Category Archives: Jean-Marc Dupuis

Les 8 règles alimentaires les plus importantes


Observez autour de vous : chaque fois qu’on vous parle d’un régime, il y a toujours à la clé :

  • soit un livre à acheter (ou un CD ou un DVD) ;
  • soit des sessions (payantes) à suivre ;
  • soit des aliments d’une certaine marque (à acheter) ;
  • soit un appareil pour faire des exercices (à acheter) ;
  • et si vraiment on ne cherche pas à vous vendre directement quelque chose… c’est que vous écoutez la radio, la télévision, ou alors vous lisez un magazine ou un site Internet, et il y a partout, autour, avant et après, de la publicité… pour vous faire acheter !

Ainsi va le monde mais, pour une fois, vous allez pouvoir lire un avis totalement désintéressé sur les régimes. 

La plupart des régimes sont basés sur le marketing, mais il y en a un qui est basé sur la science, et il s’agit du régime paléolithique. Il consiste à manger autant que possible ce que mangeaient nos ancêtres avant l’invention de l’agriculture. L’agriculture, et donc la consommation de céréales, n’ont commencé pour la plupart des hommes qu’il y a 5 000 ans, ce qui est extrêmement court à l’échelle de la vie de l’humanité. Ce n’est absolument pas assez pour avoir permis à nos organismes de s’adapter, par rapport aux millions d’années où nos ancêtres chasseurs-cueilleurs se nourrissaient de gibier, poissons, fruits, légumes, œufs, crustacés, noix de toutes sortes, graines, racines, et certaines feuilles, fleurs, bourgeons. 

Ils n’avaient aucun moyen de récolter ni de produire de grandes quantités de farine et donc manger beaucoup de pain, pâtes, biscuits et viennoiseries n’était tout simplement pas possible. Le gibier quant à lui n’était pas élevé en batterie, et n’était pas nourri au maïs. Les poules elles-mêmes ne picoraient pas du grain ni du tourteau de soja, comme aujourd’hui, mais grattaient la terre à la recherche de vers, de graines et de végétaux. 

Sur la base du mode alimentaire de nos ancêtres, donc, voici huit règles pour bien vous nourrir et être en bonne santé. A noter que, accessoirement, suivre ces règles vous fera rejoindre votre poids idéal, donc grossir si vous êtes trop maigre, et maigrir si vous êtes trop gros. 

Règle n°1 : connaître la différence entre bons et mauvais glucides

Ce point est absolument capital, d’autant plus que nous avons été matraqués pendant les années 80 et 90 par la distinction sucres lents/sucres rapides, dont on sait aujourd’hui qu’elle ne correspondait à rien. 

Nous avons par exemple appris que la baguette, la pomme de terre et les pâtes sont des « sucres lents ». 

En réalité, ces trois aliments figurent parmi ceux qui se transforment le plus rapidement en glucose dans notre intestin. Ils font monter votre taux de sucre sanguin pratiquement aussi vite que le sirop de glucose pur, même s’ils sont faits à partir de céréales complètes. Leur consommation augmente le taux d’insuline et le stockage de mauvaises graisses, notamment les graisses abdominales et viscérales, catastrophiques pour la santé. Elles augmentent la résistance à l’insuline et peuvent conduire au diabète, au syndrome métabolique (obésité, diabète et problèmes cardiovasculaires). 

La plupart des céréales contiennent de plus du gluten, qui peut provoquer une inflammation chronique et endommager le système intestinal, conduisant à une malabsorption des nutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides gras essentiels), et donc potentiellement une dénutrition. La dénutrition entraîne à son tour un risque élevé de maladies chroniques. 

Allons droit au but : votre corps et votre cerveau ont besoin de glucides, ils ont même besoin de beaucoup de glucides. Mais la meilleure source de glucides sont les légumes, légumes feuilles en particulier, toutes les sortes de chou, les légumes-racines et les tubercules comme l’igname et les patates douces. Mangez des légumes à chaque repas. Si vous ne savez pas comment les préparer, vous pouvez toujours les placer dans un cuiseur vapeur, saupoudrés d’herbes, d’épices, de sel et de poivre, et d’un filet d’huile d’olive. 

Les autres très bonnes sources de glucides sont les fruits, en particulier les petits fruits rouges et noirs. Préférez toujours les fruits entiers aux jus de fruit. 

En revanche, les céréales, les glucides transformés industriellement (biscuits, sirops, gâteaux, bonbons, barres de céréales, barres chocolatées, céréales du petit-déjeuner) et bien sûr le sucre (blanc ou brun) doivent être consommés aussi rarement que possible. 

Règle n°2 : des protéines et des fibres à chaque repas

Les protéines de sources de bonne qualité, comme les viandes de bovins nourris à l’herbe, les œufs bio, le poisson et les crustacés sont à privilégier. Évitez le poisson d’élevage et la viande de bêtes engraissées aux céréales. 

Pour les fibres, mangez des légumes frais, bios, tantôt crus et tantôt cuits car certains composés antioxydants sont mieux absorbés après la cuisson et certains composés anticancer sont détruits à la chaleur. Accompagnez toujours vos légumes de matières grasses, par exemple un filet d’huile d’olive ou de colza, qui permettent d’absorber encore plus de polyphénols et d’antioxydants. 

Règle n°3 : méfiez-vous des sucres cachés

La plupart des condiments et sauces toutes faites contiennent du sucre ou du sirop de glucose. Par exemple le ketchup, les vinaigrettes « allégées », les sauces cocktails et marinades, et bien entendu les glaces et sodas. 

Lisez les étiquettes de vos produits. Les industriels ont tendance à ajouter du sirop de glucose partout parce que c’est extrêmement bon marché, les produits se conservent bien, se transportent bien. Mais pour vous, par contre, c’est un produit à fuir absolument. 

Les édulcorants artificiels sur le marché posent d’autres problèmes. Ce sont des produits chimiques qui n’ont en général rien de bon à faire dans nos organismes et mieux vaut donc les éviter aussi. La bonne nouvelle est que le sucre est addictif. Plus vous en mangez, plus vous en avez besoin, mais l’inverse est vrai également. A force de manger moins sucré, vous supporterez de moins en moins bien le sucre, et c’est naturellement, sans faire d’effort, que vous chercherez à l’éviter. 

En revanche, aucun problème pour mettre une goutte de stévia dans votre café le matin, ou quand vous avez besoin d’une touche sucrée dans un plat. 

Règle n°4 : évitez les conserves et les bouteilles en plastique

Elles contiennent du bisphénol A ou des composés proches, qui ont des effets cancérigènes, et qui perturbent le système hormonal. 

Choisissez des produits frais ou surgelés. 

Règle n°5 : mangez des œufs

Mangez des œufs, et oubliez tout le mal qu’on a raconté sur les jaunes d’œufs. Oui, ils sont riches en cholestérol mais votre cholestérol sanguin est fabriqué par votre foie, à partir du glucose, et n’est pratiquement pas influencé par votre consommation de nourriture riche en cholestérol. 

En revanche, les jaunes d’œufs contiennent des antioxydants, des micronutriments, des vitamines liposolubles, et favorisent la production d’hormones qui brûleront vos graisses en excès. 

Au petit-déjeuner, rien de meilleur que des petits légumes rapidement passés à la poêle avec un peu d’huile de coco, puis deux œufs que vous ferez brouiller, ou alors en omelette. 

Règle n°6 : des herbes et des épices partout

Les herbes aromatiques et les épices sont bourrées d’antioxydants, bien plus encore que beaucoup de légumes et de fruits. De plus, elles donnent un bon goût à ce que vous mangez, ce qui réduit votre recherche de satisfaction gustative dans les biscuits apéritifs, desserts et bonbons. 

Le gingembre, le curcuma, le paprika, la cannelle, la cardamome, le cumin s’accommodent avec un nombre incroyable de plats. Essayez-les partout, y compris dans vos soupes, salades, viandes en sauce, plats de légumes. 

Règle n°7 : évitez les huiles de maïs, de tournesol, de soja, de carthame, de germe de blé et de pépin de raisin

Riches en oméga-6 inflammatoires, ces huiles sont de pauvre qualité nutritionnelle. 

Préférez l’huile d’olive, l’huile de colza, l’huile de noix, et explorez toutes les sortes de vinaigre pour varier les goûts de vos vinaigrettes. Pour la cuisson, utilisez du saindoux ou, mieux, de l’huile de coco vierge ou de palmiste, qui supportent mieux la cuisson grâce à leur haute teneur en acides gras saturés. Vous pouvez aussi assaisonner avec les huiles de lin ou de cameline, riches en oméga-3, à condition de ne jamais les faire chauffer car la chaleur oxyde ces graisses et les rend toxiques. 

Règle n°8 : augmentez vos apports en vitamine D

La vitamine D est le nutriment le plus important. Plus de 80 % des Français sont en-dessous du niveau minimum pour être en bonne santé, qui est de 30 ng/mL. Le taux optimum se situe, lui, entre 50 et 65 ng/mL. 

Les jaunes d’œufs, les poissons gras, les abats sont les meilleures sources alimentaires de vitamine D, mais elles ne suffisent quasiment jamais. La seule vraie solution est de s’exposer au soleil tous les jours pendant au moins 20 mn sur au moins 3/4 de la peau, mais encore ceci n’est-il pas suffisant à la latitude de la France car, l’hiver, les rayons du soleil sont de toute façon trop obliques. Seul un complément alimentaire de vitamine D3 (au minimum 4 000 UI par jour pour un adulte) vous permettra de maintenir le bon taux. 

C’est un vaste programme, je sais bien, mais commencez par intégrer tout doucement les changements que vous pouvez dans votre mode de vie. 

Et de toute façon, comptez sur moi pour continuer à être à vos côtés pour vous rappeler à temps et à contre-temps de prendre soin de votre santé. 

A votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis

Blé moderne : une sorte de plastique

Nous avons récemment expliqué que les céréales sont un aliment ultramoderne, que l’humanité n’a pas consommé pendant 99,5 % de son existence. Ce n’est qu’il y a 5000 ans que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs se sont mis à en cultiver massivement, alors que l’espèce humaine vit sur Terre depuis 8 millions d’années. 

Notre système digestif n’est donc pas habitué à consommer du blé. L’entrée massive du blé dans l’alimentation ne nous a pas fait de bien sur le plan individuel. La taille, la longévité et l’état de santé de nos ancêtres ont régressé et ce n’est qu’au début du 20e Siècle que nous avons retrouvé la taille de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. 

Cependant, le blé, qui fut la première céréale à être cultivée, a aussi des avantages qui expliquent que la population humaine se soit mise à augmenter fortement : c’est un aliment très riche en calories ; il est très productif, et permet donc à une population nombreuse de vivre regroupée. Il oblige les nomades à se sédentariser, ce qui permet aux femmes d’avoir plus d’enfants : c’est donc grâce au blé que sont nées les premières grandes villes, avec une division du travail permettant le progrès technique, intellectuel, artistique et scientifique. 

Globalement, le blé a donc été une bénédiction pour l’humanité. Les hommes s’en sont vite aperçus et ils ont pris grand soin de sélectionner les meilleures espèces, c’est-à-dire celle qui résistaient le mieux aux intempéries, et qui produisaient les plus beaux épis. 

Des espèces sélectionnées pour mieux gonfler

Mais un autre élément entra en ligne de compte dans la sélection des espèces de blé : les Egyptiens découvrirent que, réduit en farine et mélangé à de l’eau et à du sel, certaines sortes de blé hybride pouvaient fermenter, gonfler, et être cuites pour produire du pain, plus agréable à manger que les bouillies et les galettes. 

