète contient de potassium par rapport au sodium, plus elle est en équilibre acido-basique, c’est-à-dire ni trop acide, ni trop alcaline. Les fruits et les légumes contiennent beaucoup de potassium tandis que le sodium est associé au chlore dans le sel. Or le chlore est un minéral acide. Un rapport sodium/potassium élevé aide à prévenir l’hypertension, les lithiases biliaires, l’asthmel’ostéoporose, certains types de cancers ainsi que d’autres maladies chroniques associées à une alimentation riche en sodium.
  • Prévenir les cancers grâce à leur richesse en antioxydants.
Plus sur l’équilibre acido-basique
L’équilibre acido-basique est le rapport constant et équilibré entre les acides et les bases dans l’organisme, provenant de ce que nous mangeons. En effet, certains aliments laissent des résidus acides (aliments acidifiants), tandis que d’autres laissent des résidus basiques (aliments alcalinisants). Pour que nous soyons en bonne santé, notre alimentation doit fournir un bon rapport entre les aliments acidifiants et les aliments alcalinisants.
Effets d’un apport élevé en acides gras oméga-3
  • Éclaircir le sang, prévenir l’arythmie et réduire les triglycérides sanguins.
Effets d’un apport élevé en fibres provenant des fruits, des légumes, des noix et des graines
  • Réduire le taux de cholestérol sanguin.
  • Favoriser la régularité intestinale.
2- Démontrés
Tout d’abord, selon un éditorial paru en 2000 dans le American Journal of Clinical Nutrition4, la diète paléolithique proposée par Loren Cordain ne correspondrait pas à ce que mangeaient tous nos ancêtres de cette époque. Il semble en effet que certains étaient plus herbivores que carnivores. La chasse aurait été prédominante seulement dans les populations vivant en haute altitude. De plus, nos ancêtres, en comparaison avec nous, n’avaient pas la liberté de choisir ce qu’ils mangeaient. Ils prenaient ce qui était disponible et ceci variait énormément d’un endroit à l’autre et d’un moment à l’autre de l’année. Aussi, le fait que les chasseurs-cueilleurs menaient une vie très exigeante sur le plan de la dépense d’énergie et que la plupart des aliments sauvages ont une densité énergétique faible a probablement joué un rôle crucial dans la faible incidence des maladies de civilisation chez ce type de population.
En ce qui concerne les allégations quant aux bienfaits des fruits, des légumes et des oméga-3contenus dans la diète paléolithique, elles sont reconnues et démontrées scientifiquement.
Par contre, pour ce qui est de l’apport très élevé en protéines maigres, bien qu’elles agissent sur la satiété, sur le métabolisme de l’insuline et sur la réduction du poids, nous n’en connaissons pas les impacts à long terme, notamment sur les fonctions rénales. On peut aussi se préoccuper des conséquences d’une diète sans fibres solubles (disponibles dans les céréales entières et les légumineuses), notamment sur la flore intestinale. Les fruits et légumes, abondants dans la diète paléolithique, contiennent principalement des fibres insolubles.

Menu type d’une journée

Repas du matin
Un demi-cantaloup
Saumon aux fines herbes
Amandes
Repas du midi
Salade d’épinards avec de nombreux légumes
Vinaigrette à base d’huile d’olive et de jus de citron
Dinde avec sauce aux agrumes
Noix du Brésil et framboises
Repas du soir
Viande de cheval
Légumes variés cuisinés au wok
Salade de fruits et graines de sésame

Avantages et inconvénients

Satiété et bien-être
Parce que seulement deux groupes d’aliments sur quatre sont permis (viandes et substituts, et fruits et légumes), ce régime peut être terriblement monotone. D’autres régimes faibles en glucides, comme Atkins et Miami, permettent de réintroduire les céréales à un certain moment, ce qui n’est pas le cas ici. Bien que le régime paléolithique puisse couvrir tous nos besoins nutritionnels (à l’exception de la vitamine D), c’est cette monotonie qui le rend peu praticable à long terme.
Par contre, son contenu élevé en protéines et en fibres alimentaires procure rapidement la sensation de satiété.
En pratique
À l’exception des restaurants végétariens, ce type d’alimentation peut être suivi partout puisque la viande, les volailles, les poissons, les oeufs, les fruits de mer, les fruits et les légumes sont des aliments facilement disponibles. Par contre, beaucoup d’entrées, de plats principaux, d’accompagnements, toutes les sauces et la plupart des desserts devront être mis de côté. Ce régime demande une grande discipline et beaucoup de contrôle, car les restrictions alimentaires sont majeures.
Perte de poids
Pendant les six premiers mois, une diète faible en glucides comme la diète paléolithique peut entraîner une perte de poids un peu plus importante qu’un régime amaigrissant traditionnel (faible en gras et riches en glucides). Toutefois, la différence de perte de poids entre les deux semble disparaître à moyen terme : après six mois, les sujets soumis à une diète faible en glucides ont tendance à reprendre plus de poids que ceux suivant une diète faible en gras.
Attention
  • Ce régime peut induire l’effet yo-yo à cause de la perte de poids rapide des deux premières semaines.
  • Le nombre important d’aliments interdits peut faire basculer l’individu dans une période d’excès difficiles à contrôler.
  • S’il arrivait qu’une personne suive ce régime sans se préoccuper de manger une grande variété d’aliments parmi ceux qui sont permis, des déficits nutritionnels seraient à craindre.
  • Beaucoup de viandes d’élevage sont trop grasses pour correspondre aux exigences de ce régime.
  • Un déficit en vitamine D est à prévoir à court terme, surtout pour les peuples nordiques. Il faudrait alors compenser par la prise de suppléments.

