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La viande rouge et la charcuterie en lien avec le diabète de type 2


La viande rouge et la charcuterie en lien avec le diabète de type 2
7 septembre 2011 – La viande rouge et plus particulièrement les charcuteries augmenteraient de façon marquée le risque d’être atteint du diabète de type 2.
À l’inverse, des sources de protéines comme les noix, les produits laitiers faibles en gras et les grains entiers diminueraient ce risque.
C’est ce qu’a confirmé une vaste étude épidémiologique conduite par l’École de santé publique de l’Université Harvard1.
Ainsi, consommer 100 grammes de viande rouge par jour (soit la grosseur d’un paquet de cartes à jouer) augmenterait les risques de diabète de 19 pour cent.
Les charcuteries auraient un effet encore plus néfaste : 50 grammes quotidiennement (une saucisse à hotdog ou 2 tranches de bacon) hausseraient le pourcentage de risque à 51 pour cent.
Par ailleurs, les chercheurs ont voulu savoir si le fait substituer un repas de viande rouge par d’autres sources de protéines procurerait un effet bénéfique.
Les résultats sont de nouveau concluants. En remplaçant la viande par des noix, on diminuerait le taux de risque de 21 pour cent. De même, des grains entiers ou un produit laitier faible en gras abaissent le pourcentage de risque de 23 pour cent et de 17 pour cent respectivement.
D’après les chercheurs, ces résultats indiquent clairement que l’on devrait éviter le plus possible les charcuteries, grande source de sodium et de nitrites, ainsi que chercher à réduire sa consommation la viande rouge.
Des études précédentes avaient déjà mis en lumière le lien entre la consommation de charcuterie et le développement du diabète de type 2.
Cependant, cette nouvelle étude clarifie l’incidence de la viande rouge dans l’apparition de la maladie. Elle est aussi la plus importante quant au nombre de participants puisque l’on a compilé les données de 3 grandes cohortes totalisant 442 101 participants2 en plus de d’ajouter de nouvelles données à cette méta-analyse.
Claudia Morissette – PasseportSanté.net
1.Pan, A., Sun, Q. et al. «Red meat consumption and risk of type 2 diabetes: 3 cohorts of US adults and an updated meta-analysis», The American Journal of Clinical Nutrition, 2011, Publié en ligne le 10 août, version imprimée, octobre 2011.
2. Elle a regroupé les données d’une cohorte de professionnels de la santé (37 083 hommes suivis pendant 20 ans), la cohorte du Nurses’ Health Study 1 (79 570 femmes suivies pendant 20 ans) et la cohorte du Nurses’ Health Study 2(87 504 femmes suivies pendant 14 ans). Les résultats ont tenu compte des autres facteurs de risques comme l’âge, la masse corporelle et les habitudes de vie.

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Concilier diabète et activité physique, un équilibre à trouver

C’est un message que l’on nous apprend à l’école : “bien manger et faire de l’exercice”. Si ces conseils sont importants pour quiconque souhaite rester en bonne santé, ils sont impératifs pour les plus de 300 millions de personnes atteintes de diabète. Diverses études ont confirmé que le diabète et ses complications peuvent être considérablement retardés ou prévenus par une activité physique régulière et une alimentation saine. Les muscles activés utilisent les sucres et matières grasses emmagasinés et stimulent le foie, qui libère du glucose.
D’ordinaire, les niveaux de glucose dans le sang sont correctement maintenus durant l’activité physique. Cependant, définir une activité physique appropriée pour un diabétique n’est pas si simple. Puisque le diabète perturbe les voies de la libération et de la répartition des sucres, l’activité physique peut mener à des déséquilibres dangereux du taux de sucre dans le sang. Les personnes diabétiques qui ont besoin de s’injecter de l’insuline (une hormone essentielle qui régule le glucose) sont particulièrement vulnérables à ces changements.
Les complications de la maladie rendent délicate l’activité physique pour les personnes atteintes de diabète. Il augmente la quantité de sucre circulant naturellement dans le sang, ce qui peut endommager les tissus de l’organisme. En conséquence, les personnes atteintes de diabète développent des lésions cardiaques, nerveuses et oculaires progressives. Ainsi, une personne ayant des lésions nerveuses au niveau des pieds peut perdre la sensation et ne pas sentir qu’une ampoule se développe, pouvant se transformer en un ulcère ou une infection. Les activités physiques à forte intensité peuvent être ainsi contre-indiquées car sources de complications.
“CORRECTEMENT PRATIQUÉ, LES BÉNÉFICES DU SPORT SONT NOMBREUX”
Les personnes diabétiques doivent d’abord discuter avec leur médecin sur le type d’exercice à faire, la fréquence, le suivi, notamment des contrôles réguliers de la glycémie, des yeux et des pieds. Correctement pratiqué, les bénéfices de l’activité physique sont nombreux. Le plus important est une meilleure maîtrise de la glycémie, en particulier pour les diabétiques de type 2 qui continuent de produire de l’insuline mais sont résistants à ses effets.
Des études ont montré qu’une activité physique régulière peut conduire à une amélioration soutenue de la sensibilité du métabolisme et de l’insuline. Il peut également réduire la pression artérielle, le cholestérol et les chances de développer une maladie cardiovasculaire. En conséquence, l’activité physique est un élément important de la gestion du diabète. Des athlètes souffrant de diabète, comme le marathonien Missy Foy ou le champion olympique de volley-ball Bas Van de Goor, ont fait beaucoup pour briser les barrières et dissiper les idées fausses. Ainsi, si choisir la bonne activité physique et s’y tenir peut être un défi pour les personnes à risque ou atteintes de diabète, le jeu en vaut largement la chandelle.
La Fédération internationale du diabète a pour but de promouvoir les soins, la prévention et la guérison du diabète à travers le monde. Le sport représente un potentiel intéressant au cœur de sa stratégie. Retrouvez l’intégralité de cet article sur le site de Sport et Citoyenneté.

Leonor Guariguata, biostatisticienne, Fédération internationale du diabète

Remplacer le riz blanc par le riz brun aiderait à prévenir le diabète de type 2

24 juin 2010 – Manger 5 portions ou plus de riz blanc par semaine augmenterait le risque d’être atteint de diabète de type 2. À l’inverse, inclure 2 portions ou plus de riz brun dans sa diète hebdomadaire le réduirait. C’est ce que révèle une équipe de chercheurs de l’École de santé publique de l’Université Harvard.
Les chercheurs ont suivi le régime alimentaire de 157 463 femmes et de 39 765 hommes durant une période de 12 ans à 16 ans. Les participants ont également répondu à des questions sur leur mode de vie et leur état de santé.
Les gros consommateurs de riz blanc (5 portions ou plus par semaine) ont été 17 % plus nombreux à être atteints de diabète de type 2 pendant la durée de l’étude que ceux qui mangeaient du riz blanc moins de 1 fois par mois. En contrepartie, les gros consommateurs de riz brun (2 portions ou plus par semaine) ont vu leurs risques diminuer de 11 % lorsqu’on les comparait aux individus qui mangeaient peu ou pas de riz brun.
Selon les résultats de l’étude, il suffirait de remplacer 50 g de riz blanc par jour (le tiers d’une portion) par une quantité équivalente de riz brun pour réduire de 16 % ses risques de souffrir de diabète de type 2. Opter pour le blé ou l’orge serait encore plus avantageux, permettant de diminuer les risques de 36 %.
Le processus de raffinage qui transforme le riz brun en riz blanc détruit la majeure partie des fibres du grain. Voilà tout le problème. Selon certaines études, les fibres accroîtraient la sensibilité à l’insuline et donc diminueraient le risque de diabète de type 2. La transformation du grain appauvrit également le riz en vitamines et minéraux essentiels, dont le magnésium. Or, certaines recherches ont montré que la prise de magnésium aiderait à prévenir la maladie.
Dominique Forget – PasseportSanté.net
1. Sun Q, Spiegelman D, White rice, brown rice, and risk of type 2 diabetes in US men and womenArch Intern Med. 2010 Jun 14;170(11):961-9.

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Maladies cardiovasculaires: attention au sucre ajouté

29 avril 2010 – Le sucre et les édulcorants naturels ajoutés aux aliments transformés feraient bondir le risque de souffrir demaladies cardiovasculaires en plus de contribuer à l’incidence de l’obésité et du diabète. C’est ce qu’indiquent les résultats d’une étude1 américaine menée auprès de 6 113 adultes suivis durant 7 ans.
Les chercheurs ont évalué, à l’aide de questionnaires, la consommation de sucre ajouté dans l’alimentation de chacun des sujets. Puis, ils ont soumis les participants à des tests visant à déterminer leurs taux de lipides sanguins : cholestérol (HDL et LDL) et triglycérides.
Les résultats indiquent que les sujets dont l’apport en sucre ajouté et en édulcorants représentait 10 % et plus de l’apport calorique global présentaient des taux de cholestérol HDL, le « bon cholestérol », nettement inférieurs à ceux dont l’apport en sucre ajouté ne dépassait pas 5 %.
En fait, la probabilité qu’ils présentent un faible taux de HDL – associé à une hausse du risque cardiovasculaire – augmentait de 50 % à 300 % par rapport aux sujets dont l’apport en sucre ajouté n’excédait pas 5 %. Par ailleurs, les taux sanguins de triglycérides augmentaient systématiquement en fonction de l’apport en sucre ajouté, ce qui est également associé à une augmentation du risque de souffrir de troubles cardiovasculaires.

