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Qui n’a pas encore sa vitamine D ?!



L’automne est bien installé et il est temps de commencer votre cure annuelle de vitamine D.

Plus de 8 Français sur 10 manquent de vitamine D, c’est-à-dire qu’ils ont moins de 30 ng de vitamine D par millilitre de sang. 50 % des Français sont même à moins de 20 ng/mL.

Une étude réalisée en région Rhône-Alpes et en Gironde entre février et avril 2009 auprès de 281 hommes âgés de 19 à 59 ans a trouvé que94 % d’entre eux manquent de vitamine D, plus d’un sur quatre (27 %) étant même en déficit sévère. Leur taux était inférieur à 12 ng/mL !

En particulier, les personnes de plus de 70 ans synthétisent 4 fois moins de vitamine D qu’une personne jeune, à exposition comparable, à cause du vieillissement de la peau. Une personne âgée sortant peu sera presque automatiquement carencée. De même, les enfants sont très souvent en déficit de vitamine D, parce que trop peu exposés au soleil.

C’est très ennuyeux.

En effet, les déficits en vitamine D sont liés à un grande variété de problèmes de santé :

– risque de fracture (1) ;

– risque de certains cancers (2) ;

– diabète et maladie de Parkinson (3) ;

– risque de décès précoce (4) ;

– risque de grippe (5) ;

– dépression (6).

Tous ces risques peuvent être facilement réduits : il suffirait d’informer la population que chacun doit prendre un peu de vitamine D, d’octobre à mars. Pour moi, le fait que les autorités restent silencieuses est un scandale de santé publique : en informant mieux la population, elles pourraient faire économiser des dizaines de milliards d’euros chaque année aux systèmes de santé, grâce à toutes les maladies qui seraient évitées.

Une telle campagne d’information permettrait surtout d’épargner à des centaines de milliers de personnes des traitements lourds, coûteux, pénibles, quand ils ne sont pas mutilants, pour des maladies qui auraient pu facilement être prévenues grâce à des apports adéquats en vitamine D.

C’est pourquoi, à notre échelle, nous entreprenons cette grande campagne d’information sur la vitamine D. J’appelle tous les lecteurs responsables de S&N non seulement à se prendre en main eux-mêmes, mais également à en parler à leur entourage en transférant largement ce message, et même à offrir partout autour d’eux de la vitamine D, un cadeau original, pas cher, et franchement utile.

La vérité sur les ampoules de vitamine D prescrites par les médecins

Contrairement à une idée fort répandue, vous n’avez pas besoin d’aller chez le médecin pour vous faire prescrire des ampoules de vitamine D.

Les ampoules de vitamine D prescrites par les médecins et vendues en pharmacie sont des doses massives de 100 000 , 200 000 Unités Internationales (UI), voire plus.

Il s’agit de doses thérapeutiques, c’est à dire à prendre en cas d’urgence, pour faire cesser des symptômes évidents de carence.

Mais cela revient à prendre un mois de soleil en pleine figure en l’espace de quelques minutes.
Non seulement ce n’est pas physiologique, car nous fabriquons un peu de vitamine-D3 chaque fois que nous nous exposons régulièrement au soleil, mais l’organisme peine à utiliser et stoker cette arrivée massive de vitamine D.

Moyens naturels d’avoir le bon niveau de vitamine D

En principe, la vitamine D est fabriquée naturellement par votre corps, sous l’effet des rayons UVB du soleil. Mais encore faudrait-il, pour en avoir assez, que vous vous exposiez tous les jours, y compris le torse, pendant au moins 30 minutes, et ce à la mi-journée.

Pour tous ceux d’entre nous qui vivent dans des régions froides ou pluvieuses, ou qui travaillent dans des bureaux, c’est un défi impossible à relever d’octobre à mars, au minimum. La prise de compléments est donc nécessaire, et elle devrait même être systématique chez les personnes de plus de 70 ans, dont la peau absorbe 4 fois moins les UVB que les autres, et qui ne synthétisent donc presque plus de vitamine D.

Mais même si vous êtes jeune et que vous vous êtes fortement exposé cet été, il faut savoir que les réserves que vous aviez constituées sont probablement déjà consommées aujourd’hui. En effet, votre corps en consomme 5000 UI (unités internationales) par jour, soit près de cinquante fois plus que ce qu’apporte votre alimentation.

Vous ne pouvez malheureusement même pas compter sur les aliments enrichis en vitamine D, y compris le lait : c’est un simple argument marketing pour vous les faire acheter, sans réel bienfait pour vous. Les aliments enrichis en vitamine D n’apportent qu’une petite proportion des doses officielles conseillée. En aucun cas ils n’ont d’effet sur les maladies susceptibles d’être améliorées par la vitamine D.

Quelle quantité ?

Vous devez viser un taux de vitamine D dans votre plasma supérieur à 30 ng/mL, le taux optimal se situant entre 30 et 60 ng/mL. (7)

Mais comme vous ne pouvez pas passer votre temps à vous faire des analyses sanguines, vous n’avez pas d’autre choix que de contrôler les quantités de vitamine D que vous absorbez.