Mon commentaire

Même si la diète paléolithique proposée par Loren Cordain n’induit pas de carences nutritionnelles, cela ne veut pas dire qu’elle est indiquée. Je me préoccupe beaucoup de sa monotonie. Cette diète est bien loin de nos habitudes alimentaires et le plaisir de manger peut y être complètement occulté! De plus, je doute que ce soit la meilleure façon d’obtenir les effets escomptés. Nos maladies de civilisation proviennent d’un manque d’activité physique et d’une consommation trop élevée d’aliments transformés et sucrés, mais non d’une consommation trop élevée de céréales entières, de légumineuses et de yogourt nature. D’ailleurs, un des régimes les plus reconnus au monde, le régime méditerranéen, vise les mêmes bénéfices que la diète paléolithique, bien qu’il autorise les produits céréaliers, les légumineuses et un peu de produits laitiers.
Rédaction : Hélène Baribeau, nutritionniste Dt.P., M.Sc.
Fiche mise à jour :
 juin 2005

Références
Bibliographie
O’Keefe JH Jr, Cordain L. Cardiovascular disease resulting from a diet and lifestyle at odds with our Paleolithic genome: how to become a 21st-century hunter-gatherer. Mayo Clin Proc. 2004 Jan;79(1):101-8.
Cordain L, Eaton SB, Miller JB, Mann N, Hill K. The paradoxical nature of hunter-gatherer diets: meat-based, yet non-atherogenic. Eur J Clin Nutr. 2002 Mar;56 Suppl 1:S42-52.
Cordain L, Miller JB, Eaton SB, Mann N. Macronutrient estimations in hunter-gatherer diets. Am J Clin Nutr. 2000 Dec;72(6):1589-92.
Lovely Health. Paleolithic nutrition. (Consulté le 14 avril 2005) http://www.lovelyhealth.com
Notes
1. Eaton SB, Konner M. Paleolithic nutrition. A consideration of its nature and current implications. N Engl J Med. 1985 Jan 31;312(5):283-9. Synthèse.
2. Cordain, Loren. The Paleo Diet: Lose Weight and Get Healthy by Eating the Food You Were Designed to Eat, John Wiley & Sons, États-Unis, 2001.
3. Seignalet Jean. L’alimentation ou la troisième médecine. Éditions François-Xavier de Guibert, 5e édition, France, 2004.
4. Milton K. Hunter-gatherer diets-a different perspective. Am J Clin Nutr. 2000 Mar;71(3):665-7.L

Groupes sanguins

En bref

Perte de poids
Parfois oui, parfois non.
Choix d’aliments
Variété limitée pour les groupes O, A et B.
En pratique
Besoin de beaucoup de motivation pour être suivi surtout pour les groupes A et O.
Modérément facile à suivre à court terme, difficile à long terme.
Assez difficile à suivre à l’extérieur de chez soi.
Attention
Selon les groupes, déficits possibles.
Groupe O : Calcium, vitamine D, fibres céréalières, vitamines B1, B2, B3, B9
Groupe A : Fer, protéines
Groupe B : Fibres céréalières, vitamines B1, B2, B3, B9, magnésium
Groupe AB : en principe, aucune