Glucose, fructose, sirop de maïs…

Le sucre et les édulcorants naturels ajoutés peuvent prendre plusieurs formes : sirop de maïs, dextrose, fructose, glucose, jus de fruits concentrés, miel ou sucrose, pour n’en citer que quelques-unes2. Ces appellations apparaissent dans la liste des ingrédients sur l’emballage des produits.
Ces sucres entrent dans la composition d’une multitude d’aliments transformés, allant des boissons sucrées aux plats préparés, en passant par les conserves, les desserts, le pain, les céréales à déjeuner, etc.
De nombreuses études ont été menées pour déterminer l’impact de la consommation de divers types de corps gras sur les taux de lipides sanguins, mais la présente étude est la première à s’intéresser spécifiquement aux effets du sucre ajouté sur la lipidémie, soulignent les chercheurs.
Selon les auteurs de l’étude, la quantité de sucre ajouté aux aliments transformés a considérablement augmenté au cours des dernières décennies. Ce qui pourrait avoir contribué à l’augmentation de l’incidence des troubles cardiovasculaires aussi bien qu’à l’explosion des cas d’obésité et de diabète.
Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net
1. Welsh JA, Sharma A et alCaloric sweetener consumption and dyslipidemia among US adultsJAMA. 2010 Apr 21;303(15):1490-7.
2. Pour en savoir plus, consultez notre Petit glossaire des sucres.

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Quinoa

Quinoa



Noms communs : quinoa, ansérine quinoa, riz du Pérou, petit riz du Pérou.
Nom scientifique :
Chenopodium quinoa.
Famille :
chénopodiacées.

POURQUOI METTRE LE QUINOA AU MENU?

  • On le trouve souvent moins lourd que les autres grains.
  • Il resplendit dans les salades.
  • Il se prépare en deux temps trois mouvements.

  • Sa teneur en protéines est particulièrement élevée.
  • Il est riche en manganèse, en fer et en cuivre.

Profil santé

Contrairement au riz et au blé, le quinoa n’est pas une graminée. Il est plutôt considéré comme une « pseudo-céréale ». Le quinoa gagne à être connu, car il contient une grande quantité de protéines de haute qualité, des acides gras polyinsaturés et de nombreux micronutriments. Grâce à sa composition nutritionnelle, quelque peu différente de celle des autres céréales, et son goût unique, son inclusion au régime alimentaire permet d’apporter de la variété au menu.

Principes actifs et propriétés

Les produits céréaliers sont d’une grande importance pour notre alimentation. L’une des recommandations alimentaires de Santé Canada pour la santé des Canadiens conseille de donner « la plus grande part aux céréales, pains et autres produits céréaliers ainsi qu’aux légumes et aux fruits »1. Le Guide alimentaire canadien pour manger sainement tient compte de cette recommandation et insiste sur le choix de produits céréaliers à grains entiers ou enrichis2. Les autorités américaines, de leur côté, recommandent qu’au moins la moitié des produits céréaliers consommés soient à grains entiers3.

Ces recommandations sont basées sur les résultats de certaines études épidémiologiques qui indiquent que la consommation de grains entiers serait reliée à un risque moindre de maladies cardiovasculaires et de diabète4, de certains cancers5,6 et d’obésité7,8. Ces effets bénéfiques seraient reliés à la synergie entre les nombreux composés contenus dans les produits céréaliers à grains entiers, tels les fibres, les antioxydants, les vitamines et les minéraux. Comme la majorité de ces composés sont contenus dans le son et le germe9, on a avantage à consommer les céréales les moins raffinées possible.

Fibres alimentaires. Une portion de 125 ml de quinoa contient une quantité de fibres qui se rapproche de celle d’une tranche de pain de blé entier ou de celle de 125 ml de riz brun cuit. Les types de fibres retrouvés dans la farine de quinoa pourraient améliorer la digestibilité et l’absorption de cette « pseudo-céréale » dans le gros intestin10,11. De façon générale, une alimentation riche en fibres solubles peut aider au traitement des maladies cardiovasculaires et du diabète de type 2 en normalisant les taux sanguins de cholestérol, de glucose et d’insuline12. Les fibres insolubles, quant à elles, permettraient de maintenir une fonction intestinale adéquate. Une alimentation riche en fibres serait aussi associée à un plus faible risque de cancer du côlon12. Finalement, même si elles ne contiennent pas de calories, un apport élevé en fibres totales apporterait une plus grande sensation de satiété12.

Protéines. Le quinoa contient environ 15 % de protéines et sa composition en acides aminés est mieux balancée que celle de la majorité des autres céréales, telles que le millet, le sorgho, le riz, le blé et le maïs10,13-15. Les protéines servent surtout à former, à réparer et à maintenir en bon état les tissus, comme la peau, les muscles et les os. Elles servent aussi à la formation des enzymes digestives ainsi que des hormones. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (OAA) a observé que les protéines du quinoa, avec ou sans saponines16 (voir plus bas pour la définition des saponines), seraient équivalentes, en ce qui a trait à la qualité, à celles contenues dans le lait en poudre entier14,17. Cependant, ceci ne signifie pas que le quinoa peut remplacer le lait et les produits laitiers dans une alimentation équilibrée. Le quinoa et le lait proviennent de deux groupes alimentaires différents, chacun apportant des nutriments essentiels à l’organisme. Le quinoa est riche en acides aminés essentiels. On dit d’un acide aminé qu’il est essentiel lorsque l’organisme ne peut le fabriquer lui-même et qu’il doit être fourni par l’alimentation. Le quinoa a une teneur élevée en lysine, un acide aminé souvent manquant dans les produits céréaliers comme le blé et le maïs. Le quinoa a aussi un bon contenu en méthionine, en cystine, en arginine, en histidine et en isoleucine, ce qui en ferait un complément parfait pour les légumineuses, qui ont une faible proportion de certains de ces acides aminés essentiels15,17,18. Le quinoa a un faible pourcentage de prolamines (sorte de protéines), ce qui indique qu’il est sans gluten et donc intéressant pour les gens qui souffrent de la maladie coeliaque15. Dans une étude portant sur la satiété, la consommation de quinoa avant un repas n’a pas produit d’effet plus rassasiant que la consommation d’une quantité semblable de riz, malgré un contenu plus élevé en protéines (ainsi qu’en fibres)19. Certains macronutriments dont les protéines ont un effet rassasiant plus important que d’autres20-23. Le quinoa, vu son contenu élevé en protéines, pourrait donc potentiellement avoir un effet sur la satiété et donc sur la prise alimentaire comparativement à d’autres céréales. Cette hypothèse mérite d’être étudiée davantage.

Nutriments les plus importants

Voir la signification des symboles de classification des sources des nutriments

Excellente source Manganèse. Le quinoa est une excellente source de manganèse pour la femme et une bonne source pour l’homme, leurs besoins étant différents. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

Bonne source Fer. Le quinoa est une bonne source de fer pour l’homme et une source pour la femme, leurs besoins étant différents. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux).

Bonne source Cuivre. Le quinoa est une bonne source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

Source Phosphore. Le quinoa est une source de phosphore (voir notre fiche Palmarès des nutriments Phosphore). Deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium, le phosphore joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.

Source Magnésium. Le quinoa est une source de magnésium. Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.

Source Zinc. Le quinoa est une source de zinc. Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du foetus. Il interagit également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il participe à la synthèse (fabrication), à la mise en réserve et à la libération de l’insuline.

Source Vitamine B2. Le quinoa est une source de vitamine B2. Cette vitamine est aussi connue sous le nom de riboflavine. Tout comme la vitamine B1, elle joue un rôle dans le métabolisme de l’énergie de toutes les cellules. De plus, elle contribue à la croissance et à la réparation des tissus, à la production d’hormones et à la formation des globules rouges.

Que vaut une « portion » de quinoa?

Poids/volume

Quinoa cru, 20 g (donne environ ½ tasse (125 ml) de quinoa cuit)

Calories

75

Protéines

2,6 g

Glucides

13,8 g

Lipides

1,2 g

Fibres alimentaires

1,4 g

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2005.

Des saponines dans le quinoa

Les saponines sont des substances végétales produites principalement dans les plantes. Elles sont considérées comme étant des facteurs antinutritionnels, c’est-à-dire des substances qui nuisent à l’absorption et à l’utilisation par l’organisme de nutriments importants, tel que le fer16,24. C’est pour cette raison qu’elles doivent être éliminées avant la consommation25. Le quinoa présent dans nos supermarchés contient très peu de saponines puisqu’il en a été débarrassé par lavage.

La présence de saponines n’a pas que des effets néfastes. Des études indiquent des effets bénéfiques de différentes saponines sur la santé (antiallergique, anti-inflammatoire, prévention du cancer, hypocholestérolémiant…)25-27. Cependant, la majeure partie de ces études étant faites chez l’animal, de plus amples études chez l’humain s’avèrent nécessaires.