Chez l’enfant en période de croissance, y compris l’adolescence, les besoins s’évaluent entre 600 à 1 500 UI par jour.

La même dose est recommandée chez l’adulte.

En revanche, après 60 ans, on conseille habituellement 1 000 à 1 500 unités par jour. (8) Cette supplémentation est indispensable du fait de la moindre capacité de la peau à synthétiser la vitamine D.

Depuis 2007 pour la femme enceinte et allaitante la société Canadienne recommande un apport oral de 2000 UI par jour.

Pour une personne adulte en bonne santé, une dose quotidienne de 600 à 1500 UI d’un complément de vitamine D par jour est conseillée, ce qui ne pose aucun problème si vous achetez un complément correctement dosé.*

A noter par ailleurs que vous n’avez strictement aucun risque d’intoxication à cette dose : selon le spécialiste mondial de la vitamine D, le Professeur Holick, « il faudrait probablement prendre entre 30 000 et 50 0000 UI par jour pendant une très longue période pour risquer d’être intoxiqué.

Quelle forme choisir ?

Il existe plusieurs formes de vitamine D dans le commerce. Mais une seule correspond à la vitamine D naturellement fabriquée par la peau : c’est la vitamine D3, ou cholécalciférol.

Il semble qu’elle possède une activité biologique supérieure car, lorsqu’on donne à des hommes une dose de 50 000 UI, le taux reste plus élevé dans le sang au bout de trois jours que lorsque ce sont d’autres formes de vitamine D, comme la D2.

Pour faciliter son absorption, vous devez consommer votre vitamine D3 avec de la graisse, donc au milieu d’un repas.

Toutefois, certains fabricants vendent la vitamine D3 directement sous forme huileuse. Je trouve personnellement que c’est le plus pratique :

  • Vous avez un petit flacon spécialement conçu pour être transportable sans risque de se casser, et que vous pouvez avoir en permanence dans le tiroir de votre bureau, votre sac-à-main, ou même votre poche.
  • Un seul flacon dure six mois, soit une saison entière de vitamine D (octobre à mars), pour une personne.
  • Il suffit d’en prendre une à trois gouttes, directement sur la langue, à n’importe quel moment de la journée (cela n’a pas de goût, sauf peut-être un léger goût d’orange).
  • Le flacon est muni d’une pipette qui vous permet de prendre très facilement vos gouttes, sans risque de surdosage.
  • Il n’y a pas à casser d’ampoule, ni à avaler de comprimé ou de gélule indigeste.

A ma connaissance, il y a deux marques en France qui commercialisent la vitamine D3 de cette façon : le laboratoire Lescuyer, et le laboratoire D-Plantes.

Point de vue qualité de la vitamine D3, c’est équivalent : il s’agit dans les deux cas d’une forme huileuse de cholécalciférol hautement assimilable et d’origine naturelle. Les flacons contiennent, dans les deux cas, 20mL de vitamine D3.

La différence est que, dans chaque goutte, vous avez 400 UI de vitamine D3 chez D-Plantes contre 100 UI chez Lescuyer.

Pour avoir 1200 UI par jour, vous devez donc prendre 12 gouttes du produit Lescuyer (cliquez ici) mais seulement 3 gouttes chez D-Plantes (cliquez ici).

Le flacon D-Plantes est un peu plus cher (23 euros contre 16 euros), mais vous n’aurez besoin d’en acheter qu’un seul pour 5 mois, contre quatre dans l’autre cas.

A noter que la vitamine D3 est, expérimentalement, un inhibiteur puissant des tumeurs. Elle peut « ordonner » à des cellules cancéreuses de se comporter à nouveau comme des cellules saines. Elle favorise leur suicide cellulaire et freine leur prolifération. (9)

Mais il existe d’autres formes de vitamine D3 disponibles dans le commerce, comme la vitamine D sous forme de comprimé (cliquez ici), la vitamine D3 Solgar en magasin bio, sous forme de softgels (sortes de gélules), et bien sûr les produits vendus en pharmacie.

C’est à vous de faire le choix.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : A noter qu’en prenant de la vitamine D, vous réduirez votre risque d’attraper la grippe cette année.
Dans l’hémisphère nord, la grippe sévit surtout d’octobre à mars, alors que dans l’hémisphère sud, elle se manifeste d’avril à septembre. Si l’on regarde les données concernant les épidémies de grippe aux États-Unis et en France de 1972 à 2008, on voit que le pic de l’épidémie est intervenu une fois en novembre, 4 fois en décembre, 5 fois en janvier, 12 fois en février et 4 fois en mars.

Ces épidémies coïncident avec les plus bas taux de vitamine D dans la population pendant ces périodes.

La vitamine D est un sujet si important que nous avons publié un dossier Santé Nature Innovation complet à ce sujet ce mois-ci. Vous le recevrez en prime si vous vous abonnez aujourd’hui. Pour commander directement Santé Nature Innovationcliquez ici.