Les origines

C’est toutefois le fils de James D’Adamo, Peter, également diplômé en naturopathie, qui développa l’hypothèse et la fit connaître à un large public. En 1996, il publia le livre Eat right 4 your type, traduit en 1999 sous le titre 4 groupes sanguins, 4 régimes.On doit ce régime à l’Américain James D’Adamo qui, après ses études en naturopathie à la fin des années 1950, a fait des stages dans des centres de cure thermale en Europe. Il est d’usage dans ces endroits de servir une alimentation végétarienne faible en gras, et M. D’Adamo ne pouvait qu’observer comment les curistes réagissaient différemment à ce régime. Certains semblaient même s’en porter plus mal. Il en déduit qu’il devait exister un moyen de déterminer les différents besoins nutritionnels des patients. Partant du principe que le sang est le principal vecteur des nutriments, il décida de faire analyser le groupe sanguin de ses patients et d’étudier sur eux l’effet de différents protocoles alimentaires. En 1980, il publia un livre intitulé One Man’s Food dans lequel il regroupa ses observations et ses conseils nutritionnels. (Le titre est tiré de l’expression « one man’s food is another man’s poison », ou « l’aliment de l’un est poison pour l’autre ».)

Les grands principes

Les objectifs

  • Prévenir plusieurs affections virales et bactériennes.
  • Perdre du poids.
  • Lutter contre les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète, protéger le foie, etc.
  • Ralentir le processus de vieillissement de l’organisme.

Les grandes lignes

  • L’hypothèse de ce régime est basée sur le fait que chaque type de sang possède une composition chimique particulière, dont des antigènes différents. Or, certains composés chimiques propres aux aliments pourraient, selon l’hypothèse d’Adamo, stimuler ces antigènes à produire des anticorps causant alors des dommages à l’organisme. Par conséquent, le régime recommande de manger seulement les aliments qui conviennent à notre groupe sanguin.
  • Les groupes sanguins se sont différenciés au fil des millénaires. Sommairement, selon cette hypothèse, les gens du groupe O – le seul groupe sanguin présent du temps des hommes chasseurs-cueilleurs – tolèrent mal les produits céréaliers et devraient consommer beaucoup de protéines animales. Le groupe sanguin A, qui est apparu au moment de la découverte de l’agriculture, appelle une alimentation végétarienne. Les hommes et les femmes du groupe B– trouvé d’abord chez les peuples nomades – pourraient consommer une plus grande variété d’aliments, de même que ceux du groupe AB.
  • Dans les quatre groupes sanguins, certains aliments sont à proscrire (en fonction de leur composition chimique), même s’ils sont sains. Les personnes des groupes B et AB, par exemple, peuvent consommer de la dinde mais pas de poulet!
  • Pour chaque groupe sanguin, les aliments sont classés de la manière suivante :bénéfiquesneutresà éviter. La recommandation consiste à consommer surtout les aliments très bénéfiques, très peu d’aliments neutres et aucun aliment à éviter.
  • Enfin, tous les groupes sanguins devraient bannir le porc, le saumon fumé, la rhubarbe, le son de blé, la noix de coco, la crème glacée, les huiles de maïs et d’arachides, le poivre noir et le vinaigre.
  • En plus de nous dicter quels aliments consommer et lesquels mettre de côté, Peter D’Adamo décrit le tempérament selon le groupe sanguin, les activités physiques à privilégier, les suppléments alimentaires à prendre et même le style de vie à adopter.

Aliments pouvant ou non être consommés

Aliments
Groupe O
Groupe A
Groupe B
Groupe AB
Boeuf
Poulet
Oui
Oui
Non
Oui
Oui
Non
Non
Non
Poissons, Crustacés, Mollusques
Oui
Oui
Oui
Oui
Oeufs
Oui
Oui
Oui
Oui
Arachides
Non
Oui
Oui
Oui
Soya
Oui
Oui
Non
Oui
Légumineuses
Non
Oui
Oui
Non
Blé
Non
Non
Non
Oui
Maïs
Non
Oui
Non
Non
Orange
Non
Non
Oui
Non
Légumes
Oui
Oui
Oui
Oui
Fines herbes
Oui
Oui
Oui
Oui
Noix, graines
Oui
Oui
Oui
Oui
Produits laitiers
Non
Oui
Oui
Oui
N.B. : Ce tableau ne donne pas avec précision les aliments à privilégier et ceux à éviter dans chaque catégorie d’aliments. Pour avoir plus de détails, vous pouvez consulter les livres de Peter D’Adamo.