Les saponines ont aussi un intérêt pharmacologique, car elles pourraient modifier la perméabilité de l’intestin grêle et ainsi aider à l’absorption de médicaments spécifiques15,24. Les saponines du quinoa n’auraient pas d’effet négatif sur la qualité nutritionnelle des protéines du quinoa14. Les résultats d’une étude démontrent que le profil en acides aminés du quinoa était très similaire avant et après le lavage, ce qui pourrait signifier que le processus pour enlever les saponines ne modifie pas la composition en acides aminés des graines de quinoa. Pour extraire les saponines du quinoa, on doit tout d’abord polir les grains par frottage et ensuite les laver à l’eau16.

Un grain riche en huile

Avis aux végétariens
Le quinoa est doté de diverses caractéristiques nutritives à privilégier par les végétariens. Parmi celles-ci se retrouvent le fer, le zinc et la vitamine B2. De plus, le quinoa est riche en protéines végétales (15 %) de haute qualité. Sa teneur en protéines est plus élevée et sa composition en acides aminés est plus équilibrée que celles des autres céréales courantes10.

Lorsqu’on le compare à d’autres céréales, le quinoa a un contenu relativement élevé en huile, ce qui est une autre de ses caractéristiques nutritionnelles importantes. Son contenu en huile représente une moyenne de 5,8 % de sa masse à l’état naturel15. Les acides gras essentiels (acides linoléique et alpha-linolénique) représentent 55 % à 63 % des lipides présents dans cette huile. Malgré les hauts taux de ces acides gras essentiels, qui causent l’oxydation, l’huile extraite du quinoa est relativement stable à cause de son haut taux de vitamine E15,28.

Le quinoa contre l’anémie

Le quinoa est un aliment riche en fer non hémique (fer des végétaux) (1,85 mg de fer pour 20 g de quinoa). Il s’agit donc d’une bonne façon d’inclure plus de fer dans l’alimentation, spécialement pour les gens souffrant d’anémie. Il est à noter que le fer contenu dans les aliments d’origine végétale (comme le quinoa) est moins bien absorbé par l’organisme, comparativement au fer contenu dans les aliments d’origine animale. De plus, pour une meilleure absorption du fer non hémique, il est préférable de consommer soit au même repas, soit une heure avant ou après le repas, des aliments contenant de la vitamine C (par exemple des agrumes, des fraises, du cantaloup, des kiwis, du poivron, du chou).

Le quinoa, exempt de gluten

La maladie coeliaque touche environ 4 personnes sur 1 000 en Amérique du Nord. Les gens atteints de cette maladie souffrent d’intolérance permanente au gluten, une protéine qui se retrouve dans le grain de plusieurs céréales. Cette protéine est toxique pour les gens coeliaques et sa consommation peut entraîner des symptômes intestinaux, comme une malabsorption de plusieurs nutriments. Le traitement de cette maladie consiste à exclure totalement le gluten de l’alimentation. Puisque le quinoa n’en contient pas, il serait un aliment intéressant pour les personnes intolérantes au gluten. Par contre, une attention particulière doit être portée, car le quinoa peut être contaminé par des céréales contenant du gluten, dans les champs, au cours du transport, de la manipulation des grains ou au moment de la mouture. Il est donc important de choisir des farines et des produits alimentaires certifiés sans gluten, ces produits étant les plus sûrs. Malheureusement, tous les aliments sans gluten n’arborent pas ce symbole, d’où l’importance de savoir bien lire les étiquettes pour discerner les sources potentielles de gluten.

Section Profil Santé
Recherche et rédaction
: Stéphanie Gendreau, Dt.P., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.
Collaboration
: Hélène Gagnon et Jasmine Coulombe, étudiantes en nutrition, Université Laval.
Révision scientifique
: Véronique Provencher, Dt.P., M.Sc., candidate au doctorat, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.
Coordination
: Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval
mai 2006)

Le quinoa au fil du temps

Le terme « quinoa » vient du quechua, langue parlée par les Incas. Il est apparu en français en 1837 par le biais de l’espagnol.

Question de genre
En France, le terme « quinoa » est souvent employé au féminin, tandis qu’au Québec, il est toujours masculin.

On pense que la domestication du quinoa s’est faite en même temps que celle du lama, il y a 6 000 ans à 7 000 ans dans les Andes de l’Amérique du Sud, la plante et l’animal vivant en mutuelle dépendance depuis des temps immémoriaux. D’autant plus que le quinoa était, et est toujours, l’une des rares plantes à pouvoir survivre dans le milieu inhospitalier de l’Altiplano andin, où vivait le guanaco, ancêtre du lama. Enrichi par le fumier des animaux, le sol des enclos primitifs construits par les premiers éleveurs agriculteurs constituait un milieu idéal pour la germination des graines de quinoa qui avaient échappé au processus de digestion. Dans ces conditions, la plante croissait rapidement et devait donner d’excellents rendements, ce qui n’a certainement pas échappé aux humains en quête de grains pour se sustenter.

Plante sacrée des Incas, qu’ils qualifiaient de chisiya mama, littéralement « graine mère », le quinoa a largement contribué à l’expansion de cette grande civilisation. Toutefois, les Espagnols considéreront le grain indigène avec mépris et en interdiront la culture au profit de celle du blé et de l’orge. Si bien qu’au cours des quatre siècles suivants, il périclitera, ne persistant que dans les endroits incultes et éloignés des centres de décision de l’administration espagnole. Encore aujourd’hui, il est la principale source de protéines pour la majorité de la population dans l’Altiplano Sud de la Bolivie. En effet, sur les 25 000 familles qui y vivent, on estime que près de 20 000 en dépendent entièrement pour leur subsistance, à l’exclusion de tout autre type de culture ou d’élevage.

Dans les années 1970, les Occidentaux prennent conscience de la nécessité de modifier leurs habitudes alimentaires et découvrent le précieux grain des Incas, dont la teneur en protéines et, surtout, la qualité de ces dernières, surpassent celles des céréales classiques. Si bien que sa consommation augmente progressivement en Europe et en Amérique du Nord, tandis qu’en Amérique du Sud, en dehors de quelques régions éloignées, on observe le phénomène contraire.

De nombreux facteurs sont invoqués pour expliquer cette situation, notamment le fait qu’il en coûte moins cher d’importer du blé des États-Unis et du Canada que de produire du quinoa sur place, et que ce dernier souffre toujours d’un problème d’image. En effet, malgré sa richesse nutritionnelle, il reste, dans l’esprit des consommateurs, un grain de troisième ordre. D’où la décision récente des gouvernements de la Bolivie et du Pérou de subventionner des programmes d’aide alimentaire dans lesquels il tient une plus grande place, et de le valoriser comme authentique produit du terroir auprès de la classe moyenne.

Dans ces deux pays, on produit commercialement de la farine, des tortillas, des flocons, des préparations à crêpes et des grains soufflés. Impanifiable, sa farine permet tout de même d’enrichir le pain à hauteur de 30 %, tandis qu’elle peut entrer pour 40 % dans la composition des pâtes alimentaires et pour 60 % dans celle des biscuits. On songe d’ailleurs à l’établir dans les pays d’Afrique où la malnutrition est chronique.

Le quinoa est aujourd’hui cultivé dans d’autres pays, notamment aux États-Unis et au Canada, et des expériences sont en cours pour le cultiver en Europe. Toutefois, certains affirment que le Quinoa Real, qui est produit dans le climat hostile de l’Altiplano bolivien, est de loin le meilleur.

Usages culinaires

Bien choisir

On trouve, dans le commerce, des grains de quinoa, de la farine (crue ou grillée), des flocons ainsi que diverses préparations boulangères. Les pâtes alimentaires à base de quinoa contiennent habituellement d’autres grains, comme le blé et le maïs.

Préparation

Les grains vendus en Amérique du Nord et en Europe sont généralement débarrassés des saponines que contient l’écorce, mais il est important de les rincer tout de même à grande eau afin d’éliminer tout résidu de ces substances, au risque qu’elles donnent un goût amer au plat. Rincer jusqu’à ce que l’eau soit limpide.

Cuisson : deux parties d’eau ou de bouillon pour une partie de quinoa. Cuire environ 20 minutes ou jusqu’à ce que le grain soit translucide et que le germe blanc forme une spirale visible à l’extérieur du grain. On peut faire griller les grains à sec dans une poêle avant la cuisson à l’eau, ce qui fera ressortir leur saveur.

Apprêts culinaires

Le quinoa peut remplacer les autres grains dans pratiquement toutes les recettes, par exemple le boulghour dans la salade de taboulé, la semoule de blé dans le couscous ou le riz dans le risotto. Voici quelques autres suggestions.