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Notes

* En France, les autorités ont fixé arbitrairement les AJR (Apports Journaliers Recommandés), à 200 UI par jour, soit 5 microgrammes, mais ce chiffre ne repose sur aucune justification scientifique. Les études réalisées sur la vitamine D montrent un effet préventif à partir d’une dose d’au moins 1000 UI par jour (25 microgrammes). 

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Sources : 

(1) Heike A. Prevention of Nonvertebral Fractures With Oral Vitamin D and Dose Dependency. Arch Intern Med. 2009;169(6):551-561.

(2) Cancer Lett 2003 ; 192 : 145-149. J Natl Cancer Inst 2005 ; 97(3) : 199-209.

(3) Sur le diabète : Anastassios  G. Pittas, Jason Nelson, Joanna Mitri, William Hillmann, Cheryl Garganta, David Nathan, Frank Hu, Bess Dawson-Hughes ; Vitamin D Status and Progression to Diabetes in Patients at Risk for Diabetes : An Ancillary Analysis in the Diabetes Prevention Program Randomized Controlled Trial. American Diabetes Association, 71st Scientific Sessions.
Sur la maladie de Parkinson : Marian L. Evatt ; Mahlon R. DeLong ; Meena Kumari ; Peggy Auinger ; Michael P. McDermott ; vin Tangpricha ; High Prevalence of Hypovitaminosis D Status in Patients With Early Parkinson Disease. Arch Neurol, Mar 2011;68:314-319.

(4) Gillie O. Scotland’s health deficit : An explanation and a plan. London : Health Research Forum Publishing, 2008.

(5) Urashima M, Segawa T, Okazaki M, Kurihara M, Wada Y, Ida H. Randomized trial of vitamin D supplementation to prevent seasonal influenza A in schoolchildren. Am J Clin Nutr 2010;91:1255-60.
(6) Bertone-Johnson ER, Powers DI, Spangler L, Brunner RL, Michael YL, Larson JC, Millen AE, Bueche MN, Salmoirago-Blotcher E, Liu S, Wassertheil-Smoller S, Ockene JK, Ockene I, Manson JE ; Vitamin D intake from foods and supplements and depressive symptoms in a diverse population of older women. Am J Clin Nutr. 2011 Aug 24.

(7) Taux recommandé par LaNutrition.fr

(8) Actu-match | mardi 31 juillet 2012

(9) Dossier spécial vitamine D, automne 2012, Lanutrition.fr 

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Voici quelques livres sélectionnés dans la bibliothèque de Jean-Marc Dupuis :

– Sur le cancer, Anticancer : Les gestes quotidiens pour la santé du corps et de l’esprit, de David Servan-Schreiber.
– Sur l’ostéoporose, Lait, mensonges et propagande, de Thierry Souccar.
– Sur le diabète, Nouveau régime IG Diabète, de Jacques Médart et Angélique Houlbert.
– Sur la maladie de Lyme, Maladie de Lyme : Mon parcours pour retrouver la santé, de Judith Albertat.
– Sur l’alimentation, Les surprenantes vertus du jeûne, de Sophie Lacoste.
– Sur le cancer et les maladies cardiovasculaires, Vitamine D : Mode d’emploi, du Dr Brigitte Houssin. 
– Sur l’amincissement, Le Nouveau régime Atkins, d’Eric Westman.
– Sur la maladie d’Alzheimer et le diabète, Boire mieux pour vivre vieux, du Pr Roger Corder.
– Sur la vivacité cérébrale, Un cerveau à 100%, d’Eric Braverman.
– Sur le cholestérol, Cholestérol, mensonges et propagande, de Michel de Lorgeril.
– Sur la fibromyalgie et les maladies chroniques, Les clés de l’alimentation santé : Intolérances alimentaires et inflammation chronique, du Dr Michel Lallement. 