Les espèces primitives de céréales cultivées par l’homme ne permettaient pas de faire du pain. Comme la farine de riz, de maïs, ou de sarrasin, vous pouviez toujours les mélanger avec de l’eau et mettre de la levure, la pâte ne gonflait pas. 

Pour passer de simple bouillie à l’aspect de pâte élastique et gonflée, il faut que la farine contienne certaines protéines capables de former des liaisons avec l’amidon. Ces protéines, que les chimistes ont appelées les prolamines et les gluténines, forment le gluten. Plus les céréales sont riches en gluten, plus la pâte à tendance à lever, plus votre pain (ou votre brioche, vos gâteaux) seront gonflés et croustillants. 

Le gluten était peu abondant dans la première forme de blé cultivée par l’homme, appelée « engrain sauvage ». L’engrain permettait de faire des galettes qui levaient légèrement, mais non du pain. Mais les Egyptiens réussirent à croiser l’engrain avec une autre plante, pour fabriquer une nouvelle sorte de blé beaucoup plus riche en gluten, dont le nom scientifique est le triticum dicoccum

Tout au long de l’histoire, les hommes s’appliquèrent à faire des croisements et à sélectionner les variétés de blé les plus riches en gluten, pour faire les plus beaux pains. 

Plus de gluten dans le blé = consommateurs heureux

Aujourd’hui, les céréales comme le blé, le kamut, l’orge, le seigle et l’épeautre contiennent jusqu’à 69 % de prolamines parmi leurs protéines, ce qui est énorme. 

Le résultat est que la clientèle des boulangeries est ravie : on peut pour un euro ou deux acheter un pain énorme. Il n’y a qu’une fois qu’on le coupe qu’on s’aperçoit que sa mie a la texture d’une balle de tennis en mousse. Dans la vitrine, il semblait vraiment consistant ! Et les mères de famille sont surprises de constater que leurs enfants, au goûter, ont mangé « un pain entier ». En réalité, c’est que ce pain, malgré sa taille, ne contenait pratiquement que de l’air. 

Autre avantage : l’extraordinaire richesse en gluten des nouvelles farines a permis l’explosion du commerce des viennoiseries, qui prospèrent dans tous les centre-villes, zones commerciales, gares, et jusque sur les quais des RER, dans les souterrains les plus profonds et les plus malodorants de Paris, là où aucun autre commerce ne survit que les distributeurs automatiques de sucreries « Sélecta ». 

C’est qu’il n’y a rien de plus facile que de transformer une minuscule boulette de pâte surgelée en une magnifique brioche dorée, un croissant rebondi, un pain au chocolat luisant. Il suffit d’un four électrique bon marché et d’un salarié sans qualification. On peut revendre une boulette qui a coûté 5 centimes à produire 1 €, voire 1,20 €, aux cadres qui passent et qui ont sauté leur dernier repas. 

Ces mêmes boulettes de pâte se vendent d’ailleurs maintenant également en supermarché et dans les magasins de produits surgelés. Sur les emballages en plastique, les photos sont si appétissantes que vous en croyez à peine vos yeux lorsque vous ouvrez le paquet et que vous en sortez des petits croissants et pain au chocolat en pâte crue, surgelés sous cellophane, désespérément petits et pâles. 

Mais quand vous les mettez au four… miracle ! Ce qui en ressort ressemble en effet, peu ou prou, à ce qu’il y avait sur l’emballage ! 

Vous souvenez-vous du film « Retour vers le futur 2 », sorti en 1989, où le héros montait dans une machine à voyager dans le temps l’emmenant en 2015 ? Une scène m’avait marqué, où une grand-mère mettait dans son four une petite pastille ressemblant à du plastique, et en ressortait au bout de quelques secondes une énorme pizza fumante et gratinée, sous les cris d’approbation de ses petits-enfants. Hé bien, nous y sommes. Tous ces prodiges, nous les devons à l’extraordinaire richesse en gluten des “blés” modernes. 

Les nouvelles boulangeries traditionnelles

Une partie du public s’étant lassée des pains blancs trop peu nourrissants et des pains de mie industriels, certains boulangers dans les années 90 se tournèrent vers des formes plus compliquées de farines, souvent présentées comme « complètes », semi-complètes ou « multicéréales », parce qu’on y avait rajouté du son (l’enveloppe des grains) et/ou des graines. 

Ces pains sont vendus bien plus chers que le pain blanc. Mais ils ne sont pas plus traditionnels, car les variétés de blé avec lesquels ils sont faits sont les mêmes et n’ont tout simplement plus rien à voir avec ce que nos arrières-grands-parents appelaient du blé. 

Des dizaines de chromosomes en plus !

A la fin du 19e siècle, puis dans les années 60, la recherche agronomique fit de rapides « progrès » pour développer des céréales plus résistantes, plus productives, et plus riches en gluten. 

Hybridations et rétro-croisements aboutirent à l’apparition d’espèces totalement nouvelles, que l’on appelle encore « blé » mais qui sont aussi éloignées du blé naturel qu’un éléphant d’une souris, pour ne pas dire qu’une banane en plastique d’une vraie banane. 

Le « blé » moderne créé dans les années 1970, qui s’appelle Lerma Rojo 64, Siete Cerros, Sonora 64 ou Super X a en effet quarante-deux chromosomes là où l’engrain de nos ancêtres n’en avait que quatorze !! Chez l’être humain, le fait d’avoir un seul chromosome en trop provoque des handicaps (comme dans la trisomie 21) ou la mort. 

De nouvelles protéines que l’homme ne peut pas digérer

Nos lecteurs qui connaissent la biologie savent que les chromosomes sont des brins d’ADN qui servent à coder des protéines, les « briques » de base qui servent à construire un organisme. Le fait que le blé moderne ait des dizaines de chromosomes supplémentaires implique nécessairement qu’il contient d’innombrables protéines nouvelles, dont beaucoup ne sont pas digérables par l’homme. 

En effet, pour qu’une protéine soit digérée, encore faut-il que le tube digestif fabrique les enzymes adaptées, c’est-à-dire les produits chimiques qui seront capables de les dissoudre. Ce n’est pas toujours le cas, loin de là. C’est parce que vous n’avez pas les mêmes enzymes que la vache qu’elle peut se nourrir d’herbe, et vous non. 

Le blé moderne provoque donc, chez un nombre alarmant de personnes, des problèmes digestifs et des réactions d’intolérance (maladie cœliaque), ou du moins d’hypersensibilité, qui se traduisent par des ballonnements, de la constipation, des maux de tête, des insomnies, de la fatigue chronique, de la dépression, des os fragiles, etc. 

Certains, comme la spécialiste suisse Elke Arod, vous diront que 80 % de la population est intolérante au blé. (1) 

D’autres, comme Julien Venesson, auteur du livre qui vient de paraître « Gluten : comment le blé moderne nous intoxique », note que « six pour cent au moins de la population seraient touchés, certains chercheurs avancent même le chiffre de 35 % ». (2) 

Mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas étonnant qu’un nombre de plus en plus grands de personnes se tournent vers le régime « sans gluten ». 

Ce n’est pas une « mode », ni un problème « psychologique ». Le blé moderne est vraiment une nourriture étrangère à l’être humain et, pour certains, cela revient à essayer de manger du plastique. 

Manger sans gluten permet alors vraiment des améliorations de la santé, et il est tout à fait possible que ce soit le cas pour vous également si vous essayez. 

Les céréales ne sont ni bénéfiques, ni même nécessaires

Vous vous souvenez que, dans ma précédente lettre sur l’apparition de l’agriculture, j’avais expliqué que le blé n’était de toutes façons pas un aliment naturel ni nécessaire à l’être humain. Pendant des millions d’années, nos ancêtres ont évité les céréales, car elles contiennent des anti-nutriments qui bloquent l’absorption des minéraux. 

La propagande gouvernementale mondiale, incitant les populations à mettre les céréales complètes au centre de leur régime alimentaire est donc dépourvue de bon sens, mais aussi de bases scientifiques

C’est parce qu’ils se sont massivement tournés vers les céréales, qui sont des « calories vides » que les Américains, puis les Européens, et aujourd’hui les autres populations du monde, connaissent ces épouvantables épidémies d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, devenues aujourd’hui la première cause de mortalité au monde. Ce n’est pas parce que l’on mange « trop gras » ou « trop salé ». 

Tout le monde peut, s’il le souhaite, manger sans gluten

Manger sans gluten, donc sans blé, ne peut vous faire aucun mal. Bien au contraire, car vous serez obligé de remplacer le blé, le pain, les pâtes, etc., par d’autres aliments de meilleure qualité nutritive. 

Tout le monde peut donc, s’il le souhaite démarrer un régime sans gluten. Mais il est évident que les personnes intolérantes au gluten (maladie coeliaque, 1 % de la population), ou souffrant de « sensibilité au gluten », ce qui est beaucoup plus courant, en bénéficieront encore plus que les autres puisqu’elles verront aussi les symptômes de leur maladie disparaître. 

C’est pourquoi je vous prépare actuellement une prochaine lettre sur les principes d’un régime sans gluten. A noter que, comme vous l’aurez déjà compris, ce régime a la particularité d’être plus agréable à suivre qu’une alimentation normale, puisqu’il remplace des aliments peu nutritifs et au fond sans grande qualité gustative, par des aliments meilleurs pour la santé et… meilleurs au goût. 

A votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis 
Retrouvez mes meilleures chroniques dans L’Intégrale Santé Naturelle (J.-M. Dupuis, 2013, SNI éditions, 384 p.) disponible ici (lien cliquable).  Tous mes droits d’auteurs seront reversés à l ‘Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, association sans but lucratif qui défend le droit de chacun de se soigner autrement. Acheter mon livre est aussi un moyen de soutenir leur généreux combat. 

Devez-vous arrêter le gluten ?

Ayant expliqué dans une lettre précédente que je suivais un régime sans gluten, j’ai reçu de nombreux messages de lecteurs me demandant s’ils devaient, eux aussi, arrêter le gluten. 

D’autres me demandent comment un aliment aussi ancien et traditionnel que le blé (notre principale source de gluten), a pu devenir du jour au lendemain si mauvais pour la santé. 

D’autres veulent savoir comment se nourrir quand on ne peut manger ni céréales, ni produits laitiers. 

Etc, etc.

Je ne peux pas décider à votre place si vous devez arrêter le gluten. Pour répondre à cette question, je dois remonter très loin dans le mode de vie traditionnel de l’être humain, le comparer à ce qu’il est devenu quand nous avons commencé à manger des céréales, et donc du gluten, et enfin expliquer les effets sur la santé des nouveaux blés hybridés, que nous mangeons massivement depuis les années 60. 

Si mes explications vous parlent, si vous vous reconnaissez dans les symptômes que je décris, vous pourriez alors avoir envie d’essayer vous aussi d’arrêter le gluten, pour voir la différence. Mais ce sera à vous de choisir :

Le blé, une bénédiction pour l’humanité

Disons-le tout net : le blé, qui est notre principale source de gluten, est une bénédiction pour l’humanité. 

Sans lui, nous serions encore dans des cavernes, à arpenter la Terre à la recherche de larves, de feuilles, de racines, de baies et d’animaux.

Ils ne pouvaient pas manger les céréales sauvages qu’ils trouvaient dans la nature car les céréales crues contiennent des anti-nutriments, qui bloquent l’absorption de certains nutriments comme les minéraux. Ceux qui mangeaient des céréales développaient donc des carences, et s’affaiblissaient. 