  • L’ajouter aux soupes, par exemple, cette soupe aux champignons : faire dorer des tranches de champignons de Paris et de shiitakes et les réserver. Faire revenir des oignons et du céleri, ajouter du quinoa et cuire deux minutes. Ajouter des dés de pommes de terre et des rondelles de carottes, du bouillon, sel, poivre, thym, et cuire jusqu’à ce que les pommes de terre soient tendres. Ajouter les champignons et garnir de persil.
  • L’intégrer dans les soufflés, omelettes, quiches.
  • Tomates farcies : mélanger quinoa cuit, fruits séchés mis à tremper une heure dans l’eau, raisins frais fendus en deux, amandes hachées, vert de ciboule, épices (cardamome, muscade, poivre noir, graines de coriandre moulues, gingembre en poudre). Mettre à refroidir quelques heures, puis farcir les tomates de ce mélange.
  • Pilaf : faire sauter des oignons, des poivrons rouges, verts et jaunes, du céleri, des carottes et de l’ail; ajouter du quinoa, revenir quelques minutes, puis ajouter de l’eau ou du bouillon. Garnir d’amandes effilées et d’origan.
  • Farcir une volaille d’un mélange de quinoa cuit, noix rôties à sec, oignon, ail, champignons et céleri revenus dans l’huile d’olive, assaisonnée de sauge, de romarin, de thym et de persil. Pour varier, mettre moitié quinoa, moitié riz sauvage.
  • Salade de pâtes de quinoa à l’orientale : cuire les pâtes en suivant les instructions et les refroidir sous l’eau. Rôtir à sec des graines de sésame; blanchir des pois mange-tout et les rafraîchir sous l’eau; faire revenir des morceaux de poulet dans l’huile jusqu’à ce qu’ils soient bien cuits. Mélanger tous ces ingrédients avec les pâtes, des amandes effilées, de l’ail et du gingembre hachés, de la ciboule émincée et une vinaigrette à base d’huile d’olive additionnée d’un peu d’huile de sésame, de jus de citron, de sauce soya, de miel et de piment fort.
  • Burgers de quinoa : lier les grains cuits avec un oeuf et de la mie de pain, ajouter des carottes, de l’oignon, du céleri et de l’ail émincés, former des galettes et cuire à la poêle. Servir avec un coulis de tomate ou de poivron, ou une sauce au yogourt, à l’ail et au persil.
  • Préparer un chili sans viande avec du quinoa, des haricots rognons, des tomates, de la poudre de chili et des légumes (carottes, oignon, céleri) émincés.
  • Salade amérindienne : quinoa, grains de maïs sucré, pois verts, tomates, piment jalapeno, coriandre hachée.
  • Quinoa à l’indienne : faire revenir des échalotes et du gingembre frais dans l’huile d’olive. Ajouter le quinoa ainsi que des épices moulues (cardamome, cumin, Cayenne, coriandre), de l’eau ou du bouillon, et cuire dix ou quinze minutes. Faire griller des pignons à sec dans une poêle et les ajouter, avec des raisins secs, au quinoa cuit.
  • On peut en faire un pouding sucré, selon le principe du pouding au riz ou au pain.

Conservation

Conserver les grains au frais, au sec et à l’abri de la lumière, et la farine au réfrigérateur ou au congélateur.

Écologie et environnement

Des saponines à laver et pour laver
Les saponines présentes dans l’écorce du quinoa jouent un rôle de répulsif contre les insectes et les oiseaux. Mais elles ont un goût amer. On les élimine donc après la récolte. Toutefois, l’eau de traitement qui est chargée de ces substances pollue l’environnement, si bien que des chercheurs se penchent aujourd’hui sur les moyens à prendre pour les récupérer. On sait, par exemple, que traditionnellement, les Indiens se servaient de l’eau de rinçage du quinoa comme shampoing.

Il y a une quarantaine d’années, un groupe de personnes de Riobamba, ville commerciale située en plein coeur des montagnes et hautes vallées de l’Équateur, mettait sur pied une radio communautaire (ERPE ou Escuelas Radiofonica Populares del Ecuador) à visée éducative et culturelle. Manquant de ressources, ses promoteurs décidèrent de la financer en cultivant du quinoa biologique sur une terre de quelques hectares. À cette époque, ce grain avait pratiquement disparu du paysage équatorien et ne figurait plus au menu depuis belle lurette.

Les animateurs parlèrent de leur expérience sur les ondes et, en peu de temps, ils furent inondés d’appels téléphoniques de la part d’auditeurs souhaitant obtenir de l’information sur la culture biologique du quinoa. Entre-temps, ils firent la promotion de leur produit dans les foires commerciales, suscitant un vif intérêt à l’étranger. De simple radio communautaire, l’organisme se transforma en entreprise de conseil technique et agricole auprès des cultivateurs et mit sur pied l’un des réseaux d’achat et de vente les plus importants du pays. De 1997 à 2002, le nombre de familles équatoriennes qui cultivaient du quinoa pour ce réseau passa de 220 à 4 000, tandis que la récolte, initialement de quelques milliers de kilos, atteignait les 700 tonnes. Aujourd’hui, l’ERPE est pleinement accréditée par un organisme de certification biologique allemand et compte vendre ses produits dans toute l’Europe.

En récompense de ses efforts, l’ERPE recevait, en 2000, le prix Slow Food pour avoir rétabli en Équateur une culture indigène qui avait disparu et permis aux petits paysans du pays d’en vivre dans le respect de l’environnement.

Sections Le quinoa au fil du temps, Usages culinaires, Conservation, Écologie et environnement
Recherche et rédaction :
Paulette Vanier

Coordination du contenu : Josiane Cyr, Dt. P., nutritionniste

Fiche mise à jour : mai 2006

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Bibliographie

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Notes

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Régime: l’exercice physique aide à ne pas reprendre de gras viscéral

17 novembre 2009 – Faire régulièrement de l’exercice physique après un régime empêcherait le retour du gras viscéral, responsable entre autres du diabète et des maladies cardiovasculaires. Ce sont les conclusions d’une étude américaine menée auprès de 97 femmes.

Selon les résultats, deux séances de 40 minutes d’exercices physiques par semaine suffiraient à ne plus reprendre de gras viscéral. Les exercices aérobiques (marche et jogging) et de résistance (squat, redressements assis, flexion des jambes, exercices avec poids, etc.) sont ceux qui ont donné les meilleurs résultats.

Dans la plupart des cas, les personnes actives physiquement n’ont pas regagné de gras viscéral tandis que celles qui ont arrêté de s’entraîner ou qui n’ont jamais fait d’exercice en ont regagné en moyenne 33 %.

Soulignons que même si les participantes actives n’ont pas regagné de gras viscéral, elles ont toutefois repris du poids (3,5 kilos en moyenne), mais moins que celles qui ne faisaient pas d’activité physique (6 kilos en moyenne).

Les participantes ont été réparties en 3 groupes distincts. Le 1er groupe respectait un programme d’entraînement physique en aérobie. Le 2e groupe pratiquait des exercices de résistance tandis que le 3e groupe ne faisait aucune activité physique.

Au départ, les participantes ont été soumises à une diète stricte jusqu’à ce qu’elles atteignent un indice de masse corporelle plus petit que 25. Au total, la perte de poids moyenne pour l’ensemble des participantes a été de 11 kilos. Elles ont été suivies durant 1 an suivant la perte de poids.

Le gras viscéral est logé dans la cavité abdominale, sous les muscles de l’abdomen. Il est particulièrement insidieux parce qu’il est invisible et encercle les organes vitaux. Plus la graisse viscérale s’accumule, plus grandes sont les probabilités d’être atteints de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Danny Raymond – PasseportSanté.net

1. Hunter GR, Brock DW, et al.Exercise training prevents regain of visceral fat for 1 year following weight loss, Obesity, 2009 Oct 8.

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Diabète de type 2

Voir la section spéciale Diabète

Diabète de type 2



Diabète de type 2 : qu’est-ce que c’est?

Le diabète de type 2 survient lorsque l’organisme devient incapable de réguler la glycémie, c’est-à-dire le taux de glucose ou de « sucre » dans le sang. Cette maladie touche davantage les adultes obèses ou ayant un surplus de poids.

Chez une personne atteinte de diabète de type 2, la glycémie se maintient au-dessus des valeurs normales. À long terme, si la glycémie n’est pas abaissée par des traitements, cela peut causer de graves problèmes de santé.

Cette maladie chronique demande un traitement individualisé et une surveillance étroite par la personne atteinte et l’équipe médicale. Les saines habitudes de vie sont à la base du traitement. Au besoin, des médicaments peuvent être utilisés. Puisque les injections d’insuline sont rarement nécessaires, on lui donne aussi le nom de diabète non insulinodépendant (DNID), par opposition au diabète de type 1.

Une maladie en progression

Le nombre de personnes atteintes du diabète de type 2 a progressé rapidement dans le monde au cours de la dernière décennie et continue de le faire. Au Canada, en 2008, 8,6 % des gens âgés de 45 ans à 64 ans ont déclaré avoir reçu un diagnostic de diabète, comparativement à 6,8 % en 2003. Chez les 65 ans et plus, la prévalence est passée de 13,5 % en 2003, à 16 % en 2008. On estime que le diabète de type 2 représente au moins 90 % de ces cas de diabète.

Le diabète de type 2 se manifeste généralement passé l’âge de 40 ans, mais atteint aujourd’hui de plus en plus d’enfants et d’adolescents.

L’alimentation riche en gras et en sucre ainsi que la sédentarité sont les facteurs qui contribuent le plus à ce phénomène, car ils causent le surplus de poids. Avec le temps, l’accumulation de gras dans les organes cause une résistance à l’insuline. Cette résistance à l’insuline est le premier pas vers le diabète de type 2.