LE LAIT

Nutriments les plus importants

Excellente source Calcium. Le lait est une excellente source de calcium. Ce minéral est de loin le plus abondant dans le corps. Le calcium est majoritairement entreposé dans les os, dont il fait partie intégrante. Il contribue à la formation des os et des dents, ainsi qu’au maintien de leur santé. Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles, dont le coeur.
Excellente source Phosphore. Le lait est une excellente source de phosphore (voir notre fiche Palmarès des nutriments Phosphore). Le phosphore est le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Ce minéral joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus, aide à maintenir le pH du sang à la normale et est l’un des constituants des membranes cellulaires.
Excellente source Vitamine B2. Le lait est une excellente source de vitamine B2, vitamine connue aussi sous le nom de riboflavine. Tout comme la vitamine B1, elle joue un rôle dans le métabolisme de l’énergie de toutes les cellules. De plus, elle contribue à la croissance et à la réparation des tissus, à la production d’hormones et à la formation des globules rouges.
Excellente source Vitamine B12. Le lait est une excellente source de vitamine B12. Cette vitamine travaille de concert avec l’acide folique (vitamine B9) pour la fabrication des globules rouges dans le sang. Elle participe aussi à l’entretien des cellules nerveuses et des cellules fabriquant le tissu osseux.
Excellente source Vitamine D. Le lait constitue une excellente source de vitamine D. La vitamine D est étroitement liée à la santé des os et des dents, en rendant disponibles le calcium et le phosphore dans le sang, entre autres pour la croissance de la structure osseuse. La vitamine D joue aussi un rôle dans la croissance des cellules, dont les cellules du système immunitaire. À noter que la vitamine D est ajoutée au lait.
Bonne source Sélénium. Les laits 1 % et 3,25 % sont de bonnes sources de sélénium, tandis que les laits écrémé et 2 % n’en sont que des sources. Ce minéral travaille avec l’un des principaux enzymes antioxydants, prévenant ainsi la formation de radicaux libres dans l’organisme. Il contribue aussi à convertir les hormones thyroïdiennes en leur forme active.
Bonne source Acide pantothénique. (Vitamine B5). Le lait est une bonne source d’acide pantothénique. Il fait partie d’un coenzyme clé dans l’utilisation de l’énergie des aliments que nous consommons. Il participe aussi à plusieurs étapes de la synthèse des hormones stéroïdiennes, des neurotransmetteurs et de l’hémoglobine.
Bonne source Vitamine A. Les laits écrémé, 1 % et 2 % sont de bonnes sources de vitamine A, tandis que le lait 3,25 % en est seulement une source. La vitamine A est l’une des vitamines les plus polyvalentes, jouant un rôle dans plusieurs fonctions de l’organisme. Cette vitamine favorise entre autres la croissance des os et des dents. Elle maintient la peau en santé et protège contre les infections. De plus, elle joue un rôle antioxydant et favorise une bonne vision, particulièrement dans l’obscurité.

Pourquoi tant d’hostilité contre les médecines naturelles ?


Les médecines naturelles sont un domaine plus surveillé par les autorités que bien des activités criminelles.

La vente de compléments alimentaires naturels (plantes, vitamines, acides gras, acides aminés, minéraux, etc.), par exemple, est réglementée de façon beaucoup plus stricte que la vente de tabac, d’alcool, d’armes, ou encore de films incitant à la violence.

Le cas de la vitamine D

Pour illustrer la rigidité de la situation, nous allons parler d’un produit naturel dont aucun scientifique sérieux ne peut contester les bienfaits : la vitamine D.

La vitamine D est produite dans votre peau sous l’effet du soleil, et plus précisément sous l’action des rayons ultraviolets. Dans les pays du Nord de l’Europe, 75 % de la population souffre d’une carence en vitamine D pendant l’hiver. Cette carence est d’autant plus répandue que les foies de morue et de flétan et les poissons gras (sardines, hareng, maquereau, thon etc.) qui sont les principales sources alimentaires de vitamine D, sont de moins en moins consommés.

Or, manquer de vitamine D a des effets graves. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme phosphocalcique (indispensable au bon fonctionnement musculaire, intestinal, neurologique et à la minéralisation des os) ; elle est aussi fortement impliquée dans la synthèse de l’insuline par le pancréas. Enfin, elle exerce des fonctions physiologiques de type hormonal sécostéroïde en exerçant de multiples effets sur l’expression des gènes.

En effet, la vitamine D influence plus de 3000 gènes dans le corps dont, par exemple, les gènes qui contrôlent la lutte contre les infections, et qui produisent plus de 200 peptides anti-microbiens.

Et ce n’est pas tout !

Les études scientifiques ont établi un lien incontestable entre le taux de vitamine D et l’état de santé :

  • Selon une méta-analyse de 18 études en double aveugle randomisées, un taux élevé de vitamine D dans le sang réduit le taux de mortalité toutes causes confondues [1]. Une étude en double-aveugle, ou double insu, est une étude où des personnes suivent un traitement ou un placebo (faux médicament), sans que ni leur médecin, ni elles-mêmes, ne sachent si elles reçoivent le traitement ou le placebo.
     
  • Une étude récente a montré que le nombre de décès au Canada pourrait être réduit de 37 000 annuellement, soit 16 % des décès du pays, si la population avait un taux de vitamine D plus élévé [2].
     
  • Une étude réalisée en commun par les universités de Graz (Autriche) et Heidelberg (Allemagne) est arrivée à des conclusions similaires, en février 2009 : 3200 hommes et femmes de 62 ans en moyenne ont été observés sur une période de sept années. 740 sont décédés entre temps. Parmi les personnes décédées, elles étaient deux fois plus nombreuses à avoir un taux de vitamine D réduit, qu’un taux de vitamine D élevé.
     
  • Grâce à ses effets bénéfiques sur le système immunitaire, la vitamine D pourrait avoir un puissant effet de protection contre le cancer. Les chercheurs sur le cancer de l’hôpital Mount-Sinai de Toronto (Canada) ont comparé les habitudes alimentaires de 760 femmes ayant le cancer du sein à un groupe de 1135 personnes en bonne santé. Ils ont constaté que les personnes ayant un bon taux de vitamine D avaient 24 % de risques en moins de tomber malade. Des résultats similaires ont été observés pour le cancer de la prostate et du colon.
     