Pendant des millions d’années donc (on estime que les premiers hominidés ont 8 millions d’années), ils en furent bien souvent réduits à être charognards. Pour ne pas mourir de faim, ils devaient manger les animaux qu’ils trouvaient déjà morts, de vieillesse… ou de maladie.

Ce n’est que très récemment, dans les 100 000 dernières années, que les choses ont commencé à évoluer.

Les grandes découvertes qui ont tout changé

Il y a 100 000 ans environ, les conditions de vie des hommes se sont mises à s’améliorer fortement. 

D’une part, l’homme a développé la lance, le harpon et le filet, qui lui ont permis – enfin ! – de manger de la viande et du poisson frais en plus grande quantité. D’autre part, il a découvert la cuisson des céréales, qui réduit fortement l’activité des anti-nutriments. 

Il s’agissait toutefois uniquement des céréales poussant naturellement. L’homme ne savait pas comment les cultiver. 

Ce n’est qu’il y a 15 000 ans que les premières tentatives de faire pousser du blé (sans doute la première céréale domestiquée par l’homme) ont eu lieu… pour s’arrêter aussitôt.

La vie agricole plus difficile que la vie nomade (au début)

En effet, il s’est rapidement avéré que faire pousser sa nourriture était beaucoup plus incertain que le mode de vie nomade. D’abord, quoi qu’on en pense, le principe de l’agriculture n’est pas si évident. Malgré les bons conseils de son papa, mon petit Thomas, qui aura 5 ans le 11 août, essaye actuellement de faire pousser un « saucissier » dans notre jardin grâce à un petit morceau de chipolata qu’il a enterré. Heureusement que sa survie n’en dépend pas… 

Ensuite, nos ancêtres étaient constamment cernés de tribus hostiles : 30 % d’entre eux mourraient d’homicide, contre 3 % de la population au 20e siècle (malgré deux Guerres mondiales et les 100 millions de morts des dictatures socialistes et national-socialiste). Aujourd’hui encore, des Kung du désert du Kalahari, en Afrique du Sud, aux Inuits dans l’Arctique, en passant par les Aborigènes d’Australie, les deux-tiers des chasseurs-cueilleurs contemporains vivent en état de guerre permanente. 90 % sont en guerre au moins une fois par an. Et une femme se fait en moyenne enlever et violer trois fois au cours de sa vie par une autre tribu ! Défricher, labourer, planter, puis récolter nécessite un minimum de tranquillité et de sécurité. 

De plus, à supposer qu’ils aient eu des semences et qu’ils aient été en paix, il leur était très difficile de s’installer dans un endroit suffisamment longtemps pour les faire pousser. Le mode de vie ancestral impliquait que, dès qu’une tribu arrivait quelque part, elle mangeait tout ce qui se trouvait à proximité. Il n’y avait aucun moyen de stockage. Si quelqu’un avait planté des choses, le temps qu’arrive la récolte, la tribu était partie depuis longtemps. 

Enfin, et surtout, les débuts de l’agriculture entraînèrent un fort appauvrissement de l’alimentation et des conditions de vie plus difficiles. Il n’y avait qu’un nombre très limité de plantes domestiquées : le petit épeautre et des formes d’avoines et d’orge anciennes. Le régime des premiers agriculteurs était donc plus pauvre que celui des nomades, et leur santé bien plus mauvaise. 

L’agriculture mauvaise pour la santé

De nombreuses maladies, inconnues jusqu’alors, et liées aux carences de leur alimentation, sont apparues, à commencer par l’ostéoporose, le diabète et les problèmes cardiaques. 

Les céréales sont en effet très caloriques car riches en amidon, qui se change en glucose au contact de la salive et des sucs digestifs (amylase) : en manger provoque une brutale montée du taux de sucre dans le sang. Lorsque ce pic de sucre atteint le cerveau il stimule les mêmes régions du plaisir et de la dépendance que les drogues, ce qui explique la place qu’ont pris les céréales et les produits à base de céréales dans notre alimentation moderne. 

Mais à long terme, les pics de glycémie sont mauvais pour l’organisme, ils accélèrent le vieillissement de tout l’organisme et favorisent le diabète. De plus les céréales sont pauvres en vitamines et en minéraux, par rapport à d’autres aliments comme les fruits et légumes, les graines et les racines qui étaient consommés par l’homme. Ce sont des calories « vides ». 

La situation sanitaire des populations agricoles se dégrada encore avec le développement de l’élevage, rendu possible grâce à la sédentarité. La promiscuité avec les bestiaux causa l’apparition des maladies transmises par les animaux comme la grippe, la variole et la rougeole. 

La conséquence fut que l’espérance de vie régressa. La taille moyenne, elle aussi, baissa de 1,78 m pour les hommes et 1,68 m pour les femmes, à respectivement 1,60 m et 1,55 m. Il fallut attendre le XXe siècle pour que la taille moyenne humaine revienne à ses niveaux d’avant l’apparition de l’agriculture. En 1900 la moyenne de l’espérance de vie de l’être humain dans le monde n’était que de 31 ans ! (2) 

L’agriculture n’a pas été inventée pour des raisons économiques

Si bien que les anthropologues n’ont toujours pas compris quel diable a pu pousser les hommes à faire pousser des céréales. Ils supposent que ce sont en fait des raisons d’ordre idéologique ou religieux, et non économique. (3) 

Certaines tribus se seraient mises à faire pousser des céréales dans le cadre de rituels. Et ce n’est que peu à peu qu’elles se seraient aperçues qu’elles pouvaient les récolter et en vivre. 

Explosion démographique

J’ai commencé par dire que le blé avait été « une bénédiction pour l’humanité ». 

C’est que, malgré les effets désastreux de l’agriculture sur la santé des êtres humains, elle présentait un avantage qui s’avéra décisif : cultiver entraînait l’obligation d’un mode de vie sédentaire, qui permettait aux femmes d’avoir plus d’enfants et aux hommes de se consacrer à d’autres activités comme la science ou les arts. 

En effet, les chasseurs-cueilleurs se déplaçaient en permanence et il fallait donc porter les enfants sur son dos, ce qui supposait de ne pas avoir plus d’un petit à la fois. Une femme ne pouvait tout simplement pas avoir plus d’un enfant tous les quatre ans. Avec l’agriculture, le paléodémographe Jean-Pierre Bocquet-Appel estime que le taux de fécondité passa de 4-5 enfants à 7 enfants par femme en moyenne. 

Après les premières tentatives d’agriculture, il fallut encore plus de 7 000 ans pour que se développe la première civilisation qui connut un vrai succès de développement, grâce aux céréales. Cela se produisit en 3000 avant JC, en Mésopotamie (actuelle Irak), dans une région appelée le « croissant fertile ». 

C’est là qu’apparurent les premières villes de grande taille (Babylone, Ninive). C’était donc il y a 5000 ans. Le peuple qui réussit cet exploit s’appelle les Sumériens. Les Sumériens furent les premiers à connaître une division du travail à grande échelle. Cela permit une forte augmentation de la productivité et de la richesse, et il ne leur fallut alors que peu de temps pour inventer l’écriture… et les impôts. 

A partir de là, le Monde n’allait plus cesser de compter, à divers endroits de plus en plus nombreux, des groupes d’hommes bénéficiant d’importants surplus de nourriture, grâce à la culture des céréales. Parmi eux, certains allaient pouvoir consacrer leur vie non plus à se nourrir et à faire la guerre, mais à l’artisanat, l’industrie, la religion, les sciences, les arts.

Il ne fallut plus que très peu de temps à l’homme pour partir sur la lune, inventer Internet et l’Ipad. 

Le blé mal digéré par l’homme

Pour pouvoir digérer un aliment, il est nécessaire d’avoir dans son système digestif des enzymes correspondant à cet aliment. C’est la raison pour laquelle les vaches et les chevaux peuvent brouter, et pas nous. 

Les enzymes peuvent se développer au fur et à mesure qu’évoluent les conditions de vie. Mais cela ne peut pas se faire du jour au lendemain.

Or, c’est très rapidement que les céréales ont pris une place prépondérante dans le régime alimentaire de l’homme. La civilisation sumérienne, la première à avoir reposé essentiellement sur la production agricole céréalière, date d’il y a 5 000 ans seulement. 

5 000 ans, cela peut paraître il y a longtemps, mais si vous rapportez la durée d’existence de l’humanité (8 millions d’années) à une année de 365 jours, c’est comme si cela s’était produit le 31 décembre à 19 heures !

L’homme n’a donc pas eu le temps de développer les enzymes nécessaires pour digérer toutes les protéines contenues dans le blé, et nous allons voir que ce sont justement ces protéines qui sont à l’origine de nombreux problèmes de santé. 

Ces problèmes existent depuis les origines de l’agriculture, mais ils ont pris tout récemment une dimension épidémique du fait des hybridations du blé, qui ont rendu cet aliment de plus en plus étranger à nos tubes digestifs. 

Le blé est un aliment ultramoderne

Vous réalisez maintenant que les céréales ne sont pas du tout un aliment ancien ni traditionnel à l’échelle de l’histoire des hommes. C’est un aliment ultramoderne, mais qui, grâce à son mode de culture et sa richesse calorique, permet à la population de se multiplier, bien qu’en moins bonne santé. 

Nous verrons dans notre prochaine lettre comment les nouvelles espèces de blé moderne ont aggravé la situation, et pourquoi le régime sans gluten (donc en pratique sans blé et sans la plupart des céréales) permet à tant de personnes d’aller mieux.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis 

10 minutes pour convaincre des dangers des produits laitiers


Nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus consommer de produits laitiers mais dans notre entourage, nous avons tous des personnes qui restent persuadées que le lait est indispensable pour les os.

Il n’est pas facile de convaincre, en dix minutes, une personne qui boit du lait de vache depuis 35 ans d’arrêter du jour au lendemain. 

Mais nous allons tout de même essayer : 

..1 Les recommandations officielles sont biaisées

Les recommandations officielles du gouvernement de consommer au moins 3 produits laitiers par jour sont établies par un comité d’expert desanté

Ce comité est composé d’une trentaine de personnes, dont au moins 19 sont directement affiliées à l’industrie laitière (Danone, Nestlé, etc.). Il n’y a aucune transparence, les recommandations officielles sur les laitages n’ont donc aucun crédit.

..2 L’homme est la seule espèce à consommer du lait d’une autre espèce à l’âge adulte

L’espèce humaine a survécu et évolué pendant 7 millions d’années sans aucun produit laitier, se nourrissant de lait maternel uniquement dans sa petite enfance. Sur les squelettes des hommes préhistoriques, on ne trouve trace d’aucune des maladies osseuses connues aujourd’hui.

Les produits laitiers sont apparus il n’y a que 10.000 ans dans notre histoire ce qui est, à l’échelle de l’évolution, très récent.

Le résultat de ces millions d’années d’évolution sans lait ? 75% de la population mondiale est intolérante aux produits laitiers à l’âge adulte. L’homme est la seule espèce sur Terre qui consomme le lait d’une autre espèce à l’âge adulte.

..3 Les pays qui consomment le plus de lait ont le plus de fractures

En 2002, l’Organisation Mondiale de la Santé reconnait elle-même un « paradoxe du calcium ». Les pays qui consomment le plus de produits laitiers au monde (les pays scandinaves) ont les os les plus lourds, sont les plus grands, et ont le plus de fractures du col du fémur.

A l’inverse, les populations d’Afrique et certaines d’Asie qui consomment le moins de produits laitiers affichent une santé osseuse parfaite, avec des taux de fracture les plus bas qui soient. Ce n’est pas une coïncidence.