Les mécanismes d’action

Allégués
On sait que le sang contient des antigènes. C’est la raison pour laquelle du sang de type B ne peut pas être transfusé à une personne dont le sang est de type A. Or, tous les aliments contiennent des lectines qui stimulent divers antigènes du sang, créant des agglutinations qui, selon le cas, vont s’établir dans ou autour d’un organe, qu’elles attaquent. C’est l’action immunitaire qui s’exerce sans discrimination. Parmi les problèmes de santé que cela entraînerait, il y aurait le cancer et lesmaladies cardiovasculaires, en passant par le gain de poids, le syndrome de l’intestin irritable, lesallergies, les migraines, le diabète et la fatigue. Même si seulement 5 % des lectines alimentaires se rendent au sang (le reste est détruit dans l’estomac), ce serait suffisant, au fil du temps, pour entraîner de telles conséquences.
Démontrés
Les hypothèses de ce régime sont basées sur des études de cas et sur l’association de divers concepts scientifiques. Aucune étude clinique contrôlée n’a été réalisée sur ses effets, et les recherches personnelles de Peter D’Adamo n’ont jamais été publiées ni corroborées par des groupes de recherche indépendants. Quant aux données sur la réaction entre les lectines et les antigènes sanguins, elles découlent de recherches en laboratoire seulement.
Il est vrai que certaines lectines alimentaires sont impliquées dans certaines réactions allergiques. Il existe aussi certaines relations entre le groupe sanguin et certaines affections comme c’est le cas entre le groupe O et le risque d’ulcère et de cancer de l’estomac.
Toutefois, on ne peut conclure que consommer certains aliments peut nuire à notre santé sous prétexte qu’ils ne conviennent pas à notre groupe sanguin. D’après le milieu scientifique, on ne sait donc pas si les lectines ont un effet physiologique sur les êtres humains. Il existe d’ailleurs une hypothèse scientifique selon laquelle les lectines ne peuvent pas se lier aux cellules parce que celles-ci seraient protégées par une substance appelée acide sialique.
D’autre part, le groupes sanguin (A, B, O, AB) n’est qu’une des classifications possibles selon le médecin et auteur, Alan Gaby. Il a déjà fait remarquer que si D’Adamo avait choisi un autre critère de classification, ses recommandations alimentaires auraient été complètement différentes.
Aussi, l’amélioration de l’état de santé des gens, qui suivent le régime selon les groupes sanguins, pourrait s’expliquer autrement que par l’élimination des aliments « incompatibles » avec leur groupe sanguin. En fait, les aliments que l’on écarte de ses menus, dans le cadre de ce régime, sont reconnus pour causer des problèmes chez un grand nombre d’individus. Voilà l’explication la plus plausible. Une personne du groupe O, par exemple, qui souffre du syndrome de l’intestin irritable (SII) devra, selon la théorie de D’Adamo, soustraire le blé entier, le lait et le café de son alimentation. Or, dans les cas de SII, les nutritionnistes recommandent justement de réduire la consommation de blé entier, d’éliminer le café et le lactose pour une période de test parce qu’ils peuvent être irritants pour les parois intestinales lorsque l’on est sous l’effet d’un stress intense.

Menu type d’une journée pour chaque groupe sanguin



Avantages et inconvénients

Groupe O
Groupe A
Groupe B
Groupe AB
Repas du matin
Pain de blé germé
Boisson de riz
Figues et ananas
Gruau
Boisson de soya
Pamplemousse
Café
Gruau de quinoa
Boisson d’amande
Jus d’orange
Graines de lin
Café
Rôties de pain d’épeautre
Beurre d’acajou
Framboises
Thé vert
Repas du midi
Boeuf haché
Brocoli
Riz brun
Jus de carotte
Salade de haricots noirs
Pain de seigle
Filet de flétan
Riz brun
Haricots verts, chou-fleur, carotte
Soupe aux lentilles
Craquelins d’épeautre
Céleri et carotte en crudités
Bleuets
Yogourt
Repas du soir
Saumon
Salade d’épinards avec huile d’olive et jus de citron
Pruneaux
Thé vert
Tofu
Millet
Salade de chou
Fraises
Bison haché
Pomme de terre
Salade avec laitue , concombre, oignon, luzerne et huile d’olive
Dinde
Riz sauvage
Asperges











Rigoureusement suivi, le régime selon les groupes sanguins comprend assez de choix d’aliments sources de protéines pour atteindre la satiété – à condition, bien entendu, d’aimer et de savoir apprêter les aliments permis.Satiété et bien-être