  • Les chercheurs de l’Institut du Coeur de Kansas City (USA) ont également démontré un effet protecteur de la vitamine D sur le coeur et les artères. En décembre 2008, ils ont évalué les données concernant plus de 10 000 personnes test, sur une durée de dix-sept ans. Il s’est révélé qu’un taux réduit de vitamine D dans le sang doublait le risque d’infarctus. Une cause possible de cet effet protecteur est la capacité de la vitamine D à diminuer la pression sanguine.

Face à tous ces bienfaits (et il y en a d’autres), la vitamine D présente aussi des dangers pour la santé. Mais ces dangers sont limités : il est impossible de souffrir de surdose de vitamine D par sa seule alimentation. Et il faut prendre quotidiennement des doses supérieures à 20 fois les apports journaliers recommandés (AJR), autrement dit avaler une douzaine de pilules ou d’ampoules de vitamine D par jour, pour observer des effets indésirables.

Vous pourriez donc penser qu’une complémentation modérée de vitamine D, dans les populations déficitaires, serait favorisée par les pouvoirs publics ; que le ministère de la Santé informerait le public ; et que les fabricants de ces compléments seraient autorisés à signaler les bienfaits à attendre de cette vitamine, par exemple en diffusant les résultats des études scientifiques citées ci-dessus.

Eh bien pas du tout. La vente de vitamine D à des doses suffisantes pour avoir un effet bénéfique réel est strictement interdite sans ordonnance d’un médecin. Ce qui explique que seule une infime proportion de la population, particulièrement bien informée et motivée, bénéficie des nouvelles découvertes sur la vitamine D.

Non seulement les fabricants de compléments alimentaires ne sont pas encouragés à informer le public de ses bienfaits, mais il leur est même interdit de le faire, et même de vendre des doses de 5 microgrammes de vitamine D (Apport Journalier Recommandé officiel).

De plus, s’ils vendent de la vitamine D en citant sur la notice une seule des études citées plus haut, ou s’ils laissent entendre dans la présentation du produit qu’elle peut avoir un bienfait pour la santé, quel qu’il soit, ils sont passibles des poursuites prévues à l’article L5122 du Code de la Santé Publique.

Interdiction des allégations thérapeutiques

Il est interdit aux fabricants de compléments alimentaires de mentionner sur leurs produits les effets  escomptés sur la santé, les maladies, en termes de prévention comme de guérison.
Si on suit la réglementation actuelle jusqu’au bout, il est interdit à une marque d’eau minérale d’indiquer sur l’étiquette que l’eau « aide à prévenir la déshydratation ». Ce n’est pas un canular, mais l’expérience réelle que viennent de réaliser deux chercheurs allemands, dont la demande a été refusée par l’agence européenne du médicament.

La conséquence est que les patients en sont réduits à courir des risques insensés en recherchant sur Internet des indications sur les compléments alimentaires qu’ils achètent. Risques insensés non parce que les produits qu’ils prennent pourraient leur causer des inconvénients, mais parce qu’ils ont de grands risques de passer à côté d’un produit qui pourrait les aider. Et pourtant, cette interdiction d’information est imposée au nom de « la protection de la santé publique ».

En prenant ainsi la défense des fabricants de compléments alimentaires, je sais que je m’expose à être critiqué comme un « suppôt de l’industrie » et des « vendeurs de pilules ».

Mais mon activité professionnelle ne consiste pas à vendre de tels produits : elle consiste à produire et publier de l’information sur la santé naturelle. J’aurais tout à perdre, en terme de crédibilité, à prendre le parti de tel ou tel secteur de l’industrie. Et précisément, ainsi que je le dis toujours, votre meilleure source de vitamine D est entièrement gratuite puisque c’est… le soleil !!

Comment en est-on arrivé là ?

L’hostilité des pouvoirs publics vis-à-vis des médecines naturelles date de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque fut créé l’Ordre des Médecins en 1940, et que fut supprimé le diplôme d’herboriste en 1941.

Il s’agissait de faire entrer le pays dans la médecine « scientifique moderne ».

Il faut se replacer dans le contexte de l’époque pour comprendre cette démarche.

En toute bonne foi, des médecins, des chercheurs et des responsables politiques ont créé un système de santé centralisant tout le pouvoir et les ressources financières pour, selon leur vision, découvrir, et imposer, la meilleure solution, le meilleur protocole de traitement pour chaque maladie.

Cette démarche leur paraissait d’autant plus légitime que beaucoup étaient persuadés que ce n’était qu’une question de temps avant qu’on trouve un vaccin, ou des médicaments quelconques, qui viendraient à bout de toutes les maladies.

Le Ministère de la Santé en France développa une technostructure complexe faite d’un enchevêtrement d’agences, de comités, de « hautes autorités », d’ordres et de commissions, qui prirent sur eux de prendre les grandes décisions concernant la santé de la population. Les médecins, dans leur optique, devaient être traités comme de simples courroies de transmission soumises à leurs ordres et à leurs règlements. Les patients, eux, ne devaient plus avoir leur mot à dire puisqu’ils n’avaient pas la compétence technique pour comprendre ce qui était le meilleur pour eux.