NB : à ce stade, votre interlocuteur pourrait vous rétorquer que ces résultats s’expliquent par le manque de vitamine D dans les pays scandinaves, lié au manque d’ensoleillement. 

Il est vrai que la vitamine D est essentielle dans la fixation du calcium par nos os. Les scandinaves ont certes moins de vitamine D que les autres populations de la planète des contrées plus ensoleillées. 

..4 Aucune étude n’a démontré que le lait protège des fractures

Il n’existe aujourd’hui aucune preuve que la consommation de produits laitiers protège vos os au cours de votre vie des risques de fractures. 

25 millions de nourrissons américains élevés strictement sans lait de vache (mais avec des substituts au soja) ont affiché une croissance NORMALE et aucun problème de malnutrition. 

Cerise sur le gâteau, la consommation de produits laitiers et la fréquence des fractures du col du fémur ont été relevées chez plus de 150.000 femmes ménopausées. Celles qui ont consommé le plus de produits laitiers dans leur vie (surtout pendant l’enfance et l’adolescence) n’ont pas moins de fracture que les femmes qui en ont consommé le moins. 

..5 Les produits laitiers modernes sont pires que tout

Les produits laitiers d’aujourd’hui sont très loin de ressembler (sauf la couleur !) à ceux que buvaient vos parents ou grand parents.

Aujourd’hui, le lait de vache contient une soupe d’hormones sexuelles (œstrogène et progestérone) qui favorise les cancers de l’utérus et celui du sein.

Le lait de vache, c’est une machine à stimuler la production d’IGF-1 pour faire grandir le veau, qui va peser plus de 300 kilos un an après sa naissance. L’IGF-1 est un facteur de croissance qui va booster la prolifération (ou la multiplication) de vos cellules. Vous allez grandir, sauf que… L’IGF-1 développe toutes les cellules de l’organisme, même les pré-cancéreuses et les cancéreuses. C’est ainsi que certaines études ont relié la consommation de laitage à la survenue du cancer de la prostate chez l’homme ou des ovaires chez la femme. 

Finalement, tous les pesticides et engrais chimiques utilisés dans les fourrages des vaches se retrouvent dans le lait que vous buvez. 

..6 Le lait peut causer le diabète de type 1

Le lait de vache contient de l’insuline bovine très similaire à celle de l’homme. Mais suffisamment pour que notre système immunitaire ne la reconnaisse pas et l’attaque avec des anti-corps. Ces mêmes anti-corps ne feront ensuite pas la différence entre l’insuline bovine et la nôtre. 

Le résultat ? Une maladie auto-immune, nos anticorps détruisent les cellules bêta du pancréas, l’insuline n’existe plus. Vous êtes diabétique de type 1, la forme la plus grave du diabète.

..7 Le lait contribue à acidifier l’organisme, ce qui fragilise les os

Il est maintenant prouvé que notre surconsommation de protéines animales et de sel acidifient notre organisme qui compense en récupérant des « tampons » un peu partout dans notre corps. 

Lequel est le plus utilisé ? Des citrates de calcium, celui de notre squelette ! Oui, trop de sel, trop de viande, dégrade votre squelette. Comble de l’ironie, les produits laitiers font dramatiquement chuter les concentrations de vitamine D, cette même molécule qui nous aide à fixer le calcium ! 

..8 Et pour conclure…

Le lait de vache n’est pas un poison mortel qui vous enverra sans détour au cimetière. Vous resterez probablement en bonne santé même si vous consommez beaucoup de laitages. Cependant, à l’échelle de la planète, cette surconsommation est dangereuse pour la santé

Il faut simplement réduire sa consommation et (mon avis personnel) arrêter totalement le lait de vache industrialisé. 

Et voilà : dix minutes. A votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis et Jérémy Anso 

Les jus qui guérissent

Depuis vingt ans, une véritable folie s’est emparée du mouvement bio aux Etats-Unis mais, curieusement, elle n’a toujours pas vraiment traversé l’océan : la folie du « juicing ». 


Le « juicing » vient du mot « juice », jus, et consiste tout simplement à fabriquer chez soi des jus frais à partir de légumes et fruits crus, consommés quotidiennement, voire plusieurs fois par jour pour les personnes cherchant à obtenir un effet particulier sur leur santé.

En effet, il ne s’agit pas seulement de se faire plaisir, bien que de nombreux cocktails soient absolument délicieux. Le but est également de guérir. Selon les spécialistes des jus, il existe des cocktails : 

  • contre la migraine
  • pour un meilleur sommeil
  • contre les boutons
  • un « élixir de jeunesse »
  • contre les ballonnements
  • pour bien se préparer à déguster un copieux repas
  • pour se reminéraliser
  • etc…

Juste un exemple de cocktail tout simple que j’ai fait hier soir et que j’ai trouvé délicieux :

Mélanger deux pommes avec 1 grosse côte de céleri en branche. Il semblerait que cela favorise la détente et aide à mieux dormir. Le mélange est étonnamment bon.


Comment ça marche

Il y a trois raisons principales qui pourraient vous inciter à faire vous-même vos jus : 

  1. Les jus vous aident à absorber plus de nutriments des légumes crus : c’est important car la plupart d’entre nous souffrons d’une digestion médiocre du fait de mauvais choix alimentaires depuis des années. Extraire le jus des légumes crus permet de casser les fibres et donc d’absorber plus facilement les précieux nutriments ;
  2. Le jus de légumes est un élément vivant qui possède beaucoup de vertus. Il a le mérite d’aider les muqueuses digestives à se reconstruire régulièrement, ce qui le rend intéressant et très utile en cas de colites, de gastrites et d’inflammations générales ; il contient tous les éléments nutritionnels des légumes sans les fibres insolubles qui sont les parties les plus dures mais avec des fibres solubles qui sont fermentées par nos bactéries et renforcent notre intestin.
  3. Les jus permettent de manger plus de légumes frais : beaucoup de personnes ont déjà du mal à tenir le rythme des 5 fruits et légumes par jour, alors qu’il en faudrait sans doute 8 ou 10, et surtout des légumes plutôt que des fruits. En buvant un verre de jus, vous apportez directement à votre corps ce qu’il y a de meilleur dans plusieurs légumes ;
  4. Varier vos légumes : beaucoup de personnes mangent les mêmes salades de légumes tous les jours, ce qui provoque de la lassitude. Or, il est très facile de faire des jus de légumes avec des légumes que vous ne consommez pas habituellement. C’est aussi une occasion de découvrir de nouveaux goûts avec des associations surprenantes, par exemple la pomme et le céleri branche.

Il s’agit d’un excellent moyen pour revitaliser l’organisme, car les jus possèdent une très grande concentration de principes nutritifs et d’éléments énergétiques.

Quels fruits et légumes

Les jus de fruits sont délicieux, et les mélanges fruits-légumes parfois plus encore grâce au petit goût amer ou acidulé apporté par le céleri, les épinards, les feuilles de choux…

Mais si vous êtes en surpoids, si vous avez de l’hypertension, du diabète, ou si vous avez un risque cardiaque, mieux vaut vous concentrer sur les jus de légumes bios, en particulier les légumes verts (plutôt que les jus de fruits qui sont riches en sucre).

Ce qui est étonnant est que vous pouvez faire des jus avec n’importe quel fruit et légume, à l’exception de la banane et de l’avocat qui ne peuvent que se mixer.

Il y a bien sûr le jus de tomate, les jus de carotte et de betterave rouge, mais ils sont très sucrés. 

En fait, les grands classiques du « juicing » bio sont les feuilles de choux de toutes les sortes (blanc, rouge, vert, frisé), les brocolis, le céleri, les navets, les concombres, le fenouil, le persil, les endives, les courgettes, les poivrons jaunes, rouges et verts, les petits pois, les endives, l’ail et l’oignon (l’oignon en petite quantité car pas facile à digérer).

Vous pouvez presque systématiquement y ajouter un morceau de gingembre et un jus de citron ou de citron vert.

Pour améliorer encore le goût, n’hésitez pas à mettre une goutte de stévia, un édulcorant naturel qui a un petit goût de réglisse qui s’accommode très bien avec les jus de légumes.

Vous vous apercevrez que les combinaisons sont infinies, et que vous obtiendrez les goûts les plus variés, en général très plaisants. C’est donc une vraie aventure dans l’univers des goûts oubliés que vous vous offrez en faisant des jus, en plus d’un beau cadeau de nutriments pour votre corps.

L’organisation

Le problème du « juicing » est que cela demande de l’organisation car :

  1. il vous faut une machine spéciale pour tirer pleinement parti des végétaux
  2. le jus ne se conserve pas, et s’oxyde si vous ne le buvez pas immédiatement ; vous ne pouvez pas en fabriquer une fois par mois, puis le boire par petite portion.

Beaucoup de personnes utilisent, par mesure d’économie, une centrifugeuse, ce qui ne coûte que 50 euros en entrée de gamme, mais qui a le désavantage de ne pas extraire correctement tout le jus et la pulpe. Une partie de vos fruits et légumes se retrouvera alors dans la poubelle plutôt que dans votre verre. 

Le seul outil vraiment performant pour faire des jus de légumes est l’extracteur.

Il est beaucoup plus cher (entre 250 et 350 euros) mais il récupère beaucoup plus de jus et de nutriments. La pulpe qui sort d’un extracteur est quasiment sèche, il n’y a rien de perdu. Par contre, le jus est plus pur qu’avec une centrifugeuse, qui laisse passer beaucoup de fibres.

L’extracteur a de plus l’avantage de conserver le jus pour la journée à l’abri de l’oxydation.

Il est toutefois essentiel de choisir un modèle simple, qui limitera au maximum le temps d’installation et de nettoyage, sans quoi vous ne vous en servirez pas. Si vous vivez seul(e) ou à deux, il existe des extracteurs manuels qui feront l’affaire. Ils sont aussi nettement plus accessibles (54 euros).

Dernier conseil pour la route

Commencez à faire vos jus avec des légumes que vous consommez habituellement. Le goût doit vous être agréable, sans provoquer de nausée. Il est très important d’écouter votre corps lorsque vous faites des jus. Buvez un verre au petit-déjeuner, et veillez à ne ressentir aucun malaise à l’estomac durant toute la matinée. Si votre estomac fait des bruits bizarres, c’est que vous ne supportez pas un ou plusieurs des légumes. En ce qui me concerne, je me suis aperçu que je ne pouvais pas boire beaucoup de jus de choux, ce qui est dommage car c’est très bon et les vertus anticancers sont prouvées.

Je reviendrai régulièrement dans Santé Nature Innovation sur des idées de cocktails de jus de légumes à explorer. C’est une source inépuisable d’amusement.

A votre santé !

JMD

Les meilleurs et les pires légumes

Il ne fait pas de doute que le meilleur moyen d’améliorer votre santé est de manger beaucoup de légumes frais, de bonne qualité, si possible bios, cultivés localement et consommés en majorité crus ou peu cuits.

Je suis fermement convaincu qu’il s’agit là d’un facteur clé pour mener une vie active et épanouissante. D’un point de vue nutritionnel, c’est la chose qui aura le plus d’impact sur votre santé et votre longévité, surtout si vous consommez vos légumes sous forme de jus extraits par vos propres soins.

Toutefois, tous les légumes ne sont pas nés égaux, et nos actuels agriculteurs et commerçants ont souvent des pratiques franchement mystérieuses :

Comment font-ils ces légumes ??