Il faut savoir que l’insuline est la « clé » qui permet aux muscles et au foie, par exemple, d’absorber le glucose (le sucre), source importante d’énergie. Chez une personne résistante à l’insuline, cette clé fonctionne moins bien ou plus du tout. Ainsi, le glucose reste dans le sang et la glycémie s’élève progressivement. L’insuline est sécrétée par le pancréas. Au début, pour compenser cette résistance à l’insuline, le pancréas se met à en produire davantage. Cependant, avec le temps, le pancréas s’épuise. Par conséquent, la sécrétion d’insuline diminue et, dans certains cas, cesse complètement.

Le diabète de type 2 est donc le résultat de deux phénomènes : d’abord une résistance à l’insuline, ensuite l’épuisement du pancréas.

Diagnostic

Comme le diabète de type 2 s’accompagne rarement de symptômes à ses débuts, on le découvre souvent de façon fortuite au cours d’un examen médical de routine.

Des tests de glycémie permettent de le détecter : un test de glycémie à jeun ou au hasard et, parfois, un test d’hyperglycémie provoquée. Ce dernier test consiste en une lecture de la glycémie 2 heures après avoir ingéré un jus sucré contenant 75 g de glucose.

Même si les résultats sont normaux, il est habituellement recommandé de passer ces examens à intervalles réguliers afin de dépister la maladie le plus tôt possible.

Complications possibles

Pour des renseignements sur les complications aiguës (hypoglycémie et hyperglycémie, engendrées par l’ajustement du traitement; syndrome d’hyperglycémie hyperosmolaire chez les diabétiques non traités), consultez notre fiche Diabète (vue d’ensemble).

À long terme, plusieurs diabétiques voient leur état de santé s’aggraver en raison de leur maladie, surtout si le diabète n’est pas bien contrôlé et suivi. Une glycémie élevée de façon chronique peut notamment être à l’origine d’une perte de vision irréversible, de douleurs en raison d’atteintes des nerfs, de maladies cardiovasculaires et d’insuffisance rénale. Pour plus de renseignements, veuillez consulter notre fiche Complications du diabète.

Symptômes

Dans un premier temps, la personne atteinte ne présente pas ou peu de symptômes. Il s’agit donc d’une forme insidieuse de diabète qui peut passer inaperçue durant des années. Certaines personnes peuvent présenter des symptômes causés par l’hyperglycémie, qui s’apparentent alors à ceux du diabète de type 1.

  • Une envie fréquente d’uriner, surtout la nuit. Les reins produisent plus d’urine pour tenter d’éliminer le surplus de glucose dans le sang.
  • Une augmentation de la soif et de la faim.
  • Une perte de poids.
  • Une fatigue excessive, qui se remarque surtout après les repas.
  • Une vision trouble.

Remarque. Des infections plus fréquentes, une guérison plus lente des plaies ou une perte de sensibilité aux pieds sont quelques-uns des signes possibles de complications. Il est alors nécessaire de consulter son médecin sans tarder. Voyez aussi notre fiche Complications du diabète.

Personnes à risque

  • Les personnes dont un parent du premier degré (mère, père, frère ou soeur) est atteint de diabète de type 2.
  • Les personnes ayant un surplus de poids, surtout lorsque la masse adipeuse se concentre dans l’abdomen plutôt qu’aux hanches et aux cuisses. En effet, le gras logé dans les organes de l’abdomen (surtout le foie) est celui qui nuit à la fonction de l’insuline.

Facteurs de risque

  • Avoir un mode de vie sédentaire et consommer un excès de calories. Chez 80 % des diabétiques de type 2, un surplus de poids a contribué à l’apparition de la maladie.
  • Avoir souffert de diabète gestationnel ou avoir donné naissance à un bébé pesant plus de 4 kg.
  • Avoir un syndrome métabolique. En clinique, le médecin évaluera la présence des facteurs suivants (trois suffisent au diagnostic) :
    – une obésité abdominale, déterminée par la mesure du tour de taille;
    – un taux élevé de triglycérides sanguins;
    – un faible taux de HDL sanguin, un bon type de cholestérol;
    – une hypertension artérielle (60 % des diabétiques non diagnostiqués font de la haute pression);
    – une glycémie élevée à jeun.

Prévention du diabète de type 2

Mesures de dépistage

La nécessité du dépistage en l’absence de symptômes sera évaluée avec le médecin.

Les experts croient que plus on détecte tôt la maladie – même avant l’apparition des symptômes – et qu’on intervient tôt pour rétablir la glycémie, plus le risque de complications s’amenuise (troubles cardiovasculaires, affections oculaires, rénales ou neurologiques, etc.). On dispose de plus en plus de preuves de l’efficacité d’une intervention précoce.

Voici les recommandations de l’Association canadienne du diabète, auxquelles se réfèrent les médecins39 :

  • L’évaluation du risque de diabète chez les adultes devrait être faite par le médecin lors de l’examenannuel.
  • Un test de glycémie à jeun devrait être entrepris tous les 3 ans chez tous les adultes à partir de 40 ans, symptômes ou pas. Ce dépistage devrait être fait plus fréquemment lorsque des facteurs de risque ont été trouvés. Un test d’hyperglycémie provoquée peut être entrepris pour investiguer plus à fond ou établir le diagnostic.
  • Le dépistage de la maladie chez les enfants à haut risque tous les 2 ans est conseillé.

Mesures préventives de base

Contrôle du poids, saine alimentation et exercice physique

L’embonpoint a pour effet de faire augmenter les besoins en insuline et de surmener le pancréas. C’est par l’indice de masse corporel (IMC) qu’on détermine le poids santé d’une personne. Calculez le vôtre à l’aide de notre test Indice de masse corporelle (IMC) et tour de taille.

Une alimentation saine et variée aide à maintenir un poids santé. Elle permet aussi de maintenir une glycémie relativement stable tout au long de la journée, de même qu’une bonne tension artérielle. Pour ce faire, mangez autant que possible 3 repas par jour à des heures régulières, évitez les excès de gras animal et de sucres ajoutés (glucose, fructose, dextrose, etc.) et privilégiez les aliments riches en fibres. Pour un aperçu des principes de base à respecter, consultez notre article Comment bien manger?

La pratique régulière d’activités physiques contribue également à maintenir un poids santé ou à éliminer les kilos superflus le cas échéant. De plus, le fait d’être actif fait en sorte que l’insuline agit plus efficacement. On recommande généralement un minimum de 30 à 60 minutes d’activité physique, idéalement tous les jours, sinon au moins 5 jours par semaine (marche rapide, nage, jogging, cyclisme, etc.). Il est important d’y aller de façon graduelle, donc d’augmenter peu à peu la durée et l’intensité de l’activité. Plusieurs périodes courtes peuvent être aussi bénéfiques que des périodes continues. Pour obtenir des conseils sur des façons d’intégrer des activités dans votre quotidien, consultez notre section Être en forme.

Mesures pour prévenir les complications

L’autosurveillance quotidienne de la glycémie à l’aide d’un lecteur de glycémie ainsi que le suivi médical du taux d’hémoglobine glycosylée (HbA1c) dans le sang (au moins 2 fois par année) peuvent prévenir de nombreuses complications. Le taux d’hémoglobine glycosylée reflète la moyenne des glycémies au cours des 3 derniers mois.

Les cibles à viser qui reflètent un bon contrôle :

  • une glycémie de 4 mmol/l à 7 mmol/l avant les repas;
  • un taux d’hémoglobine glyquée inférieur à 7 %.

Consultez la section Prévention de notre fiche Complications du diabète.

Traitements médicaux du diabète de type 2

Les diabétiques peuvent espérer mener une vie active, autonome et dynamique à condition de respecter une discipline assez stricte :

– le contrôle du glucose sanguin à l’aide d’un lecteur de glycémie;
– un régime alimentaire approprié;
– un programme d’activité physique.

Pour plus de détails concernant le mode de vie à adopter en cas de diabète de type 2, voyez notre fiche Diabète (vue d’ensemble) dans laquelle vous trouverez :

– un schéma de l’absorption du glucose;
– une vidéo montrant comment utiliser un lecteur de glycémie;
– un tableau des valeurs glycémiques optimales pour les adolescents et les adultes diabétiques;
– un plan d’alimentation (à ce sujet, voir aussi notre fiche Diète spéciale: Diabète).
– des suggestions d’exercices physiques;
– des moyens pour gérer le stress.

Pour certains, l’observance assidue de ce mode de vie suffira à contrôler la glycémie tandis que, pour d’autres, il faudra aussi intervenir médicalement. Le but du traitement est de maintenir la concentration de glucose (sucre) dans le sang dans l’écart normal. Les moyens d’y arriver diffèrent d’une personne à l’autre.

Médicaments

Les médecins peuvent avoir recours aux médicaments antidiabétiques suivants, qui ont tous pour effet de diminuer la glycémie ou d’aider à la contrôler :

  • les biguanides, telle la metformine (Glucophage® ou Glumetza®), qui diminuent la résistance à l’insuline, ce qui aide l’organisme à utiliser plus efficacement le glucose; ils favorisent aussi la perte de poids;
  • les sécrétagogues d’insuline, qui comprennent les sulfonylurées (Diabinèse®, Diamicron®, Diabeta®) et les méglitinides (Starlix®, GlucoNorm®); ils stimulent la production d’insuline par le pancréas par différents mécanismes, mais peuvent causer des hypoglycémies;
  • les thiazolidinédiones, une classe de médicaments qui comprend la rosiglitazone (Avandia®) et la pioglitazone (Actos®), améliorent la glycémie en diminuant la résistance à l’insuline (ces médicaments sont contre-indiqués aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque);
  • les inhibiteurs de l’alpha-glucosidase (l’acarbose (Glucobay®) ont pour effet de prolonger l’absorption des glucides; ils doivent être pris au moment d’un repas pour être efficaces et peuvent entraîner des ballonnements et des flatulences en raison des sucres non-absorbés.
  • les incrétines, une nouvelle famille de médicaments dont fait partie le Januvia® (la sitagliptine), agissent en augmentant la sécrétion d’insuline après un repas, sans causer d’hypoglycémies; ils ont un effet neutre sur le poids.