L’Ordre des Médecins commença à imposer des protocoles de traitements standardisés, et à exclure les médecins qui refusaient de s’y soumettre. Une fois exclu de l’Ordre, un médecin n’a plus l’autorisation d’exercer la médecine. C’est donc une sanction extrêmement grave pour lui. Non seulement il perd son métier, mais il subit une opprobre telle que rares sont les médecins qui osent s’exposer à de telles sanctions – et personne ne peut leur en vouloir.

La médecine française a donc été mise au pas, et forcée d’entrer dans un seul moule. Un nombre incalculable d’herboristes et de guérisseurs, héritiers de traditions ancestrales d’une richesse pourtant fabuleuse, se retrouvèrent du jour au lendemain passibles de poursuites pour « exercice illégal de la médecine », ou « exercice illégal de la pharmacie » sous prétexte qu’ils n’avaient pas, et ne pouvaient pas, adhérer à l’Ordre des Médecins ou des Pharmaciens. Il en fut de même dans les monastères où certains religieux se transmettaient encore des savoir-faire médicinaux datant de la nuit des temps.

On imagine le scandale que causerait une telle décision, prise aujourd’hui par le gouvernement du Brésil par exemple, qui imposerait du jour au lendemain sur toute l’Amazonie que seuls les médecins dûment diplômés des facultés d’Etat des villes côtières occidentalisées aient le droit de prodiguer des soins, ou de donner des plantes aux malades.

Nul doute que des mouvements énormes de protestation seraient organisés à l’ONU, à l’UNESCO, et par les ONG du monde entier au nom du « respect des cultures », pour protester contre une tentative aussi barbare de faire table rase du passé. C’est pourtant exactement l’oppression qui a été imposée, et qui continue d’être imposée, en France sur les malades et les médecins bien qu’en Occident, le savoir en occident se soit aujourd’hui très largement perdu.

Un couvercle de plomb

Protocoles de traitements de la moindre maladie, autorisations de mise sur le marché des médicaments, taux de remboursement, prix des consultations, critères de sélection des médecins, nombre de diplômes de médecins délivrés (le fameux numerus clausus), répartition territoriale des hôpitaux et cliniques, campagnes de vaccination, tout fut donc désormais décidé par le seul Ministère de la Santé, et la technostructure qui en dépend. Aujourd’hui encore, c’est lui, et lui seul, qui décide ce qu’il faut faire et penser dans tous les domaines de la médecine et de la santé : ce que votre médecin a le droit de vous prescrire, les traitements que vous avez le droit d’entreprendre.

Cette situation est potentiellement génératrice de souffrance pour les patients, qui peuvent avoir l’impression de n’être qu’un rouage du système de santé. Mais elle est également d’une grande violence pour les médecins, qui peuvent avoir le sentiment que les conditions ne sont plus réunies pour qu’ils puissent remplir leur mission auprès des malades.

L’extrême sévérité et rigidité du système de santé à l’encontre des médecins « déviants » n’a toutefois pas permis de protéger le public contre les charlatans, qui semblent même être plus nombreux que jamais, ainsi qu’en témoigne le rapport, certes critiquable par bien des aspects, de la Miviludes (Mission de vigilance contre les sectes) paru le 10 juin 2011 au sujet des dérives sectaires dans le monde des thérapies parallèles.

Tout se passe comme si le couvercle de plomb qu’on a voulu imposer sur la santé, avait en réalité servi de serre protectrice pour que se développe, en France, une myriade de pratiques thérapeutiques douteuses. Ces dérives sont d’autant plus dangereuses que le patient en quête de solutions naturelles n’a plus aucun moyen de distinguer les thérapeutes sérieux des autres, tous étant soumis à la même suspicion, voire aux mêmes interdictions, dès lors qu’ils ne suivent pas les protocoles officiels.

Il est alors aisé pour un authentique escroc de crier à la persécution, ou aux atteintes à la liberté individuelle, alors qu’il met réellement en danger la vie de ses victimes.

La plus totale confusion, donc, règne.

La révolution Internet

Ce n’est pas parce qu’il y a un problème qu’il y a une solution.

Ainsi beaucoup de personnes malades aujourd’hui ne peuvent-elles pas compter, sans d’immenses risques et difficultés, échappper au carcan médical créé par le Ministère de la Santé, et à tous ses dangers.

Elles n’auront probablement jamais accès à l’information, ou au médecin alternatif, qui existe peut-être quelque part, et qui détient la solution pour les soigner.

Et de toutes façons, ne serait-ce que parce seuls les soins agréés ne leur sont remboursés, elles sont obligées de s’y soumettre pour des raisons financières, même si elles savent qu’il existe, ailleurs, des alternatives meilleures pour elles. Il n’y a pas le choix.

En revanche, rien n’interdit aux plus jeunes d’entre nous d’espérer avoir, un jour, la liberté de choisir leur médecine.