J’ai toujours eu mon lopin de terre sur lequel je cultive des légumes. Mais ayant de nombreux d’enfants, ma femme et moi achetons aussi beaucoup de légumes au supermarché.

Bien que nous choisissions, autant que notre budget nous le permette, des légumes bios, je suis néanmoins toujours stupéfait par la différence entre les légumes de mon potager et ceux du magasin :

  • calibre, forme, aspect : les légumes qui sortent de mon potager sont, à maturation, de toutes les formes et de toutes les tailles. Certaines carottes sont énormes, d’autres sont minuscules, beaucoup ont deux ou trois racines. Même après avoir été lavées à grande eau, elles conservent toujours des traces de terre et des petites radicelles un peu partout. Je ne comprends tout simplement pas comment « ils » font pour nous sortir des carottes toutes pareilles, régulières et luisantes comme si elles étaient en plastique. La même chose vaut bien sûr pour les tomates, les pommes de terre, les pommes, enfin tout ;
  • conservation : sans exagérer, mes légumes, une fois arrachés, ne se conservent que quelques jours, voire quelques heures, y compris si je les mets immédiatement au frigo. Salades, épinards et blettes deviennent tout raplapla presque aussitôt cueillis. Je n’imagine même pas quel aspect ils auraient en arrivant si je les mettais dans un cageot, puis dans un camion pour l’Allemagne ou l’Angleterre ; au supermarché, les légumes sont souvent impeccables et, de retour à la maison, se conservent des jours entiers sans pratiquement changer d’aspect. Cela relève du miracle…
  • goût, odeur, texture : comment font-ils pour nous produire des légumes aussi insipides ? Je n’ai pas la moindre idée de ce que je devrais faire pour parvenir à supprimer l’odeur de mes tomates, à diminuer le goût de mes carottes, ou donner à mes pommes de terre et à mes salades une texture aussi aqueuse que celles du supermarché. Il me semble que je ne fais que mettre mes graines dans la terre, désherber, arroser… et attendre que la nature fasse son travail. Pourquoi les légumes qui sortent de terre chez moi sont-ils systématiquement incomparablement meilleurs que ceux du commerce ?? Même les légumes bios n’arrivent en général pas à la cheville des miens.

J’étais tellement intrigué par ce phénomène que j’ai décidé de faire le test systématiquement, avec les légumes dont je trouvais des graines ou des plants en jardinerie.

Le résultat est que des choux de Bruxelles au persil en passant par les asperges, la rhubarbe, les poivrons, l’oignon, les aubergines et les melons, etc., je n’ai pas trouvé un seul fruit ou légume du jardin qui n’était pas immédiatement reconnaissable à son goût, à sa texture et à son odeur supérieurs.

Tout le monde n’ayant pas la possibilité de cultiver son lopin, les yeux et le nez nous sont d’un grand secours au supermarché. Un légume non bio mais qui a un bel aspect et une bonne odeur est généralement préférable à un légume bio sans odeur.

La fraîcheur est aussi un point décisif car de nombreux légumes comme le céleri branche, les betteraves rouges, les asperges, le concombre, perdent rapidement leurs nutriments après avoir été cueillis. Il peut donc arriver un point où un légume issu de l’agriculture conventionnelle mais bien frais devient préférable à un légume bio vieilli. 

Et les pesticides ?

Bien choisir ses légumes, c’est aussi éviter le risque d’absorber :

  • des pesticides ;
  • des engrais chimiques ;
  • des OGMs ;
  • des aliment ionisés ou irradiés ;
  • des métaux lourds.

Selon l’Agence de Protection de l’Environnement, 60 % des herbicides, 90 % des fongicides et 30 % des insecticides sont cancérigènes, et la plupart sont également mauvais pour le système nerveux. 

Ces produits ont également été liés à la maladie de Parkinson, à des fausses couches, à des problèmes de fertilité, de neurotoxicité, de perturbation du système hormonal (perturbateurs endocriniens).
Se tourner vers les légumes bios, qui n’offrent toutefois jamais une garantie totale, semble relever du plus pur bon sens. Mais le problème budgétaire fait que peu d’entre nous peuvent se nourrir intégralement de produits bios.

Heureusement, tous les légumes ne sont pas aussi risqués.

Les légumes les plus et les moins contaminés

Les fruits et légumes les plus contaminés en pesticides, et que vous avez donc le plus intérêt à acheter bios, sont :

  • les pêches, les pommes, le céleri, les cerises, les poires, les nectarines, la laitue, les épinards, les fraises, les raisins, les pommes de terre et les poivrons. 

Les fruits et légumes les moins chargés en pesticides sont :

  • les brocolis, les choux, les oignons, les petits pois (surgelés), le maïs doux, les asperges, les kiwis, les mangues, les avocats, les bananes et les ananas. (1)

Les meilleurs légumes pour la santé

Maintenant, ce n’est pas parce qu’un fruit ou un légume contient peu de pesticides qu’il apporte le maximum de bienfaits pour la santé.

En réalité, il faut chercher à privilégier les légumes colorés, surtout lorsqu’ils sont verts et à feuille, riches en antioxydants, en vitamines et en minéraux.

Les pommes de terre sont à éviter du fait de leur importante « charge glycémique » : une pomme de terre est composée d’amidon presque exclusivement. Une fois cuit, cet amidon se transforme en glucose pur dès qu’il est en contact avec votre langue, et il fait augmenter votre taux de sucre dans le sang plus vite que si vous mangiez du sucre en morceau. Si bien que ce qui est mauvais dans les frites, ce n’est pas tant l’huile dans laquelle elles ont cuit, comme on l’imagine souvent, mais la pomme de terre elle-même, parce qu’elle est surcuite, et en particulier le grillé.

Les légumes dont il ne faut pas abuser, parce qu’ils sont eux aussi riches en sucre, sont les betteraves rouges, les carottes, les aubergines et les potirons.

En revanche, vous n’avez aucune raison de vous limiter si vous mangez les autres légumes. Dans l’ordre alphabétique : asperge, avocats, blettes, brocolis, céleri, chicorée, choux de toutes sortes y compris chou-fleur, chou chinois, chou rave et choux de Bruxelles, concombres, courgettes, endives, épinards, fenouil, oignons, patate douce, persil, poivrons, radis, salades de toutes sortes, scarole, tomates.

En mangeant de tous ces légumes régulièrement, crus ou peu cuits si possible, vous apporterez à votre organisme les nutriments dont il a besoin pour se maintenir, se développer, et pour guérir.

Car le fait est que les scientifiques ne savent au fond pas grand chose sur les nutriments et les prendre sous forme isolée, en compléments alimentaires, n’est pas toujours une bonne idée. La meilleure façon de les apporter à votre corps est en mangeant des légumes entiers, frais et si possible bios. Je recommande qu’au moins un tiers de votre alimentation totale soit crue, et le meilleur moyen d’atteindre cet objectif est de faire des jus de légumes avec vos légumes frais.

Mais le plus important est de manger des légumes, quelle qu’en soit la forme, et donc ne vous laissez pas décourager parce que vous ne pouvez faire du jus qu’une ou deux fois par semaine. Même si vous commencez doucement, vous observerez rapidement des améliorations qui vous encourageront à augmenter peu à peu cette saine habitude de vie.

A votre santé !

JMD

Améliorez votre vision avec ceci


La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie redoutable, qui entraîne une perte progressive de la vision. En 2007, on estimait à 608 000 le nombre de personnes atteintes de cette maladie en France métropolitaine. La chirurgie et la médecine conventionnelle n’ont jusqu’ici pas donné de résultats probants, mais la nutrithérapie (médecine naturelle par la nutrition) offre des pistes très prometteuses.

Avant de vous les donner, il faut toutefois comprendre ce qu’est la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Qu’est-ce que la DMLA

La DMLA est une maladie de la rétine, cette membrane qui se trouve au fond de votre œil et qui contient les récepteurs de la vision. Cette maladie vous donne l’impression de voir flou. Simple désagrément au départ, le flou causé par la DMLA ne tarde pas à vous gêner dans vos activités de tous les jours, comme lire une pancarte ou un mode d’emploi, surtout après 65 ans. Il risque ensuite de provoquer des accidents de voiture lorsqu’un panneau de signalisation vous échappe, ou des chutes, lorsque vous ratez une marche ou un trottoir. Vous pouvez également commettre une erreur fatale lorsque, par exemple, vous ne parvenez plus à lire distinctement la notice d’un médicament.

Mais ce sont aussi les grands plaisirs de votre vie qui s’envolent avec votre vue : quand lire un livre, jardiner, s’émerveiller du spectacle de la nature, visiter une exposition ne procure plus la même joie parce que vous ne percevez plus les détails ; lorsque même les visages de vos proches ou le sourire d’un enfant ne vous apparaissent plus qu’à travers un brouillard ; lorsque vous ne pouvez plus réaliser aucune tâche nécessitant de manipuler de petits objets ou de faire des gestes précis ; vous réalisez alors que la source vive de l’existence vous échappe !

Pour diminuer vos risques, vous devez vous préoccuper de « nourrir » vos yeux : l’effet sera préventif, et retardera l’apparition de la DMLA si vous êtes proche de la cinquantaine. Au-delà de 60 ans et si votre vue s’est déjà dégradée, un programme intensif de nutrithérapie peut améliorer votre vision.

Ces nutriments que vous apporterez à vos yeux ont pour but de les protéger et de réactiver la circulation sanguine pour rétablir une vision fonctionnelle.

Vos yeux : l’organe le plus agressé

Les yeux sont un des organes les plus attaqués de votre organisme, surtout actuellement, avec l’usage généralisé des écrans lumineux (ordinateur ou smartphone) et la pollution.

En effet, vos yeux sont une machine à concentrer la lumière, grâce à un ingénieux empilement de cornée, iris, cristallin, rétine, macula.

Cela vous permet de percevoir une incroyable profusion de détails de votre environnement proche et éloigné : on estime que 80 % de nos perceptions sensorielles proviennent de la vue ! Mais rendez-vous compte que ces quantités énormes de lumière frappent toutes une surfacede quelques centimètres carrés au fond de votre œil, la rétine, et plus spécifiquement, une minuscule zone appelée « macula » qui est responsable de la vision centrale. C’est la macula qui vous permet de voir les formes, les couleurs et les détails de façon claire et nette.

Votre rétine et votre macula sont tapissées de cellules. Ces cellules ont la forme de cônes, et de bâtonnets, les bâtonnets permettant de voir le noir et blanc, les cônes les couleurs. 

Ces cellules sont bombardées toute la journée de particules de lumière hautement énergétiques, les photons, et par tous les oxydants produits dans notre organisme à cause du stress, de la pollution ou tout simplement du vieillissement. Elles finissent alors par s’abîmer. Cônes et bâtonnets peuvent mourir et c’est ainsi que votre vue devient floue.

Mais vous n’avez pas besoin d’attendre les bras croisés que la fatalité s’abatte sur vous.