Le traitement à l’insuline (par des injections) est le plus souvent utilisé dans les cas plus aigus ou après plusieurs années de médication orale. En effet, des injections d’insuline peuvent s’imposer lorsque les médicaments ne suffisent plus, car la sécrétion d’insuline diminue avec le temps chez les diabétiques de type 2. Cela peut aider à prévenir les complications du diabète. Il arrive que l’insulinothérapie soit entreprise comme traitement initial, au lieu des médicaments par voie orale, mais cela demeure exceptionnel.

Lorsque l’obésité est importante, la prise de médicaments qui favorisent la perte de poids peut être envisagée (Xenical®, Meridia®) en complément au traitement. Il s’agit d’une approche recommandée depuis 2008 par l’Association canadienne du diabète et l’Association américaine du diabète. Ces médicaments sont cependant rarement utilisés, notamment en raison de leur coût élevé.

L’opinion de notre médecin

Si vous êtes atteint de diabète de type 2, vous pouvez exercer un certain contrôle sur votre maladie en prenant part activement à votre traitement. En surveillant votre glycémie, vous savez immédiatement si votre diabète est bien contrôlé ou non. Les outils pour améliorer votre glycémie sont nombreux. L’adoption de saines habitudes de vie est à la base du traitement.

Le but est d’atteindre et de conserver une moyenne glycémique acceptable, sans crises d’hypoglycémie. Cette moyenne est reflétée par la mesure de l’hémoglobine glyquée. Vous pouvez demander à votre médecin qu’il vous fasse part de vos résultats afin que vous sachiez où vous vous situez par rapport aux cibles.

Le diabète est une maladie exigeante. Vous avez au moins l’avantage de pouvoir changer l’évolution de votre maladie en vous impliquant dans votre traitement. Vous en récolterez des bénéfices à long terme.

Enfin, plusieurs avenues ont été étudiées pour prévenir cette maladie incurable, incluant des médicaments. Le Diabetes Prevention Program a démontré qu’une activité physique de 30 minutes par jour ainsi qu’une perte de poids de 5 % à 7 % (environ 15 livres) a permis de diminuer le risque de diabète de plus de la moitié chez les personnes à risque. Ces recommandations sont réalisables et dépourvues d’effets secondaires. Et surtout, elles apporteront des bienfaits sur la santé qui dépassent largement la prévention du diabète.

Dre Fabienne Langlois, résidente en endocrinologie

Révision médicale (octobre 2009) : Dre Fabienne Langlois, M.D., résidente en endocrinologie, Chaire Lucie et André Chagnon pour l’enseignement d’une approche intégrée en prévention, Université de Sherbrooke
Révision médicale (novembre 2003) :
Dre Maria Garrido, M.D., endocrinologue

Approches complémentaires

Avertissement. L’automédication en cas de diabète peut entraîner de graves problèmes. Lorsqu’on entreprend un traitement ayant pour effet de modifier son taux de glucose sanguin, il faut surveiller sa glycémie de très près. Il est aussi nécessaire d’avertir son médecin afin qu’il puisse, au besoin, revoir la posologie des médicaments hypoglycémiants classiques.

En traitement

Efficacité possible

Ginseng, glucomannane, psyllium

Voir la légende des symboles

Efficacité incertaine

Avoine, chrome, fenugrec, tai-chi

Usage traditionnel

Aloès, bleuet ou myrtille, gymnéma, momordique, nopal

Approches à considérer

Naturopathie

Efficacité possible Ginseng (Panax ginseng et Panax quinquefolium). Un nombre croissant d’études de bonne qualité tendent à valider l’usage traditionnel des racines et radicelles du ginseng pour traiter le diabète, mais des essais portant sur un plus grand nombre de sujets permettraient d’arriver à des conclusions plus solides4. Le ginseng contribuerait à normaliser la glycémie.

Efficacité possible Glucomannane. Le glucomannane est une fibre soluble, semblable au psyllium, mais encore plus absorbante et émolliente que ce dernier. Il est composé de farine de konjac, dans une forme purifiée. Les résultats de plusieurs essais cliniques indiquent que la prise de glucomannane peut être utile pour réduire ou contrôler le taux de glycémie chez les personnes diabétiques ou obèses5-11.

Efficacité possible Psyllium (Plantago ovata). L’effet principal de la prise de psyllium au moment d’un repas est de faire baisser l’index glycémique total du repas. Cela fait en sorte qu’après le repas, les taux de glucose et d’insuline diminuent de 10 % à 20 %. L’action du psyllium est comparable à celle de l’acarbose, un médicament utilisé par certains diabétiques de type 2 : il ralentit l’assimilation des glucides dans le système digestif12.

Efficacité incertaine Avoine (Avena sativa). Des recherches indiquent que la consommation de flocons d’avoine contribue à prévenir la hausse du taux de glucose sanguin à la suite d’un repas (l’hyperglycémie postprandiale)13,14 et qu’elle peut permettre un meilleur contrôle du taux de glucose à long terme15. En effet, comme le psyllium, elle contient beaucoup de fibres solubles, ce qui ralentit la vidange gastrique.

Efficacité incertaine Chrome. Le chrome est un oligo-élément essentiel à la santé humaine, présent naturellement dans plusieurs aliments. Il augmente notamment la sensibilité des tissus à l’insuline, ce qui contribue à normaliser le taux de sucre dans le sang. L’utilisation de suppléments de chrome par des personnes atteintes du diabète est controversée étant donné la qualité très variable des études menées jusqu’à présent.

Efficacité incertaine Fenugrec (Trigonella foenum-graecum). Les résultats de quelques études cliniques menées sur des diabétiques ont démontré que les graines de fenugrec pourraient contribuer à la régulation du taux de glucose sanguin en cas de diabète de type 216-18. Bien que prometteurs, ces essais comportaient un certain nombre de failles, si bien qu’il n’est pas possible pour l’instant de suggérer un protocole de traitement19.

Efficacité incertaine Tai-chi. Quelques chercheurs ont émis l’hypothèse que le tai-chi pourrait contribuer à régulariser le taux de glucose sanguin chez les diabétiques. Jusqu’à maintenant, les différentes études ont présenté des résultats contradictoires20-23. Certaines études font état d’améliorations, d’autres non.

Usage traditionnel Aloès (Aloe vera). On compte l’aloès parmi les plantes auxquelles la médecine ayurvédique attribue des propriétés hypoglycémiantes ou antidiabétiques24. Les études menées jusqu’à présent tendent à confirmer cet usage, mais sont peu nombreuses25-27.
Dosage

Bien que l’efficacité du gel comme substance hypoglycémiante ne soit pas clairement établie, on recommande habituellement de prendre 1 c. à table, 2 fois par jour, avant les repas.

Usage traditionnel Bleuet ou myrtille (Vaccinium myrtilloides et Vaccinium myrtillus). En Europe, on utilise les feuilles de myrtille depuis plus de 1 000 ans pour faire baisser le taux de glucose sanguin. Des essais menés sur des animaux tendent à confirmer cet usage traditionnel. L’usage des feuilles de bleuet (myrtille) pour cette maladie n’a pas fait l’objet d’essais sur les humains.
Dosage

Les praticiens recommandent d’infuser 10 g de feuilles dans 1 litre d’eau bouillante et de prendre de 2 à 3 tasses de cette infusion par jour.

Usage traditionnel Gymnéma (Gymnema sylvestre). Dans de nombreux pays (Inde, Japon, Vietnam, Australie…), les médecins traditionnels emploient le gymnéma pour faire baisser le taux de glucose chez les diabétiques24,28,29. Cependant, aucun essai clinique à double insu avec placebo n’a été mené, si bien qu’on ne dispose pas de preuves scientifiquement valables de son efficacité.
Dosage

Plutôt que les feuilles séchées, on utilise de nos jours un extrait normalisé à 24 % d’acide gymnémique. Cet extrait, souvent désigné sous le nom de GS4, constitue la matière première de la majorité des produits du commerce. Prendre de 200 mg à 300 mg de cet extrait, 2 fois par jour en mangeant.

Usage traditionnel Momordique (Momordica charantia). La momordique, aussi appelée margose, est une plante grimpante tropicale qui produit des fruits dont l’apparence rappelle le concombre. Traditionnellement, plusieurs peuples se sont servis de ses fruits pour traiter une foule de maux. La consommation de jus de fruits frais aiderait notamment à réguler la glycémie des personnes diabétiques, par une action hypoglycémiante. Cet effet a été confirmé par plusieurs essais in vitro et sur des animaux. Les études chez l’humain en sont au stade préliminaire.
Dosage

Traditionnellement, on recommande de boire de 25 ml à 33 ml de jus du fruit frais (à peu près l’équivalent de 1 fruit), de 2 à 3 fois par jour avant les repas.