En termes de prévention également, la recherche scientifique progresse rapidement et les possibilités sont de plus en plus grandes. La seule difficulté est d’avoir accès à une information scientifique fiable et objective.

Mais grâce à Internet, d’immenses horizons de liberté se développent depuis plusieurs années. Cette lettre d’information gratuite est, je l’espère, un moyen pratique et agréable d’acquérir une culture générale sur la santé naturelle, et qui peut se révéler vitale un jour pour vous ou pour un de vos proches. Informer le public le plus largement possible, c’es en tout cas une façon de mener le combat pour la défense de l’intérêt des patients.

Puissions-nous, chacun là où nous nous trouvons, oeuvrer comme nous le pouvons pour que la médecine se recentre sur un seul objectif : la bonne santé… naturellement.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

CARENCE EN VITAMINE D : MOINS DE MUSCLE, PLUS DE GRAS

Une étude nord-américaine menée au Centre universitaire de Santé McGill (CUSM), montre qu’il existe une relation entre insuffisance en vitamine D d’une part, et accumulation de graisse dans les muscles d’autre part. La nature exacte de cette association n’est pourtant pas très claire…

Une équipe du département de Médecine du CUSM, associée à des collègues de l’Université de Californie à Los Angeles, a étudié chez 90 femmes de 16 à 22 ans, le taux sérique de vitamine D, comparé au rapport masse grasse/masse musculaire et aux infiltrats de graisse dans les muscles.

 

Toutes ces femmes vivaient en Californie, une région éminemment ensoleillée. Et pourtant chez 59% d’entre elles, une insuffisance en vitamine D (moins de 29ng/ml) a été détectée. Une sur quatre même était carencée avec un taux sérique inférieur à 20ng/ml. Les auteurs ont également noté une relation très significative entre insuffisance en vitamine D et augmentation des infiltrats graisseux dans le muscle. Chez les femmes dont le taux de vitamine D était normal en revanche, la quantité de graisse dans les muscles était inférieure.

Mais dans quel sens fonctionne cette association ? Nul ne le sait. « Des niveaux élevés de vitamine D pourraient contribuer à réduire le tissu adipeux. Ou bien celui-ci pourrait absorber et retenir la vitamine D, ce qui expliquerait l’état de carence observé chez les personnes en surpoids » explique le Dr Richard Kremer, co-auteur de l’étude au CUSM. Et la réponse adéquate aussi est en suspens : « Nous ne savons pas encore si des suppléments de vitamine D pourraient effectivement contribuer à réduire l’accumulation de gras dans les muscles, ou augmenter la force musculaire ».

9 mars 2010

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Vitamine D: dépistage des carences et doses plus élevées, demandent 40 experts

22 février 2010 – Les médecins devraient dépister davantage les carences en vitamine D auprès des malades chroniques, et les gouvernements devraient recommander des doses plus élevées afin de prévenir certaines maladies.
C’est l’appel lancé par 40 scientifiques de partout dans le monde, à l’initiative du médecin français David Servan-Schreiber1aux médecins et aux autorités de santé publique – tant européennes que nord-américaines.
« Le statut vitaminique pour la vitamine D pour la majorité des personnes en Amérique du Nord et en Europe doit être grandement amélioré pour obtenir une réduction substantielle de l’incidence de la mortalité par cancer, soutiennent-ils collectivement.
Citant des études épidémiologiques récentes, ils estiment qu’une concentration sanguine en vitamine D oscillant entre 75 nmol/l et 150 nmol/l est « associée à un risque réduit de certains cancers, dont le cancer du sein, du côlon, des ovaires et des lymphomes non hodgkiniens ».
La vitamine D serait aussi liée à un risque moindre de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de sclérose en plaques et d’ostéoporose.
C’est pourquoi les 40 scientifiques demandent que les autorités de santé publique fixent rapidement à 1 000 UI – voire à 2 000 UI – la dose quotidienne qui devrait être prescrite pour la population en général.

Carences généralisées en vitamine D

Or, disent-ils, 75 % des Européens manquent de vitamine D, particulièrement à la fin de l’hiver.
Au Canada, cette déficience serait observée pour l’ensemble de la population de la fin de l’automne à la fin de l’hiver.
Selon Statistique Canada2, la concentration moyenne en vitamine D est de 67 nmol/l dans la population âgée de 6 ans à 79 ans, sur la foi de mesures prises auprès de 2 600 personnes. Mais cette donnée camoufle de nombreuses variations liées aux saisons ainsi qu’aux différents groupes d’âge.
Des chercheurs ayant pris des échantillons sanguins étalés sur 1 an, à Calgary (Alberta), ont conclu que plus du tiers des 188 participants affichaient une concentration de moins de 40 nmol/l pendant l’hiver3.

