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>Personnes âgées: l’huile d’olive peut prévenir l’attaque cérébrale

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WASHINGTON – Les personnes de 65 ans et plus friandes d’huile d’olive courent moins de risques d’être victimes d’attaques cérébrales que celles qui n’en consomment pas. C’est ce que révèle une étude conduite auprès de 7.000 Français que publie une revue scientifique américaine mercredi.
Les chercheurs de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale à Bordeaux ont suivi 7.625 personnes âgées de 65 ans et plus originaires de Bordeaux, Dijon et Montpellier sur une période de 5 ans.
   
Les chercheurs ont réparti les participants en deux groupes. Dans le premier groupe se trouvaient les personnes qui ne consommaient jamais d’huile d’olive, dans le deuxième, celles qui l’utilisaient dans leur régime alimentaire.

Au cours de l’étude, 148 attaques cérébrales ont été recensées parmi les participants.

41% d’attaques en moins

Après avoir appliqué des critères de poids, d’activité physique et de régime alimentaire, les scientifiques se sont rendus compte que le risque que les consommateurs “assidus” d’huile d’olive soient victimes d’une attaque cérébrale était 41% plus faible que chez ceux qui n’en consomment jamais.

“Notre étude tend à montrer qu’une nouvelle série de recommandations alimentaires devrait être publiée pour prévenir les attaques chez les personnes de 65 ans et plus”, juge Cécilia Samieri, auteur de cette recherche.

“Les attaques sont très répandues chez les personnes âgées. L’huile d’olive est une méthode peu coûteuse et simple pour aider à les prévenir”, ajoute-t-elle. Ces travaux ont été publiés dans la revue américaine Neurology.

ATS : 15 juin 2011

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Sel dans les aliments transformés: une toxine qui tue à petit feu

OTTAWA, 29 octobre 2010 – Afin de réduire la quantité de sel contenu dans les aliments transformés, 200 spécialistes réunis au colloque du Centre pour la science dans l’intérêt public (CSPI)1 ont pressé le gouvernement canadien d’agir.
Les Canadiens consomment trop de sel. Ils ingèrent plus d’une cuillère et demie de sel chaque jour, soit plus du double de la limite au-delà de laquelle le sodium contenu dans cet assaisonnement est néfaste pour la santé. Une réduction de la consommation de sodium diminuerait les cas d’hypertension et de maladies cardiaques – et de décès.
C’est que même en délaissant complètement la salière, les Canadiens seraient loin du compte : 77 % du sodium qu’ils ingèrent est « caché » dans les aliments transformés qu’ils mangent.
Le sel de table ne compte que pour 6 % du sodium qu’ils avalent, tandis que le sel ajouté pendant la cuisson n’équivaut qu’à 5 %.
Les Canadiens ont la dent salée, malgré eux
Consommation actuelle
Seuil maximal pour la santé
Apport recommandé
3 400 mg sodium/jour
soit 8,5 g de sel
ou 1½ c. à thé de sel
2 300 mg sodium/jour
soit 5,75 g de sel
ou 0,9 c. à thé de sel
1 500 mg sodium/jour
soit 3,75 g de sel
ou ½ c. à thé de sel

Le sel : « une toxine qui tue à petit feu »

« Le sel est une toxine qui tue à petit feu et le gouvernement ne doit pas laisser l’industrie tuer les gens : il n’y a pas d’excuse à l’inertie politique », a clamé le Dr Graham McGregor, qui préside le World Action on Salt and Health (WASH).

Dr Graham McGregor
Selon le Dr McGregor, une diminution de 6 g de la consommation quotidienne de sel dans la population entraîne une diminution globale de la tension artérielle, laquelle se traduit par une baisse de 24 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de 18 % des maladies du coeur.
Selon lui, le Canada doit suivre l’exemple de la Grande-Bretagne, où le gouvernement a fait pression sur l’industrie afin qu’elle diminue la quantité de sodium utilisé dans les produits alimentaires transformés.
« De 2006 à 2008, la consommation quotidienne est passée de 9,5 g de sel à 8,6 g; ce qui a permis d’éviter 6 000 décès par infarctus ou par accident vasculaire cérébral », affirme le Dr McGregor.
« De plus, la consommation de sel provoque la soif et il existe un lien direct entre le sel et la consommation de boissons sucrées, qui augmente la prise de poids et contribue à augmenter encore plus la tension artérielle », a ajouté le Dr McGregor.

Des recommandations « ambitieuses »


Dr Hasan Hutchison
En octobre 2007, Santé Canada créait le Groupe de travail sur le sodium, afin qu’il lui fasse des recommandations visant à réduire la consommation de sodium chez les Canadiens.
Celui-ci a déposé son rapport à la fin de juillet 2010 à la ministre canadienne de la Santé, Leona Aglukkaq.
Selon le président du groupe de travail, le Dr Hasan Hutchison, les recommandations du rapport sont ambitieuses. « Nous visons une réduction annuelle de 5 % de la consommation de sodium, jusqu’en 2016, pour parvenir à une consommation moyenne de 2 300 mg », soit le seuil limite.
Le rapport ne propose pas toutefois d’obliger l’industrie agroalimentaire à réduire le recours au sodium dans la fabrication des aliments transformés. Il mise sur une approche volontaire, ce que certains estiment insuffisant.
D’après le Dr Hutchison, cette approche est la meilleure puisqu’elle est « structurée et donne de la flexibilité pour faire des changements en cours de route, puisqu’il y aura un mécanisme de surveillance pour analyser les progrès, assure-t-il. Et la menace d’une législation, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, demeure toujours présente ».
Selon Hasan Hutchison, l’application du rapport entraînerait aussi des économies annuelles directes de 500 millions $ pour le système de santé, et jusqu’à 3 milliards $ en incluant les coûts indirects.

Volonté politique au rendez-vous?


Dr Andrew Pipe
Mais certains doutent de la volonté politique du gouvernement canadien de donner son aval au rapport.
C’est le cas du Dr Andrew Pipe, de l’Institut de cardiologie d’Ottawa2, qui était conférencier lors du colloque de CSPI.
« Si je disais à mon institut que je possède les moyens pour réduire de 25 % le nombre de cas d’accidents vasculaires cérébraux en une seule année, on me dirait de l’appliquer et vite », a-t-il imagé.
« Mais au Canada, on parle beaucoup de santé sans agir, a-t-il conclu. Les données scientifiques sont là, mais le gouvernement opte pour la politique de l’inertie : il se montre indifférent quand vient le temps d’appliquer les stratégies les plus élémentaires de santé publique. »

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