Usage traditionnel Nopal (Opuntia ficus indica). Les tiges du nopal, un cactus des régions désertiques du Mexique, ont été utilisées en médecine traditionnelle pour réduire le glucose sanguin à jeun des diabétiques. Cet effet a pu être observé lors de quelques essais cliniques menés par des chercheurs mexicains30-35. Riche en fibres alimentaires, le nopal agirait principalement en diminuant l’absorption du glucose.
Dosage

Au cours des études ayant donné des résultats positifs, on a utilisé 500 g de chair de nopal grillé par jour.

Approches à considérer Naturopathie. Le naturopathe américain J.E. Pizzorno suggère notamment aux diabétiques de prendre un supplément de multivitamines et de minéraux36, car la maladie engendrerait un besoin accru en nutriments. Selon son expérience, cette pratique améliore le contrôle du glucose sanguin et contribue à prévenir les principales complications du diabète. Une étude à double insu avec placebo, menée auprès de 130 sujets (de 45 ans et plus), indique pour sa part que les personnes souffrant de diabète ayant pris durant 1 an une multivitamine ont eu moins d’infections respiratoires et de grippes que les sujets diabétiques non traités37.
De plus, le naturopathe considère important que les diabétiques consomment une grande quantité de flavonoïdes pour leur effet antioxydant, sous forme alimentaire (présents majoritairement dans les fruits et les légumes, et en quantité plus importante dans les petits fruits, l’artichaut, l’oignon, l’asperge, le chou rouge et les épinards) ou par la prise de suppléments. Il y aurait davantage de réactions d’oxydation et d’inflammation dans l’organisme des personnes atteintes de diabète. Ces mesures ne traitent pas le diabète, mais pourraient améliorer l’état de santé global. Voyez notre fiche Naturopathie.

L’avis de notre pharmacien

Les produits naturels ont-ils leur place dans le traitement du diabète?

Sites d’intérêt

Canada

Diabète Québec
Cette association a pour mission d’informer sur le diabète et de favoriser la recherche sur cette maladie. Diabète Québec fournit aussi des services et défend les intérêts socio-économiques des personnes atteintes.
www.diabete.qc.ca
Voir les suggestions de livres de recettes dans la section Livres et matériel :
www.diabete.qc.ca

Canadian Diabetes Association (Association canadienne du diabète)
Site très complet en anglais (certains documents sont offerts en français) :
www.diabetes.ca.
À signaler notamment dans ce site, à propos de l’exercice :
Physical Activity and Diabetes

www.diabetes.ca

Santé Canada – Le diabète
Un dossier à jour sur le diabète, en français et en anglais.
www.hc-sc.gc.ca
Programmes et services aux diabétiques :
www.phac-aspc.gc.ca
Programme de prévention auprès des populations autochtones :
www.hc-sc.gc.ca

Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

États-Unis

American Diabetes Association
www.diabetes.org

International

Fédération Internationale du Diabète
Pour ses articles d’actualité, la présentation de données épidémiologiques, l’annonce des congrès internationaux, etc. (en anglais seulement, traductions française et espagnole en développement).
www.idf.org

Groupes de soutien

Consulter la liste des groupes de soutien Diabète.

Recherche et rédaction : Marie-Michèle Mantha, M.Sc. et Pierre Lefrançois
Mise à jour :
septembre 2009

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Bibliographie

Ask DrWeil, Polaris Health (Ed). Health Centers – Diabetes, DrWeil.com. [Consulté le 2 septembre 2009]. www.drweil.com
Canadian Diabetes Association. [Consulté le 2 septembre 2009]. www.diabetes.ca
Centre Duke de médecine intégrée (Duke University Health System). Encyclopédie pratique de nouvelle médecine occidentale et alternative, Robert Laffont, France, 2007.
Côté, Dr Gilles. Le diabète en omnipratique, Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Canada, 2008. Document intégral : www.omnipratique.ca
InteliHealth. Health A-Z: Type 2 Diabetes Mellitus. [Consulté le 23 mai 2002]. www.intelihealth.com
Mayo Foundation for Medical Education and Research (Ed). Diseases & Conditions – Type 2 diabetes, MayoClinic.com. [Consulté le 2 septembre 2009]. www.mayoclinic.com
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 2 septembre 2009]. www.ncbi.nlm.nih.gov
Pizzorno JE Jr, Murray Michael T (Ed). Textbook of Natural Medicine, Churchill Livingstone, États-Unis, 2006.
Santé Canada. Maladies et affections – Diabète, Santé Canada. [Consulté le 30 juin 2003]. www.hc-sc.gc.ca
The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Conditions – Diabetes, ConsumerLab.com. [Consulté le 2 septembre 2009]. www.consumerlab.com
Weil Andrew. Ask Dr Weil. [Consulté le 24 mai 2002]. www.drweil.com

Notes

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5. Vuksan V, Jenkins DJ, et al. Konjac-mannan (glucomannan) improves glycemia and other associated risk factors for coronary heart disease in type 2 diabetes. A randomized controlled metabolic trial.Diabetes Care. 1999 Jun;22(6):913-9. Texte complet accessible à l’adresse suivante : http://care.diabetesjournals.org
6. Chen HL, Sheu WH, et al. Konjac supplement alleviated hypercholesterolemia and hyperglycemia in type 2 diabetic subjects–a randomized double-blind trial.J Am Coll Nutr. 2003 Feb;22(1):36-42.
7. Vuksan V, Sievenpiper JL, et al. Beneficial effects of viscous dietary fiber from Konjac-mannan in subjects with the insulin resistance syndrome: results of a controlled metabolic trial.Diabetes Care. 2000 Jan;23(1):9-14. Texte complet accessible à l’adresse suivante : http://care.diabetesjournals.org
8. Vita PM, Restelli A, et al. [Chronic use of glucomannan in the dietary treatment of severe obesity]. [Article en italien, résumé en anglais]. Minerva Med. 1992 Mar;83(3):135-9.
9. Huang CY, Zhang MY, et al. Effect of Konjac food on blood glucose level in patients with diabetes. Biomed Environ Sci. 1990 Jun;3(2):123-31.
10. Doi K, Matsuura M, et al. Treatment of diabetes with glucomannan (konjac mannan) Lancet. 1979 May 5;1(8123):987-8. No abstract available. Cité et décrit dans : DerMarderosian A et al. Glucomannan, The Review of Natural Products – Facts and Comparisons, États-Unis, 1995.
11. Hopman WP, Houben PG, et al. Glucomannan prevents postprandial hypoglycaemia in patients with previous gastric surgery.Gut. 1988 Jul;29(7):930-4.
12. Frati Munari AC, Benitez Pinto W, et al. Lowering glycemic index of food by acarbose and Plantago psyllium mucilage. Arch Med Res. 1998 Summer;29(2):137-41.
13. Wursch P, Pi-Sunyer FX. The role of viscous soluble fiber in the metabolic control of diabetes. A review with special emphasis on cereals rich in beta-glucan.Diabetes Care 1997 Nov;20(11):1774-80.
14. Jenkins AL, Jenkins DJ, et al. Depression of the glycemic index by high levels of beta-glucan fiber in two functional foods tested in type 2 diabetes.Eur J Clin Nutr 2002 Jul;56(7):622-8.
15. Pick ME, Hawrysh ZJ, et al. Oat bran concentrate bread products improve long-term control of diabetes: a pilot study.J Am Diet Assoc 1996 Dec;96(12):1254-61.
16. Madar Z, Abel R, et al. Glucose-lowering effect of fenugreek in non-insulin dependent diabetics.Eur J Clin Nutr 1988 Jan;42(1):51-4.
17. Bordia A, Verma SK, Srivastava KC. Effect of ginger (Zingiber officinale Rosc.) and fenugreek (Trigonella foenumgraecum L.) on blood lipids, blood sugar and platelet aggregation in patients with coronary artery disease.Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids 1997 May;56(5):379-84.
18. Gupta A, Gupta R, Lal B. Effect of Trigonella foenum-graecum (fenugreek) seeds on glycaemic control and insulin resistance in type 2 diabetes mellitus: a double blind placebo controlled study.J Assoc Physicians India 2001 Nov;49:1057-61.
19. Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements – Fenugreek, Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 22 décembre 2002]. www.naturalstandard.com
28. Shapiro K, Gong WC. Natural Products Used for Diabetes.J Am Pharm Assoc. 2002;42:217 _ 26. Texte complet accessible à l’adresse suivante : www.aphanet.org/JAPhA/M_A%2002%20PDF%27s/Shapiro.pdf.
20. Thomas GN, Hong AW, et al. Effects of Tai Chi and resistance training on cardiovascular risk factors in elderly Chinese subjects: a 12-month longitudinal, randomized, controlled intervention study. Clin Endocrinol (Oxf). 2005;63(6):663-9.
21. Yeh SH, Chuang H, et al. Tai chi chuan exercise decreases A1C levels along with increase of regulatory T-cells and decrease of cytotoxic T-cell population in type 2 diabetic patients. Diabetes Care. 2007;30(3):716-8.
22. Tsang T, Orr R, et al. Effects of Tai Chi on glucose homeostasis and insulin sensitivity in older adults with type 2 diabetes: a randomised double-blind sham-exercise-controlled trial. Age Ageing. 2008;37(1):64-71.
23. Wang JH. Effects of Tai Chi exercise on patients with type 2 diabetes. Med Sport Sci. 2008;52:230-8.
24. Grover JK, Yadav S, Vats V. Medicinal plants of India with anti-diabetic potential.J Ethnopharmacol 2002 Jun;81(1):81-100.
25. Yongchaiyudha S, Rungpitarangsi V, et al. Antidiabetic activity of aloe vera L. juice. I Clinical trial in new cases of diabetes mellitus. Phytomedicine 1996;3(3):241-243. Étude mentionnée dans : Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements – Aloe (Aloe vera), Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 14 mai 2003]. www.naturalstandard.com
26. Bunyapraphatsara N, Yongchaiyudha S, et al. Antidiabetic activity of Aloe vera L. juice. II. Clinical trial in diabetes mellitus patients in combination with glibenclamide. Phytomed 1996;3(3):245-248. Étude mentionnée dans : Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements – Aloe (Aloe vera), Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 14 mai 2003]. www.naturalstandard.com
27. Vogler BK, Ernst E. Aloe vera: a systematic review of its clinical effectiveness. Br J Gen Pract. 1999 Oct;49(447):823-8. Review.
29. Porchezhian E, Dobriyal RM. An overview on the advances of Gymnema sylvestre: chemistry, pharmacology and patents.Pharmazie 2003 Jan;58(1):5-12.
30. Frati-Munari AC, Del Valle-Martinez LM, et al. [Hypoglycemic action of different doses of nopal (Opuntia streptacantha Lemaire) in patients with type II diabetes mellitus]. [Article en espagnol, résumé en anglais]. Arch Invest Med (Mex) 1989 Apr-Jun;20(2):197-201.
31. Frati-Munari AC, Gordillo BE, et al. Hypoglycemic effect of Opuntia streptacantha Lemaire in NIDDM.Diabetes Care 1988 Jan;11(1):63-6.
32. Frati AC, Gordillo BE, et al. Influence of nopal intake upon fasting glycemia in type II diabetics and healthy subjects.Arch Invest Med (Mex) 1991 Jan-Mar;22(1):51-6.
33. Ivorra MD, Paya M, Villar A. A review of natural products and plants as potential antidiabetic drugs. J Ethnopharmacol. 1989 Dec;27(3):243-75. Review.
34. Frati Munari AC, Vera Lastra O, Ariza Andraca CR. [Evaluation of nopal capsules in diabetes mellitus]Gac Med Mex. 1992 Jul-Aug;128(4):431-6.
35. Frati-Munari AC, de Leon C, et al. [Effect of a dehydrated extract of nopal (Opuntia ficus indica Mill.) on blood glucose]. [Article en espagnol, résumé en anglais]. Arch Invest Med (Mex). 1989 Jul-Sep;20(3):211-6.
36. Pizzorno JE Jr, Murray Michael T (Ed). Textbook of Natural Medicine, Churchill Livingstone, États-Unis, 2006, p. 1607-1642.
37. Barringer TA, Kirk JK, et al. Effect of a multivitamin and mineral supplement on infection and quality of life. A randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Ann Intern Med. 2003 Mar 4;138(5):365-71. Texte complet accessible à l’adresse suivante : www.annals.org
39. Côté, Dr Gilles. Le diabète en omnipratique, Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Canada, 2008. Document intégral : www.omnipratique.ca [Consulté le 10 septembre 2009].