Dépistage déficient

Dans son guide intitulé L’examen médical périodique de l’adulte4, le Collège des médecins du Québec recommande à ses membres de vérifier la concentration sanguine des patients en vitamine D – ainsi qu’en calcium -, essentiellement pour prévenir l’ostéoporose chez les femmes ménopausées. Fixée par la Société canadienne d’ostéoporose, la dose de vitamine D recommandée est de 400 UI à 800 UI.
Mais qu’en est-il sur le terrain?
« Sauf pour certains patients, dont les femmes en ménopause, on ne vérifie pas la concentration de vitamine D », indique la Dre Christiane Laberge.
Celle-ci va même plus loin : « Même si les médecins dépistaient les carences en vitamine D, les normes québécoises sont trop basses pour qu’on puisse penser prévenir quelconque maladie », ajoute l’omnipraticienne.
Selon elle, on vise une concentration sanguine de 50 à 80 nmol/l au Québec. C’est pourquoi elle juge que l’appel des 40 scientifiques tombe à point.
« Surtout que les apports alimentaires en vitamine D sont faibles : il y en a bien dans le lait, mais la consommation de lait est de plus en plus délaissée, notamment par les enfants », précise la Dre Laberge.
Dans son cabinet, elle n’hésite d’ailleurs pas à recommander à ses patients de prendre 1 000 UI de vitamine D par jour. « Et pas besoin d’une prescription : c’est moins cher de les acheter en vente libre que de les obtenir par prescription », conclut-elle.

De nouvelles recommandations?

Des experts se penchent actuellement, à la demande de Santé Canada et de plusieurs institutions fédérales américaines, sur l’apport quotidien recommandé (AQR) en vitamine D. S’il y a lieu, ils pourraient recommander une hausse des AQR. Un rapport devrait être déposé d’ici la fin de l’année 2010.
De son côté, la Société canadienne du cancer (SCC) n’a pas attendu Santé Canada : en juin 2007, elle émettait un avis dans lequel elle recommande une prise quotidienne de 1 000 UI par jour durant l’automne et l’hiver, pour prévenir certains cancers.
Mais bon nombre d’experts estiment que même la position de la SCC est trop conservatrice par rapport aux données scientifiques probantes. Ils recommandent plutôt un dosage quotidien de 2 000 UI à 4 000 UI de vitamine D3.
Martin LaSalle – PasseportSanté.net
1. Servan-Schreiber D, et al, La vitamine D est indispensable à la santé, Appel des médecins et des spécialistes de la vitamine D, 22 février 2010. Pour en savoir plus : www.guerir.org [consulté le 22 février 2010].
2. Enquête canadienne sur les mesures de la santé : concentrations plasmatiques de vitamine D dans la population, Statistique Canada, 2 juillet 2009 : www.statcan.gc.ca
3.
Rucker D, et al, Vitamin D insufficiency in a population of healthy western Canadians, CMAJ, 11 juin 2002, vol. 166, no 12, 1517-24.
4. L’examen médical périodique de l’adulte, Énoncés de position, guide d’exercice et lignes directrices, Agence de la santé et de services sociaux de Montréal (ASSSM) et Collège des médecins du Québec (CMQ), 2009

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Vitamine D: une nouvelle arme contre le cancer?

13 novembre 2009 – Des médecins combinent des suppléments de vitamine D aux traitements par chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie pour combattre certains cancers, rapporte le quotidien The Globe & Mail1.

Aux États-Unis, le Roswell Park Cancer Institute est l’un des premiers établissements nord-américains à recourir à la vitamine D dans le traitement du cancer du sein. Selon des données récentes, la faible concentration sanguine de vitamine D est associée à la récurrence de ce type de cancer et à un taux de mortalité plus élevé.

Près de 80 % des patientes atteintes du cancer du sein affichent un taux sanguin de vitamine D insuffisant ou carentiel, précisent les spécialistes du Roswell Park Cancer Institute.

Stade exploratoire

Le recours à la vitamine D dans le traitement du cancer n’est qu’au stade exploratoire, expliquent-ils, et vise surtout à évaluer son potentiel de guérison. Au surplus, ils indiquent que la supplémentation de vitamine D présente peu de risque et renforce la santé des os des personnes malades. Des prélèvements sanguins sont effectués périodiquement pour éviter les surdoses.

Dans certains cas, des patientes reçoivent des doses qui approchent 50 000 unités internationales (UI) de suppléments de vitamine D par semaine, avancent les spécialistes.

L’an dernier, l’oncologue canadienne Dre Pamela Goodwin, de l’Université Mount Sinaï Hospital à Toronto, a publié une étude sur le sujet. Ses travaux ont démontré une plus forte récurrence de la maladie chez les femmes qui présentent un faible taux sanguin de vitamine D. Aussi, leurs chances de survie sont plus faibles, conclut la chercheuse.

Ces dernières années, de nombreuses recherches ont associé la hausse du taux de cancers dans les pays nordiques aux carences en vitamine D. La Société canadienne du cancer recommande maintenant de hausser la dose à 1 000 UI par jour en automne et en hiver.

Danny Raymond – PasseportSanté.net

D’après The Globe & Mail.

1. Mittelstaedt M., Doctors start to include vitamin D in fight against cancer, The Globe & Mail, 5 novembre 2009.

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