Toutefois, manger selon son groupe sanguin, surtout pour ceux qui font partie des groupes O et A, demande de se priver d’aliments fréquemment consommés et de se familiariser avec plusieurs nouveaux aliments, ce qui peut être difficile.
En pratique
Avec ce régime, on ne peut pas suivre ses propres goûts puisque plusieurs aliments très appréciés sont bannis, ce qui peut expliquer le taux d’abandon élevé que j’ai constaté. Une complication accrue est que les individus d’une même famille peuvent ne pas avoir le même groupe sanguin. Comment alors préparer des repas qui conviennent à tous? Mission quasiment impossible.
Perte de poids
Il y a souvent perte de poids chez les gens qui suivent ce régime. Selon les nutritionnistes, cela s’expliquerait non pas par l’élimination des aliments incompatibles mais par une consommation moindre de calories à cause du choix restreint d’aliments permis.
Attention
  • Carences nutritionnelles. Sauf pour les gens du groupe AB, ce régime peut mener à plusieurs carences si on connaît peu la valeur nutritive des aliments. Une personne du groupe O, par exemple, est censée éviter les produits laitiers de la vache, ce qui risque d’entraîner une carence en calcium, à moins qu’elle les remplace par beaucoup de brocoli, de chou chinois, d’amandes et de graines de sésame ainsi que de boisson de riz.
Groupe Sanguin
Carences possibles
O
Calcium, vitamine D, fibres céréalières, vitamines B1, B2, B3, B9, magnésium
A
Fer, protéines
B
Fibres céréalières, vitamines B1, B2, B3, B9, magnésium
AB
En principe, aucune
  • Maladies cardiovasculaires. Le régime pour le groupe O comprend beaucoup de viandes rouges, ce qui pourrait augmenter les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer de la prostate.
  • Baisse de performance. Les personnes du groupe O qui pratiquent un entraînement régulier ou des activités d’endurance (ski de fond, randonnée en montagne, etc.) pourraient connaître une baisse de performance en raison d’une faible consommation de glucides.
  • Manque de fibres. Le faible apport en céréales, donc en fibres alimentaires, dans le régime des groupes O et B pourrait entraîner de la constipation et augmenter le risque de développer certains cancers.
  • Diabétiques. Dans le groupe O, l’apport élevé en protéines pourrait, à long terme, s’avérer problématique pour les reins, en particulier chez les personnes diabétiques.
  • Frustration. De nombreux aliments très appréciés (exemple le yogourt, le fromage, les produits de boulangerie) ne peuvent être consommés qu’en petite quantité pour certains groupes sanguins, ce qui peut générer de la frustration et faire basculer dans une crise d’excès difficile à contrôler.

Mon commentaire

Rédaction : Hélène Baribeau, nutritionniste, Dt.P., M.Sc.
Fiche créée :
 décembre 2005
En l’absence d’étude clinique démontrant clairement un impact positif de manger selon son groupe sanguin, je ne peux endosser cette approche.
De plus, ce que je reproche à ce régime, c’est qu’il n’encourage pas la découverte et la connaissance de soi, parce qu’il dicte non seulement quels aliments manger, mais aussi quels exercices faire et même quel mode de vie privilégier!
Les seuls points positifs que je trouve à ce régime sont qu’il :
-incite à consommer des aliments qui ne nous sont pas familiers, ce qui encourage la variété;
-restreint la consommation d’aliments raffinés.

Références

Bibliographie
Extenso (Consulté le 4 novembre 2005).
Gaby, Alan MD. Book Review: The Blood Type Diet. Nutrition & Healing Newsletter. Phoenix, AZ: Nutrition & Healing, January 1998, p. 7.
Klaper, Michael MD. “Challenges to the Plant-Based Diet in the 90’s : “The Zone” and “Blood-Type” Diet Fads”.
D’Adamo, Peter J. 4 groupes sanguins 4 régimes. Édition du Roseau. Canada, 1999.
Vago Karen, Degrémont, Lucy. Mangez mieux selon votre groupe sanguin. Les éditions de l’Homme. Canada, 2003.
D’Adamo, Peter J. 4 groupes sanguins, 4 modes de vie. Éditions Michel Lafond, 2002, France. Effiscience, Canada, 2003.

Wikio

Aliments verts (greens)

Aliments verts (greens)


Aliments verts (greens)


Noms communs : aliments verts, greens.
Noms anglais : 
green foods, greens.
Les produits décrits dans cette fiche sont des substances déshydratées offertes sous forme de poudre verte. On utilise souvent le mot greens pour les désigner, mais nous avons choisi d’employer le terme « aliments verts » pour les besoins de cette fiche.