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Prévenir le diabète: maigrir d’abord

23 octobre 2009 – Pour les personnes à risque de diabète de type 2, la perte de poids est l’élément central pour prévenir l’apparition de la maladie.

C’est ce qu’a affirmé le Dr David Nathan, dans le cadre du 20e Congrès mondial sur le diabète, qui a réuni plus de 10 000 spécialistes à Montréal, du 18 au 22 octobre.

« Chaque kilo perdu équivaut à une réduction du risque de 16 % », soutient-il. À l’inverse, avoir un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé que 35 augmente de 91 % le risque de devenir diabétique sur une durée de 14 ans.

Prévenir le diabète: maigrir d'abord Chercheur américain rattaché à l’Hôpital général du Massachusetts, le Dr Nathan est l’auteur d’une importante étude – Diabetes Prevention Program (DPP)1 – publiée en 2002 et menée auprès de 3 200 personnes prédiabétiques. Ses résultats démontrent qu’il est possible de prévenir et combattre le diabète simplement en modifiant ses habitudes de vie. Depuis, il a signé plus de 100 études sur le diabète.

Jusque-là, on ne croyait qu’aux vertus de l’approche pharmaceutique pour vivre avec cette maladie, avance-t-il. « Or, on sait maintenant que même chez ceux qui viennent d’être diagnostiqués diabétiques, une perte de 10 % du poids permet de contrôler la glycémie et la pression en diminuant le recours aux médicaments », indique David M. Nathan2.

Pas besoin d’aller au gym

Outre l’hérédité ou certaines prédispositions génétiques, les principaux facteurs de risque de diabète sont liés à des comportements modifiables : alimentation riche en gras saturés, obésité abdominale, hypertension et sédentarité.

C’est ce à quoi s’est attardée l’étude DPP : le programme visait un changement de comportement des participants, en fixant des objectifs réalistes et adaptés au quotidien des participants.

« Pas besoin de s’inscrire à un gym ou à un cours de cuisine : il suffisait, par exemple, de marcher d’un pas rapide à raison de 150 minutes par semaine, et de modifier son alimentation pour perdre de 5 % à 10 % de son poids corporel – notamment en réduisant de 25 % la quantité de gras saturés », indique le Dr Nathan.

L’étude DPP, qui se poursuit encore aujourd’hui, n’est pas la seule à avoir donné semblables résultats. Des études similaires, menées au Japon, en Finlande et en Inde, ont aussi démontré qu’il est possible de prévenir le diabète chez les personnes à risque, en modifiant quelques habitudes de vie.

Efficacité des saines habitudes de vie sur la prévention du diabète, selon certaines études

Nom et provenance de l’étude

Perte de poids à atteindre et méthode utilisée

Durée et intensité d’activité physique à atteindre

Diminution du risque

Da Qing (Japon)

IMC 23 ou moins
(régime hypocalorique)

5 à 30 min./jour
(faible à intense)

-42 %

FDPS (Finlande)

-5 %
(1 000 cal/jour,
-30 % de gras, 15 g de fibres/jour)

30 min./jour
(modérée à intense)

-58 %

DPP
(États-Unis)

-7 %
(-25 % de gras et thérapie comportementale)

150 min./semaine
(modérée)

-59 %

IDPP (Inde)

Aucun objectif

30 min./jour (modérée)

-31 %

Prévenir avec ou sans médicament?

Dans le cadre d’un forum où il a débattu avec le Dr Jean-Louis Chiasson de l’Université de Montréal, le Dr Nathan a ajouté que la perte de poids combinée à l’activité physique permet aussi de diminuer le risque de syndrome métabolique de 41 %. Et même d’inverser l’intolérance au glucose.

« Sans compter que modifier ainsi ses habitudes de vie permet de réduire le risque de certains facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, dont l’hypertension, le mauvais cholestérol et l’inflammation chronique », a-t-il énuméré.

Mais est-il réaliste de croire que des personnes à haut risque de diabète adopteront de meilleures habitudes de vie et qu’elles les maintiendront à long terme? C’est là la réelle question, selon le Dr Chiasson.

« On peut prévenir la maladie en mangeant mieux et en bougeant plus, mais ce n’est vrai que si on persévère, indique-t-il. Or, on sait qu’après 3 ans, seulement 10 % des participants continuent leurs bonnes habitudes. »

Selon le Dr Chiasson, il s’agit là d’un problème qui nécessite la prise de médicaments. Et il soutient qu’un autre médicament – l’acarbose – peut faire mieux que la metformine. « L’acarbose s’est montré plus efficace pour prévenir le diabète et pour réduire le risque de troubles cardiovasculaires, dans tous les groupes d’âge », a-t-il dit.

Mais le Dr David Nathan persiste. « En Finlande, une étude a montré que l’effet des saines habitudes de vie réduisait de 58 % le risque de devenir diabétique, après 4 ans. Et chez ceux qui continuaient à bouger et à mieux manger après 7 ans, le risque était encore réduit de 43 %, sans compter l’effet sur leur qualité de vie en général – ce que ne font pas les médicaments », a-t-il conclu.

On estime qu’en 2010, le Canada comptera plus de 3 millions de diabétiques de type 2. Environ 60 % souffre d’hypertension, et un pourcentage similaire a un taux de cholestérol élevé, ce qui les rend à risque de troubles cardiovasculaires.

Martin LaSalle – PasseportSanté.net

1. Knowler WC, Barrett-Connor E et al. Reduction in the incidence of type 2 diabetes with lifestyle intervention or metformin, N Engl J Med. 2002 Feb 7;346(6):393-403.
2. À ce sujet, voir l’étude suivante: Look AHEAD Research Group, Reduction in Weight and Cardiovascular Disease Risk Factors in Individuals With Type 2 Diabetes, Diabetes Care, juin 2007, vol. 30, no 6, 1374-83.

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