La dégénérescence maculaire peut être ralentie

La Nature produit des substances végétales et animales qui peuvent vous aider à entretenir vos yeux. Je ne vous dis pas qu’elles vous garantiront une vue de faucon jusqu’à plus de 90 ans. Mais :

  • si vous n’avez pas encore de problème de vue ;
  • si vous avez plus de 55 ans, et surtout si vous êtes une femme ;
  • ou si vous avez un début de dégénérescence maculaire ;

alors vous pouvez entreprendre aujourd’hui certaines choses qui préviendront bien des ennuis futurs :

Six stratégies pour protéger vos yeux naturellement

Quoique vous dise votre médecin, il existe des moyens de protéger vos yeux :

  • arrêtez de fumer : toute fumée qui s’introduit dans votre corps, y compris les gaz d’échappement, apporte avec elle des milliers de milliards de radicaux libres, des molécules agressives qui sont capables d’endommager ou de détruire vos cellules. Les cellules de votre rétine et de votre macula sont particulièrement sensibles aux radicaux libres, car leur forte exposition à la lumière leur impose déjà une contrainte permanente. N’en rajoutez pas avec de la fumée de cigarette.
  • surveillez votre tension : votre œil est tapissé de vaisseaux sanguins microscopiques, les capillaires, qui irriguent les cellules de la vue. Si votre pression sanguine est trop forte (et rappelez-vous que vous n’avez aucun moyen de le savoir si ce n’est de vous la faire mesurer régulièrement), vos capillaires vont s’endommager ;
  • attention à votre sucre sanguin : un taux excessif de glucose dans le sang endommage fortement les capillaires. C’est pourquoi les personnes diabétiques risquent de devenir aveugles, ou même de subir une amputation lorsque leurs vaisseaux sanguins sont détruits et que leurs membres ne sont plus irrigués ;
  • mangez beaucoup de légumes verts, en particulier les choux verts frisés, les épinards et les brocolis : les études ont montré qu’un tel régime améliore la vue, ces légumes étant riches en caroténoïdes, en particulier la lutéine ;
  • augmentez vos apports en oméga-3, en consommant plus de poissons gras ou en prenant des compléments d’oméga-3. Une étude parue en août 2001 dans la revue Archives of Ophtalmology a montré qu’une alimentation bien équilibrée en oméga-3 améliore la vue.
  • mangez des petits fruits noirs : cassis, myrtilles, mûres. Ils sont riches en anthocyanines, des pigments qui agissent comme de la « crème solaire » pour les cellules, les protégeant des dommages causés par l’absorption de rayons bleu-vert et ultraviolets.
  • mangez des jaunes d’œufs tous les jours : le jaune d’œuf est la source alimentaire la plus importante de zéaxanthine, un pigment antioxydant qui protège la macula des agressions extérieures. Les chercheurs conseillent de manger 2 œufs entiers chaque jour pour protéger nos yeux (1, 2). Je vous le disais l’autre jour : les jaunes d’œufs sont bons pour la santé !

Pour les personnes de plus de 55 ans et qui craignent pour l’évolution de leur vue, la prise en outre de compléments alimentaires peut être envisagée :

Deux boucliers pour la santé de vos yeux

La lutéine et la zéaxanthine sont des composés appelés xanthophylles qui, dans la nature, servent à absorber la lumière excessive qui risquerait d’abimer les plantes, en particulier les rayons hautement énergétiques de la lumière bleue solaire.

Chez l’être humain, la lutéine et la zéaxanthine alimentaires se concentrent, sans qu’on sache exactement comment, dans la macula de l’œil.

Elles semblent avoir une puissante fonction antioxydante pour protéger les cellules de l’œil contre les effets destructeurs des radicaux libres, en particulier contre la dégénérescence maculaire :

  • des recherches publiées dans Nutrition & Metabolism ont conclu que la lutéine et la zéaxanthine augmentent la densité optique des pigments maculaires dans l’œil chez la majorité des sujets. Ces pigments maculaires sont considérés comme protecteurs contre la dégénérescence maculaire ;
  • des études publiées dans les revues scientifiques American Journal of Epidemiology, Ophthalmology and Archives of Ophthalmology ont constaté qu’un taux plus élevé de lutéine et de zéaxanthine dans le régime alimentaire est associé à une moindre incidence de la dégénérescence maculaire ;
  • deux études publiées dans la revue Investigative Ophthalmology and Visual Science ont constaté que les yeux contenant le niveau le plus élevé de pigments maculaires étaient moins susceptibles d’avoir ou de développer une dégénérescence maculaire ;
  • dans un article de recherche publié dans la revue Archives of Biochemistry and Biophysics en août 2010, les auteurs de l’étude ont conclu que la lutéine et la zéaxanthine filtrent la lumière à courte longueur d’onde et préviennent ou réduisent la formation des radicaux libres dans l’épithélium pigmentaire rétinien et dans la choroïde (la couche vascularisée de l’œil). Ils suggèrent également qu’un mélange de xanthophylles est plus efficace qu’un seul, à même concentration.

Agit aussi contre la cataracte

En plus de protéger la rétine, la lutéine et la zéaxanthine pourraient aussi réduire le risque de cataracte.

De récentes études publiées dans la revue Archives of Ophthalmology ont conclu qu’un régime alimentaire riche en ces deux composés ainsi que d’autres caroténoïdes était associé à un risque plus faible de cataracte chez les femmes.

Astaxanthine : le secret de l’œil de faucon

Mais protéger vos yeux des radicaux libres ne suffit pas pour retrouver une vue perçante. Il faut également rétablir la capacité d’adaptation de l’œil.

Un autre micronutriment, l’astaxanthine, peut avoir cet effet. Huit études cliniques récentes ont montré que l’astaxanthine avait un effet positif sur la vue. Ce composé, que l’on trouve principalement dans une petite crevette appelée « krill de l’antarctique » et dans une micro-algue de Suède, réduit l’inflammation de l’œil, augmente de façon significative sa capacité d’adaptation, pour mieux ajuster la vision, et soulage la fatigue oculaire, provoquée notamment par le travail sur écran ou ordinateur, en augmentant l’irrigation sanguine des yeux. (3)

C’est un nutriment qui est aujourd’hui en très forte demande aux Etats-Unis et qu’il est difficile de se procurer en Europe mais vous en trouvezdans le complément alimentaire pour les yeux Macula Plus (rendez-vous ici pour ceux qui sont intéressés), qui contient aussi la lutéine, la zéaxanthine et la mésozéaxanthine, un autre composé encore peu connu mais qui semble prometteur qui plus est à bonnes doses, pour une efficacité rapide (respectivement 10 mg, 1,5 mg et 2,5 mg). 

Macula Plus me semble aussi intéressant parce qu’il contient du cyanidine-3-glucoside (C3G), un anthocyanine pourpre méconnu qui protège les cellules photoréceptrices de l’œil, et qui peut renforcer la vision nocturne.

L’inconvénient de ce produit est son prix élevé, qui s’explique par la qualité des ingrédients choisis (49 euros par boîte, correspondant à 2 mois de cure), et il est illusoire d’espérer un effet durable avec une seule boîte (3 paraissent le minimum, pour 6 mois de cure). 

Pour les personnes qui n’auraient vraiment pas les moyens d’acheter ce produit, je recommande tout simplement de se procurer de la lutéine en pharmacie, par exemple Ocuvite, même si l’effet à en attendre sera, forcément, bien inférieur. Et pour finir, ne négligez pas l’alimentation, je mange régulièrement une bonne omelette aux œufs biologiques avec des épinards !

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Les jaunes d’œuf sont bons pour la santé


Un gros œuf contient 190 mg de cholestérol. Les autorités sanitaires recommandent de consommer au maximum 300 mg par jour de cholestérol alimentaire, pour éviter les maladies cardiaques.

Cela veut dire que si vous mangez deux œufs par jour, vous dépassez déjà largement la limite, y compris en vous abstenant de toute autre source de cholestérol (andouillettes, saucisson, pâté, foie, beurre, mayonnaise, fruits de mer…). 

Une réputation lamentable

Les jaunes d’œufs ont donc une réputation lamentable dans les cabinets des médecins et les hôpitaux. En août 2012, une campagne médiatique mondiale a même répandu l’idée que le jaune d’œuf était presque aussi nocif que la cigarette ! (1)

Nulle surprise, dans ces conditions, que cet aliment pourtant délicieux soit aujourd’hui repoussé avec horreur par la majorité des personnes cherchant à conserver une bonne santé.

Je ne l’ai pas encore vu en France mais, aux Etats-Unis, tous les restaurants proposent, moyennant paiement d’un supplément (!), des omelettes sans jaune d’œuf, faites à partir du blanc uniquement. Je n’ai évidemment pas essayé mais à en juger par l’aspect, cela paraît très mauvais. 

Lutter contre le racisme anti jaune

Car je considère pour ma part que toutes ces calomnies contre le jaune d’œuf sont scandaleuses.

De tous les produits animaux, l’œuf est celui qui est le plus naturellement fait pour être consommé. En manger ne nuit en rien à l’animal qui l’a pondu. Vous n’avez même pas à le traire.

Et il est excellent pour la santé :

Une consommation importante de jaunes d’œufs diminue le risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique de 25%. Il s’agit d’une nouvelle étude publiée dans le British Medical Journal, et reposant sur les données collectées auprès de 4 millions de personnes, ce qui est énorme. Ces résultats peuvent donc être considérés comme très fiables. (2)

Le jaune d’œuf est l’aliment le plus riche en choline, dont il contient 125 mg. La choline est un nutriment essentiel d’importance critique pour la formation du cerveau des nourrissons, mais également nécessaire à l’entretien des fonctions cérébrales à l’âge adulte.

La choline ralentit l’évolution de la maladie d’Alzheimer et de la démence. Elle est le précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur qui joue un rôle particulièrement important dans le contrôle musculaire et la mémoire. Récemment des chercheurs psychiatres de l’université du Colorado aux Etats-Unis ont même montré qu’une supplémentation en choline chez des femmes enceintes pourrait permettre de diminuer le risque pour l’enfant de développer la schizophrénie, une maladie psychiatrique grave pour laquelle il n’existe aucun traitement curatif ! (3) Elle sert aussi à la synthèse de la lécithine (ou phosphatidylcholine), un constituant indispensable des membranes cellulaires et un composant de la bile qui favorise la digestion des lipides. (4) Votre cerveau a besoin, chaque jour, de 500 mg de choline.

Le jaune d’œuf contient également de la lutéine, qui aide à réduire les risques de dégénérescence maculaire, la principale cause de cécité chez les Français de plus de 65 ans. La luétine est un antioxydant qui semble bloquer ou réduire les effets néfastes des radicaux libres dans différentes parties du corps. Les radicaux libres peuvent être impliqués dans un grand nombre de maladies chroniques. La lutéine des jaunes d’œufs est en outre mieux absorbée que celle des légumes verts feuillus.

Un autre apport du jaune d’œuf, plus méconnu, est d’améliorer les performances sportives :

Selon de nombreux experts comme Julien Venesson, auteur de « Nutrition de la Force » ou Michael Gundill, auteur du « Guide des compléments alimentaires pour sportifs », une alimentation riche en cholestérol permet d’accélérer les gains de force et de masse musculaire dans le cadre d’un entraînement physique : notre organisme utilise le cholestérol pour réparer les lésions aux fibres musculaires consécutives à un entraînement, ce qui permet d’accélérer la récupération et donc la progression. Ces observations expliquent aussi pourquoi les médicaments anticholestérol, les statines, ont pour effet secondaire de diminuer la force musculaire et de donner des courbatures : le manque de cholestérol fragilise vos muscles ! 

Les anti-jaunes d’œuf vous mentent !

De plus, les études qui affirment que les œufs sont mauvais pour la santé ne sont pas sérieuses car elles se fondent sur des hypothèses erronées.