Description des aliments verts

Les aliments verts sont avant tout un mélange constitué d’une variété de substances déshydratées : jeunes pousses de céréales (blé) ou de légumineuses (luzerne), jus de jeunes pousses de céréales, légumes, fruits, algues, graines, fibres, plantes médicinales, extraits de plantes et divers autres ingrédients qui peuvent varier considérablement d’un produit à l’autre. Cet assemblage est conçu dans le but de fournir, en un seul produit, une gamme variée de nutriments de base. Ces aliments sont vendus sous forme de poudre à mélanger à du jus ou à de l’eau, ou sous forme de comprimés ou de capsules.
À la limite entre aliments et médicaments, les aliments verts appartiennent à cette catégorie de substances appelée aliments fonctionnels (consultez le document Qu’est-ce qu’un aliment fonctionnel? pour en savoir plus à ce sujet).
Les aliments verts occupent une place de choix dans les magasins d’aliments naturels. Ils sont achetés par les personnes qui ont l’impression que leur alimentation n’est pas adéquate, car ils sont perçus comme un moyen de s’assurer un apport suffisant en un certain nombre denutriments de base. Une sorte de police d’assurance qui permettrait de prévenir la maladie. Le tout, sans avoir à consacrer trop de temps à l’achat de ses aliments et à la préparation de repas fournissant de 7 à 10 portions par jour de fruits et de légumes, comme recommandé par le Guide alimentaire canadien.
Qu’est-ce que ça goûte?
Le goût des aliments verts est une question de… goût justement, mais aussi d’apparence et de texture. Toutes les poudres sont d’un vert profond, ce qui donne un liquide épais de la même couleur qui n’est pas particulièrement appétissant.
Pour masquer la saveur de leurs mélanges très concentrés, les fabricants proposent des versions au goût de différents fruits afin de mieux faire descendre le tout. Les inconditionnels du vert préfèrent les poudres sans artifices.
Il est préférable de mélanger la poudre avec un peu de jus ou d’eau dans le fond du verre afin d’obtenir une « bouillie » lisse, avant d’ajouter le reste du liquide. On évite ainsi les grumeaux.
Si vous tenez à essayer ce produit et que vous êtes un néophyte en la matière, vérifiez si le magasin offre des échantillons (rare, mais possible). Sinon, choisissez le plus petit format offert et commencez par de petites doses pour vous habituer au goût et pour donner le temps à votre corps d’apprivoiser ce nouvel aliment concentré, notamment en fibres. Augmentez progressivement la dose pour atteindre celle suggérée par le fabricant.

Posologie

Les données sont insuffisantes pour suggérer un dosage. Les recommandations des fabricants varient d’ailleurs d’un produit à l’autre. Le plus souvent, ils conseillent de prendre de 3 g à 9 g par jour (de 1 à 3 c. à table) de poudre mélangée à du jus ou de l’eau, ou une quantité équivalente de comprimés ou de capsules. Suivre les indications du fabricant.

Historique des aliments verts

Au cours de la décennie 1970, l’Institut Hyppocrates ouvrait ses portes en Floride et popularisait la consommation de jus d’herbe de blé (jeunes pousses) fraîchement pressé comme moyen de « décrasser » le corps et de stimuler et soutenir le système immunitaire. Puis, au cours de la décennie suivante, ce furent la spiruline et d’autres algues, riches en vitamines et minéraux variés, qui attirèrent l’attention du public. Au début des années 1990, on découvrait les vertus dujus d’herbe d’orge. C’était l’époque des aliments verts de type « mono-ingrédient ».
Dès 1991, Sam Graci, un psychologue d’origine ontarienne aujourd’hui installé en Floride, concevait le produit Greens+®, une poudre verte réunissant près d’une trentaine d’ingrédients. Cette poudre verte est par la suite devenue un modèle pour une foule de produits semblables. On trouve aujourd’hui de tels aliments verts dans les magasins de produits naturels, mais également dans les pharmacies et dans les grandes surfaces. Certaines marques sont distribuées par réseaux de vente à paliers multiples.

Composition des aliments verts

Les aliments verts contiennent de nombreuses substances naturelles actives : caroténoïdes,antioxydants, acides aminés, enzymes, protéines, acides nucléiques, vitamines et minéraux. Ils sont généralement pauvres en sodium et en gras, riches en fibres et ne contiennent pas de cholestérol.
Bien que la liste des ingrédients qui entrent dans la composition des aliments verts puisse varier considérablement d’un produit à l’autre, la « recette » de base comprend généralement les substances énumérées ci-dessous. La liste est présentée en ordre de poids et n’est pas exhaustive. Les ingrédients peuvent être certifiés biologiques ou non biologiques.

Des aliments verts à toutes les sauces

Outre cette recette classique, on trouve une vaste gamme de produits ciblant des besoins ou des modes spécifiques. Ainsi, on peut se procurer un aliment vert avec une teneur accrue enantioxydants, en fibres, ou en oméga-3, par exemple. On trouve également des aliments verts destinés aux sportifs ou aux « personnes actives », qui contiennent des ingrédients protéinés tels que des protéines de soya et du lactosérum.