Elles affirment faussement que :

  1. le cholestérol alimentaire augmente le taux de cholestérol sanguin. Dans une très large mesure, cela est faux, car le cholestérol dans le sang est fabriqué majoritairement par le foie ;
  2. le cholestérol est la cause des maladies cardiaques. Cela est faux également, des voix de plus en plus nombreuses le reconnaissent enfin ouvertement, bien que ce secret de polichinelle soit connu depuis des dizaines d’années dans les milieux informés de la santé naturelle. Le cholestérol est une maladie inventée, ou en tout cas promue, par les laboratoires pharmaceutiques pour faire avaler à des gens bien portants des médicaments anticholestérol qui leur provoquent des problèmes musculaires et des troubles de la mémoire, sans pour autant réduire leur risque cardiaque. (5)

Le jaune d’œuf enfin réhabilité

Que les jaunes d’œufs ne sont pas dangereux pour la santé a d’ailleurs été démontré par une étude autrement plus sérieuse que les précédentes, et qui vient de paraître enfin dans le British Medical Journal. (6)

Il a été démontré que les études montrant une quelconque dangerosité des jaunes d’œufs ne s’appuient en fait que sur les données correspondant aux personnes diabétiques. Il n’y a donc que si vous souffrez d’un problème de diabète, donc que votre corps ne produit pas assez d’insuline, ou que vous avez développé une résistance à l’insuline, que les jaunes d’œufs augmentent votre risque cardiovasculaire.

Dans les autres cas, on sait maintenant que la consommation de jaunes d’œufs n’a aucun lien avec le risque de maladies cardiovasculaire. 

Un bémol

Le seul bémol que je tiens à apporter, et il est important, est qu’il est très important de choisir des œufs de bonne qualité. Consommez toujours, si possible, des œufs de poules élevées en plein air et nourries avec des aliments biologiques, notamment des graines de lin.

Lorsque l’élevage est bio, les poules peuvent se nourrir de bestioles dans la nature (vers, etc) qui peuvent représenter une source d’oméga-3. Il est aussi probable que, comme l’homme, une poule qui a un peu plus d’activité physique fabrique naturellement plus d’acides gras oméga-3 à longues chaînes que des poules malades enfermées dans un hangar.

Enfin, les graines de lin, riches en oméga-3, sont mieux digérées par l’estomac des poules que par celui des hommes. Les oméga-3 se retrouvent donc dans le jaune d’œuf bio, puis dans votre organisme.

N’ayez donc plus de scrupule à vous régaler d’omelettes, d’œufs brouillés, d’œufs au plat sans oublier bien sûr, mon préféré, l’œuf à la coque.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

La sève de bouleau est arrivée !



Cette année, la sève de bouleau a du retard. Cet invraisemblable hiver, qui a débordé sur le printemps, où la neige a succédé aux pluies, où le soleil n’était plus voilé mais violé par d’agressifs nuages agissant en bandes organisées (le Nord de la France n’aurait connu que 11 heures d’ensoleillement du 1er janvier au 31 mars) a bloqué la montée de la sève normalement programmée par Dame-Nature pour miaf-février.

Remarquez que tout le monde s’en moque, de la montée de la sève de bouleau. Tout le monde ou presque.

La plupart de nos contemporains ont totalement oublié que, il y a cinquante ans encore, la majorité des populations européennes, de l’Écosse jusqu’à la Russie, en passant par la Norvège, la Slovénie et la Hongrie, attendaient avec une brûlante impatience la montée de la sève à la fin de l’hiver. Plus qu’une tradition, c’était une fièvre qui saisissait collectivement l’Europe. Armés de couteaux (pour faire des entailles dans les troncs), de seaux et de tubes, des centaines de milliers de personnes partaient à l’assaut des forêts pour récolter la précieuse sève de bouleau.

La sève était en effet symbole d’un renouveau et perçue comme un moyen de fortifier son organisme pour attaquer l’année :

Les méfaits de l’hiver, auxquels on ne pense pas

En hiver, le froid nous pousse à diminuer notre activité physique et à manger des aliments plus riches qui sont aussi les plus chargés en polluants chimiques car ces derniers sont stockés dans les graisses corporelles des animaux. L’alimentation est plus sucrée, plus pauvre en vitamines et antioxydants.

De plus, notre peau est privée des rayons ultraviolets du soleil qui devraient traverser l’épiderme et le derme pour produire de la vitamine D indispensable pour le moral et la solidité des os, entre autres.

Quoi de plus normal donc que de voir augmenter à la sortie de l’hiver nos douleurs articulaires, nos calculs rénaux, nos indigestions, notre tension artérielle ou même parfois de déclencher une crise de goutte. C’est donc le bon moment pour agir !

Purifier l’organisme

Dans la vision des naturopathes, le corps est pourvu d’émonctoires qui jouent un rôle de filtres épurateurs : foie et intestin, rein, poumon et peau. Mais en hiver, l’alimentation dénaturée, inadaptée ou excessive, la sédentarité, l’absence de sudation et, actuellement, la pollution et le stress, provoqueraient une surcharge de ces émonctoires. Le processus de « nettoyage » s’essoufflerait. S’ensuivraient un « encrassement » et un « ralentissement métabolique », quoi que signifient au juste ces termes, particulièrement perceptibles à la sortie de l’hiver avec, comme premier symptôme, la fatigue souvent ressentie à cette période. 

Selon eux, il faudrait à la fin de l’hiver débarrasser l’organisme de tout ce qui l’encombre, éliminer les graisses épaisses qui retiennent les pesticides, les produits chimiques, les fumées. Ils pensent qu’il est important d’aider le foie, l’intestin, la vessie, les reins à se purifier. Ils conseillent de ne pas attendre que nos organes se révoltent tout seuls avec les premiers rayons sous forme d’eczéma, psoriasis et allergies diverses que l’on attribue au soleil, car, selon eux, ces manifestations seraient des signes d’encrassement interne. 

La sève de bouleau, élixir précieux

Et justement, Dame-Nature a prévu de nous donner un élixir extraordinaire et précieux pour ce grand nettoyage : la sève de bouleau.

Aujourd’hui, l’habitude de boire de la sève de bouleau au début du printemps a quasiment disparu et nos contemporains ne connaissent plus, comme produit de la sève d’un arbre, que le sirop d’érable canadien, très sucré. Mais en réalité, les Soviétiques ont maintenu l’industrie de la sève du bouleau jusqu’à la chute du Mur de Berlin. On possède d’ailleurs d’étonnantes photos prises en RDA, dans les années 80, où l’on voit des dizaines de personnes occupées à la récolte en forêt. En Lettonie, elle est considérée encore aujourd’hui comme un véritable trésor national (1). 

Et ce n’est pas pour rien : 

La sève de bouleau contient des éléments naturels très intéressants dont on ignore encore tous les mécanismes d’actions : de la vitamine C, des flavonoïdes antioxydants comme la quercétine, des tanins, de l’acide chlorogénique. Elle est riche en calcium, magnésium, silicium, sodium et potassium. Fraîche, elle contient aussi, immédiatement biodisponibles, des oligo-éléments comme le cuivre, le fer, le manganèse, le zinc si rare dans nos aliments. Elle contient des mucilages, des flavonoïdes, dix-sept acides aminés dont l’acide glutamique qui vivifie et dynamise. Elle contient aussi des cytosines et des sucres sous forme de fructose, de 0,5 à 0,2%.

La sève de bouleau contient encore deux hétérosides, le bétuloside et le monotropitoside qui libèrent par hydrolyse enzymatique du salycicate de méthyle, un analgésique, anti-inflammatoire et diurétique efficace.

Des vertus surprenantes

Dans pratiquement toutes les populations d’Europe centrale et du nord et jusqu’à la seconde guerre mondiale, dans toutes les classes de la population, elle était donnée aux enfants pour suppléer le lait maternel. On l’utilisait pour renforcer la croissance des enfants et des adolescents, pour rendre à leurs parents l’énergie amoindrie par les hivers rigoureux, pour donner aux vieillards plus de force et enfin pour atténuer ou supprimer leurs douleurs rhumatismales ou articulaires. 

En Russie, la dernière bouteille était réservée au Pope du village, le prêtre orthodoxe. 

Une tradition immémoriale

On appelait autrefois le bouleau arbre de la sagesse, mais également « arbre aux néphrétiques » pour ses vertus thérapeutiques. 

Le célèbre voyageur arabe Ahmad Ibn Fadlan notait déjà en 941 que les populations bulgares turcophones vivant le long de la Volga buvaient de la sève de bouleau. Le savant allemand Conrad de Megenberg (14e Siècle) mentionne qu’elle était utilisée comme boisson rafraîchissante. Le géographe persan Rashid-al-Din témoigne également que les tribus Uriankhai de Sibérie coupaient les bouleaux et collectaient la sève, qu’ils buvaient à la place de l’eau. 

En 1565, le médecin siennois Matthéole écrivait : 

« Si on perce le tronc du bouleau avec une tarière, il en sort une grande quantité d’eau, laquelle a grande propriété et vertu à rompre la pierre tant aux reins qu’en la vessie, si l’on continue d’en user. Si on s’en lave la bouche, elle guérit les ulcères qui sont dedans. » 

Trois siècles plus tard, Pierre-François Percy, le chirurgien militaire des armées de Napoléon, déclara :

« Dans tout le Nord de l’Europe, jusqu’aux confins de la Russie, l’eau de bouleau est l’espoir, le bonheur, et la panacée des habitants riches ou pauvres, grands et petits, seigneurs et serfs… Les maladies de la peau, boutons, dartres, couperoses etc. lui résistent rarement. C’est un remède précieux dans les affections rhumatismales, les reliquats de goutte, les embarras de la vessie et une foule de maladies chroniques. » 
L’ethnologue suédois Gösta Berg suggérait aussi que la sève de bouleau était probablement le médicament le plus courant et le plus efficace contre le scorbut, provoqué par une carence en vitamine C. 

En France, c’est dans les monastères que s’est transmise la tradition de consommer de la sève de bouleau. Les moines de la Trappe des Dombes (Ain) ont jusqu’à aujourd’hui gardé sereinement cette tradition. Chaque printemps, les jeunes moines récolent la sève de bouleau fraîche pour que les plus anciens retrouvent leurs forces vives et souffrent moins de leurs douleurs articulaires. 

Des vertus multiples

Les recherches modernes ont révélé la présence de bétuline, une petite molécule qui améliore la résistance à l’insuline, réduit les plaques d’athérosclérose (qui rigidifient les artères et favorisent les accidents cardiaques) et soigne l’hyperlipidémie (trop de graisse dans le sang). (2) 

D’autres travaux menés en ex-Union soviétique indiquent que la sève de bouleau peut être utilisée dans le cadre de traitements contre l’anémie, le cancer, la tuberculose, les calculs rénaux, la goutte, l’arthrose, les rhumatismes, le rhume et les maladies de peau. (3)

Un médicament développé en URSS, le Biomos, fait à partir de sève de bouleau, a une capacité démontrée à cicatriser les blessures et les brûlures et agit comme substance antidouleur et anti-sclérose. (4)

Probablement par manque d’intérêt financier, les recherches sur la sève de bouleau sont éparses mais un certain nombre d’entre elles confirment ces usages ancestraux. Une récente étude menée en Russie a ainsi montré un pouvoir surprenant de ce produit à soutenir la fonction hépatique sur des malades touchés par une hépatite C chronique. En 12 semaines l’activité du virus a été réduite de 43%. (5) 

Par ailleurs les recherches ont montré que l’acide chlorogénique de la sève de bouleau (qu’on retrouve aussi dans le café) diminue l’appétit, diminue l’absorption des glucides et favorise l’utilisation des graisses pour fournir de l’énergie et permet une perte de poids qui peut atteindre 4 kg en 12 semaines (6).