Effets allégués des aliments verts

Les effets que l’on attribue généralement aux aliments verts sont ceux que l’on associe à unealimentation saine et variée : renouvellement ou accroissement de l’énergie, soutien immunitaire, entretien du système digestif; bref, contribuer au maintien de la santé.
Les divers nutriments que renferment les nombreux ingrédients de ces poudres vertes peuvent en effet jouer un rôle pour aider à maintenir la santé, au même titre que le fait une alimentation saine et variée.
Pouvoir antioxydant. Les aliments verts ont la réputation d’être de puissants antioxydants. Plusieurs produits se vantent d’avoir obtenu un résultat important au test ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity) qui mesure le pouvoir antioxydant des aliments. Malheureusement, ce test réalisé in vitro (en éprouvette) ne permet pas de connaître la capacité antioxydante des aliments, une fois ingérés (in vivo).
Équilibre acide-base. La publicité relative aux aliments verts fait grand cas du fait que ces préparations ont une action alcalinisante dans l’organisme. Ce qui aurait notamment pour effet de soutenir le système immunitaire et de prévenir la perte des minéraux emmagasinés dans les os. Selon cette hypothèse, non reconnue par la médecine classique, certains aliments (comme les protéines de source animale et les céréales) auraient un effet acidifiant dans l’organisme, tandis que d’autres (comme les légumes et les fruits) tendraient plutôt à l’alcaliniser. Selon les tenants de cette hypothèse, une alimentation trop acidifiante, comme celle que l’on pratique dans nos sociétés modernes (beaucoup de viande et de céréales, relativement peu de légumes et de fruits), rendrait le corps plus vulnérable à diverses maladies. Pour en savoir plus, voir la ficheÉquilibre acido-basique, dans notre section Nutrition.

Recherches sur les aliments verts

Le seul essai clinique à double insu publié date de 2004. Il a été mené à Toronto auprès de 105 femmes en bonne santé, à qui on a donné 9 g par jour de poudre de la marque Greens+®, mélangée à du jus de pomme. Les chercheurs désiraient savoir si le produit aurait un effet énergisant et s’il préviendrait le rhume ou la grippe. L’effet placebo a été si important, qu’aucune des données de l’essai n’a permis de conclure à un effet supérieur de l’aliment vert.
Il faut souligner qu’environ 40 % des participantes ont abandonné avant la fin de l’étude, en raison de la texture, de la couleur et du goût des préparations. De plus, près de la moitié des participantes qui ont complété l’étude avaient deviné à quel groupe elles appartenaient (aussi bien dans le groupe actif que dans le groupe témoin). Bref, il est impossible de conclure quoi que ce soit sur la base de cet essai.

Précautions

  • La consommation d’aliments verts (tels qu’ils sont définis dans cette fiche) est contre-indiquée aux femmes enceintes ou qui allaitent, ainsi qu’aux enfants.

Contre-indications

  • Aucune connue en absence d’allergie.
  • Bien lire la liste des nombreux ingrédients si vous souffrez d’allergies. Par exemple, lepollen et la gelée royale sont des substances allergènes.

Effets indésirables

  • Occasionnellement : légers malaises gastro-intestinaux (ballonnement, gaz).

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Aucune connue.

Avec des médicaments

  • Certains aliments verts contiennent de la vitamine E. Théoriquement, les effets de hautes doses de vitamine E pourraient s’ajouter à ceux des médicaments de synthèse dont l’action est anticoagulante ou antiplaquettaire (warfarine, héparine, aspirine, etc.).
  • Anticoagulants. Les aliments verts contiennent une quantité élevée de vitamine K. Cette vitamine est nécessaire, entre autres, à la coagulation du sang. Les personnes prenant des médicaments anticoagulants (Coumadin®, Warfilone® et Sintrom®, par exemple) doivent adopter une alimentation dans laquelle le contenu en vitamine K est relativement stable d’un jour à l’autre. Il est fortement conseillé de consulter une diététiste-nutritionniste ou un médecin afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K.

L’avis de notre nutritionniste sur les aliments verts

Les aliments verts peuvent-ils remplacer plusieurs portions de fruits et de légumes?
Si vous prenez ces aliments verts pour augmenter un apport insuffisant en fruits et en légumes, sachez qu’il est difficile d’évaluer leur utilité à ce chapitre. En effet, d’une part, ils renferment un grand nombre d’autres ingrédients, comme les probiotiques, les plantes et les enzymes. D’autre part, il n’y a pas de données sur leur indice TAC (capacité antioxydante totale). Je dirais qu’ils remplacent au moins une portion de légumes, peut-être deux.
Les aliments verts peuvent-ils contribuer à l’équilibre acide-base?
Il faut savoir que les aliments n’ont pas d’influence sur l’équilibre acido-basique du sang, qui reste toujours stable entre 7,35 et 7,45. Toutefois, certains aliments peuvent contribuer à maintenir nos réserves basiques (comme celle des os), ce qui est très important notamment dans la prévention de l’ostéoporose. Pour savoir si les aliments verts contribuent à maintenir nos réserves basiques, il faudrait mesurer leur indice PRAL (charge acide rénale potentielle d’un aliment), ce qui, à ma connaissance, n’a pas été fait. Par ailleurs, il est fort probable que ce soit le cas.
Quelle est la différence entre les aliments verts et les suppléments de multivitamines et de minéraux?
Les multivitamines et minéraux ont pour rôle de combler des carences nutritionnelles engendrées par de mauvaises habitudes alimentaires, une grossesse, un régime amaigrissant, etc. Les aliments verts seraient plutôt conçus pour compléter partiellement une alimentation pauvre en fruits, en légumes et en grains entiers. Ils contiennent non seulement des nutriments, mais également des composés phytochimiques, comme les antioxydants, que l’on ne retrouve pas dans les suppléments de vitamines et minéraux. Toutefois, ils ne sont pas aussi complets que les suppléments de vitamines et minéraux au chapitre des nutriments.
À qui les aliments verts peuvent-ils être utiles?
Ces produits pourraient être conseillés aux personnes qui veulent seulement bonifier leur alimentation. Mais ce sont surtout celles qui prennent souvent des repas de restauration rapide et qui n’ajoutent pas beaucoup de fruits et de légumes à leur alimentation qui pourraient en bénéficier. Pour les gens qui ne déjeunent pas, le jus vert doit être complété par des protéines (du yogourt ou du lait de soya, par exemple).
Les personnes qui font beaucoup d’exercice pourraient tirer profit des jus verts. En effet, l’augmentation de la vitesse du métabolisme par l’exercice génère des radicaux libres dont les dommages peuvent être limités par les antioxydants des aliments verts. Ils pourraient aussi être utiles pour les gens fatigués dont la fatigue n’est pas causée par le manque de sommeil et le stress, et qui ont eu des analyses sanguines et des rencontres médicales pour éliminer les autres causes de la fatigue. Cette dernière peut parfois être le signe d’une alimentation non complète.
Le prix en vaut-il la chandelle?
Les aliments verts sont relativement chers (de 1 $ à 2 $ par portion), mais pas plus que le café ou le biscuit que l’on achète parfois 2 fois par jour. Cependant, un jus vert ne procure pas la même satisfaction gustative que de vrais aliments. Voilà pourquoi faire des changements dans ses habitudes alimentaires serait plus judicieux. En revanche, la valeur calorique des jus verts est très basse comparée à celle des aliments.
Conseils d’achat
Si vous décidez d’acheter un aliment vert, informez-vous sur le procédé de séchage utilisé par le fabricant : la lyophilisation (séchage à froid) serait la méthode qui préserve le mieux les propriétés des ingrédients de base. Privilégiez les produits qui ne contiennent pas trop d’extraits de plantes, car il s’agit plus de compléments à l’alimentation que de phytothérapie. J’ose penser, à partir des ingrédients qu’ils contiennent, que les aliments verts contribuent à la santé lorsque l’alimentation n’est pas complète. Je ne crois pas, toutefois, que les aliments verts puissent soigner une maladie.
Hélène Baribeau, Diététiste-nutritionniste
Décembre 2008

Sur les tablettes

  • Les aliments verts sont surtout offerts sous forme de poudre. Les comprimés et les capsules évitent d’avoir à faire le mélange avec un liquide, mais à quantité égale, ils sont nettement plus chers que la poudre et doivent être pris en grande quantité pour équivaloir à la portion suggérée par les fabricants.
  • Privilégier les produits qui donnent une liste complète et détaillée de leurs ingrédients et qui précisent leur teneur en vitamines, minéraux, fibres, etc.
  • En juin 2010, le laboratoire ConsumerLab a testé 9 aliments verts fabriqués et vendus aux États-Unis. Deux d’entre eux étaient contaminés par du plomb et du cadmium. De plus, dans l’un des deux, la quantité de vitamine B3 (niacine) apportée quotidiennement dépassait l’apport maximal tolérable.

Réviseure :
Sandra C. Miller, Ph.D., professeure titulaire, Département d’anatomie et biologie cellulaire, faculté de médecine, Université McGill (septembre 2010).
Recherche et rédaction : PasseportSanté.net
Mise à jour : octobre 2010
Références
Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.
Bibliographie
ConsumerLab.com. Product Review: Greens and Whole Foods Powders. [Consulté le 2 septembre 2010] http://www.consumerlab.com
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 2 septembre 2010].www.ncbi.nlm.nih.gov
Notes
1. Boon H, Clitheroe J, Forte T. Effects of greens+: a randomized, controlled trial. Can J Diet Pract Res. 2004 Summer;65(2):66-71.

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