En Europe de l’Ouest, les sociétés qui commercialisent la sève de bouleau mettent en avant ses vertus pour favoriser le drainage et l’élimination des déchets acides de l’organisme (acide urique), ce qui aurait un effet contre les douleurs rhumatismales et les douleurs articulaires. Là encore la science semble confirmer l’usage traditionnel : l’acide chlorogénique module l’activité du système immunitaire pour réduire l’inflammation dans l’arthrite rhumatoïde (7) et le salicylate de méthyle présent dans la sève exerce des effets comparables à ceux de l’aspirine (acide acétylsalicylique) pour contrôler la douleur.

La sève de bouleau est aussi proposée pour stimuler le métabolisme et détoxifier le corps en douceur (eczéma, dartres, psoriasis, dermites du cuir chevelu…). 

Les études menées par l’Université de Riga, en Lettonie, ont également prouvé que la sève de bouleau dispose de fortes propriétés antioxydantes et retarde les effets du vieillissement. Elle stimule à la fois la croissance des cellules du derme et de l’épiderme et protège les cellules de la peau contre le stress oxydatif, y compris des rayons ultraviolets, de la pollution et des effets d’inflammations. 

Pour finir, les flavonoïdes qu’elle contient comme la quercétine sont aujourd’hui d’une efficacité reconnue pour renforcer les vaisseaux sanguins, diminuer la tension artérielle et combattre la rétention d’eau (8).

Une récolte respectueuse de la Nature

La récolte de sève de bouleau fraîche ne nécessite ni abattage, ni sacrifice des arbres. Après avoir percé un trou horizontal dans le tronc, il s’agit de laisser couler la sève goutte à goutte dans une bouteille grâce à un tuyau, en évitant l’intrusion de poussières et de salissures dans l’arbre. Un arbre fournira facilement un à deux litres de sève par jour, voire jusqu’à dix litres en deux jours pour un arbre de grande taille. Aucun risque d’épuiser l’arbre, il ne vous donnera que ce dont il n’a pas besoin.

Et de fait, celui qui se hasarde à couper un bouleau de plus de 20 ans au moment de la montée de la sève au printemps s’expose, sans rire, à une inondation. La sève jaillit comme l’eau d’une fontaine.

Une fois la récolte achevée, il faut boucher les trous à l’aide de chevilles de bois pour protéger l’arbre contre les infections.

Conseils pratiques pour la cure

Lorsque l’on commence une cure de sève de bouleau, il est conseillé de l’ingérer à jeun, tous les matins pendant 3 semaines. La cure de jouvence consiste à boire au moins 3 litres de sève de bouleau sur une période de 21 jours (à raison, environ, de 150 millilitres/jour) ou 5 litres dans l’idéal (à raison de 250 millilitres/jour) pour les personnes fatiguées, souffrant de rhumatismes ou souhaitant tout simplement détoxifier efficacement leur organisme.

La qualité de la sève de bouleau dépendra bien entendu de celle du sol. Les personnes qui récoltent la sève sérieusement font des prélèvements préalables pour identifier les arbres les plus aptes à produire une sève de qualité. A taille égale et à un mètre de distance, deux arbres peuvent présenter des caractéristiques diamétralement opposées.

La sève doit être récoltée près du sol (+/- 0,50m), elle est dite minérale et sera plus trouble et plus bienfaisante que si elle est récoltée à 2 m de hauteur ou sur une branche. Le meilleur moment pour la récolter est après la nouvelle lune de Mars. 

Elle doit provenir de lieux préservés de la pollution et il est impératif que la sève soit fraîche, c’est à dire à l’état pur. 

Sève de bouleau enrichie aux extraits de bourgeons

En France, je me fournis personnellement auprès d’une petite entreprise artisanale qui récolte la sève dans les forêts de la Dombes, sur les plateaux du Jura, grâce à des spécialistes qui respectent les traditions ancestrales. 

L’avantage de ce récoltant est que sa sève de bouleau n’est ni congelée, ni alcoolisée, ni nanofiltrée, ni pasteurisée. Elle ne subit aucun traitement industriel. C’est une sève 100% naturelle et bio conditionnée dès sa récolte dans une poche spécialement conçue, qui évite l’oxydation et protège la sève de bouleau de la lumière pour une meilleure protection et conservation de la la sève. 

A partir de fin avril, il propose une sève de bouleau enrichie d’extraits biologiques de cinq sortes de bourgeons, qui prolongent les bienfaits de la sève fraîche et renforcent, par association, ses bienfaits thérapeutiques (gemmothérapie). 

S’agissant d’une production artisanale et biologique, il serait irréaliste que je publie son nom, car il n’est absolument pas outillé pour un afflux brutal de commandes. En aucun cas il ne pourrait répondre à la demande d’un dixième des lecteurs de Santé Nature Innovation (ni même d’un centième). J’invite toutefois les personnes souffrant d’affections particulières (fatigue chronique, rhumatisme, douleurs articulaires, problèmes de peau) à envoyer une demande de mise en contact à secretariat@santenatureinnovation.com. Les demandes seront traitées au cas par cas, et par courrier électronique uniquement, sans garantie évidemment. 

Le fonctionnement est donc que l’on passe comande d’avance et tout le monde reçoit sa cure de printemps de 5 litres avant fin mai. Les commandes pour cette année sont en train d’être prises en ce moment même.

Si vous décidez d’aller vous fournir sur Internet ou en magasin bio, attention à ne pas confondre avec la sève de bouleau pasteurisée (qui perd plusieurs de ses propriétés fondamentales) ou le jus de bouleau (qui n’est pas de la sève, mais une décoction de feuilles de bouleau). 

A votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis

N’en parlez PAS à votre médecin


« Les citoyens, dans leur grande majorité, se représentent la médecine comme la source principale de santé à laquelle seuls les professionnels de santé peuvent donner accès.

Ce système dominant de pensée est une grande et dangereuse illusion. La santé et notamment l’espérance de vie dépendent un peu de facteurs génétiques, principalement de nos comportements et de nos environnements économiques et socio-culturels, très peu de la médecine et des médecins. »

Pr Claude Béraud, ancien médecin-conseil national de la Caisse nationale d’assurance-maladie, interview publiée le 5 avril 2013. (1)


En tant que lecteur de Santé Nature Innovation, vous faites partie de la minorité de personnes bien informées qui, justement, ne se font pas d’illusion sur les pouvoirs de la médecine conventionnelle.

Vous savez que les médicaments sont la troisième cause de mortalité après le cancer et les maladies cardiovasculaires. (2) 

Vous êtes au courant que les statines, ces médicaments contre le cholestérol, ne servent à rien, que le vaccin contre le papillomavirus est inefficace et dangereux, que le dépistage du cancer du sein fait plus de mal que de bien, que les antidépresseurs, les antibiotiques et les anti-inflammatoires sont beaucoup plus dangereux que ne le reconnaissent les notices.

Vous êtes conscient que c’est l’incompétence et la corruption des autorités médicales qui permet la mise sur le marché de médicaments toxiques comme le Médiator, les contraceptifs de 3e et 4e génération, les prothèses mammaires défectueuses, les « médicaments contre la maladie d’Alzheimer » qui n’ont pas la moindre utilité.

Tout cela vous paraît évident. Et vous savez qu’il n’y a qu’en prenant votre propre santé en main, c’est-à-dire en vous efforçant de mener une vie saine, que vous aurez une bonne santé. Vous ne comptez pas sur les pilules et la chirurgie pour obtenir une vie longue et heureuse.

« Notre mission est de vous protéger contre vous-même »

Mais le problème, c’est que les personnes qui ont le pouvoir, elles, voient les choses tout autrement : si vous n’avez pas le diplôme de médecin, vous êtes forcément incompétent pour gérer votre santé.

Pour la Haute Autorité de Santé (HAS), l’Agence nationale du médicament (ANSM), l’Académie de Médecine, il est normal de se servir de leur pouvoir pour vous protéger contre vous-même, et par là-même gravement restreindre votre liberté thérapeutique.

Selon elles, vous feriez une grave sottise si vous preniez la moindre décision pour votre santé sans en avoir « parlé à votre médecin-conseil ». Elles considèrent donc que c’est leur mission de constamment vous rappeler de ne rien faire sans avoir au préalable « consulté un professionnel de santé ».

Mais cette vision est absurde. La priorité ne doit pas être d’infantiliser le public mais au contraire de l’informer pour qu’il gagne en autonomie. En effet, que les autorités le veuillent ou non, c’est bien vous qui prenez en permanence les décisions clés pour votre santé. Votre état de santé est déterminé à 80 % par ce que vous mangez, ce que vous buvez, la manière dont vous dormez, votre niveau de stress, votre environnement, selon que vous menez une vie active, stimulante, avec des activités de plein air, ou non. 

Par exemple, 90 % des cancers sont liés à des facteurs sur lesquels nous avons une action directe : mauvaise alimentation, tabac, manque d’exercice physique, pollutions… On estime actuellement que 30 à 35 % des cancers sont liés au régime alimentaire (3). Or, bien manger réduit non seulement le risque de développer un cancer mais l’adjonction d’aliments dits “anticancer” fournit une aide extraordinaire aux cellules de notre corps pour combattre les inflammations et le développement de cellules cancéreuses.

Il en va de même pour le diabète de type 2, l’ostéoporose, les maladies cardiovasculaires, ou même l’arthrose : ce sont avant tout des maladies du mode de vie, que vous pouvez prévenir ou atténuer par votre comportement, mais sur lesquels les médicaments et les opérations ont peu ou pas d’influence (voir les Dossiers de Santé & Nutrition pour les conseils de prévention et de traitement à la pointe de la recherche).

L’abus de médecine est dangereux pour la santé

Au contraire, l’abus de médecine est un danger objectif pour votre santé. Car si vous allez consulter le médecin, vous avez un risque important de ressortir avec une ordonnance pour des médicaments, des analyses et examens (aux rayons X), voire une opération chirurgicale qui n’était pas forcément nécessaire. Or tout acte inutile sur le plan médical est dangereux. Il y a toujours, forcément, des risques.

Je ne dis pas ça à cause des manquements, erreurs et corruptions qui ont récemment éclaté au grand jour (hormone de croissance contaminée, scandale du vaccin H1N1, prothèses PIP, etc.).

Non, plus fondamentalement, et même si c’est vexant pour les ministres, les grands professeurs, les illustres chercheurs, et toutes les personnes qui font carrière (et fortune) grâce au prestige médical, la seule manière de contribuer durablement à une meilleure santé du public, c’est de rappeler à chacun que :

  • votre meilleure médecine est de manger de bonnes choses, boire de l’eau pure, éviter le stress excessif, dormir, mener une vie active et stimulante pour le corps comme pour l’esprit ;
  • il faut éviter autant que possible les médicaments et les opérations ;
  • consacrer régulièrement un peu de temps à apprendre et comprendre le fonctionnement du corps et les façons naturelles de rester en bonne santé peut faire une grande différence.

C’est aujourd’hui possible de le faire gratuitement et presque en s’amusant grâce aux lettres d’informations électroniques commeSanté Nature Innovation. Pour les personnes qui ont pris le train en route, je signale que je viens de faire paraître le premier volume de mes meilleures chroniques, « l’Intégrale Santé Naturelle de Jean-Marc Dupuis », sur format papier cette fois car le livre est « un peu » épais pour être lu à l’écran (380 pages). Vous pouvez le commander en cliquant ici. Je reverserai l’intégralité de mes droits d’auteur à l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, pour soutenir leurs actions en faveur des médecines naturelles et du droit de chacun de choisir sa médecine.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

%d bloggers like this: