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Maladies cardiovasculaires: attention au sucre ajouté

29 avril 2010 – Le sucre et les édulcorants naturels ajoutés aux aliments transformés feraient bondir le risque de souffrir demaladies cardiovasculaires en plus de contribuer à l’incidence de l’obésité et du diabète. C’est ce qu’indiquent les résultats d’une étude1 américaine menée auprès de 6 113 adultes suivis durant 7 ans.
Les chercheurs ont évalué, à l’aide de questionnaires, la consommation de sucre ajouté dans l’alimentation de chacun des sujets. Puis, ils ont soumis les participants à des tests visant à déterminer leurs taux de lipides sanguins : cholestérol (HDL et LDL) et triglycérides.
Les résultats indiquent que les sujets dont l’apport en sucre ajouté et en édulcorants représentait 10 % et plus de l’apport calorique global présentaient des taux de cholestérol HDL, le « bon cholestérol », nettement inférieurs à ceux dont l’apport en sucre ajouté ne dépassait pas 5 %.
En fait, la probabilité qu’ils présentent un faible taux de HDL – associé à une hausse du risque cardiovasculaire – augmentait de 50 % à 300 % par rapport aux sujets dont l’apport en sucre ajouté n’excédait pas 5 %. Par ailleurs, les taux sanguins de triglycérides augmentaient systématiquement en fonction de l’apport en sucre ajouté, ce qui est également associé à une augmentation du risque de souffrir de troubles cardiovasculaires.

Glucose, fructose, sirop de maïs…

Le sucre et les édulcorants naturels ajoutés peuvent prendre plusieurs formes : sirop de maïs, dextrose, fructose, glucose, jus de fruits concentrés, miel ou sucrose, pour n’en citer que quelques-unes2. Ces appellations apparaissent dans la liste des ingrédients sur l’emballage des produits.
Ces sucres entrent dans la composition d’une multitude d’aliments transformés, allant des boissons sucrées aux plats préparés, en passant par les conserves, les desserts, le pain, les céréales à déjeuner, etc.
De nombreuses études ont été menées pour déterminer l’impact de la consommation de divers types de corps gras sur les taux de lipides sanguins, mais la présente étude est la première à s’intéresser spécifiquement aux effets du sucre ajouté sur la lipidémie, soulignent les chercheurs.
Selon les auteurs de l’étude, la quantité de sucre ajouté aux aliments transformés a considérablement augmenté au cours des dernières décennies. Ce qui pourrait avoir contribué à l’augmentation de l’incidence des troubles cardiovasculaires aussi bien qu’à l’explosion des cas d’obésité et de diabète.
Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net
1. Welsh JA, Sharma A et alCaloric sweetener consumption and dyslipidemia among US adultsJAMA. 2010 Apr 21;303(15):1490-7.
2. Pour en savoir plus, consultez notre Petit glossaire des sucres.

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Le sirop de maïs, pire que le sucre

Paru le 25 mars 2010

Par Lise Bergeron

Le sirop de maïs à haute teneur en fructose, largement utilisé dans l’industrie alimentaire, est-il plus «engraissant» que le sucre ordinaire? Oui, répond une étude de l’Université de Princeton aux États-Unis.

Photo : iStockphoto
Au fil des ans, le sirop de maïs à haute teneur en fructose (HFCS pourhigh-fructose corn syrup) a remplacé le sucre ordinaire dans une multitude de produits: boissons gazeuses, céréales, confitures, bonbons, punch aux fruits, etc. Si bien, qu’il occupe maintenant 40 % du marché des édulcorants aux États-Unis.

La raison: il constitue un sous-produit du maïs bon marché et facilement accessible, notamment chez nos voisins du Sud où le maïs est cultivé abondamment pour nourrir le bétail.

Plusieurs études se sont penchées sur le lien potentiel entre le HFCS et l’épidémie d’obésité qui frappe les Américains. Jusqu’à maintenant, les résultats sont contradictoires. Or, l’
étudede l’Université de Princeton, publiée dans le Pharmacology, Biochemestry and Behavior Journal,affirme que le HFCS favorise le gain de poids, l’accumulation de gras abdominal et l’augmentation du taux de triglycérides dans le sang.

Le premier volet de l’étude montre que les rats qui ont reçu de l’eau sucrée au HFCS pendant huit semaines ont engraissé davantage que ceux qui buvaient de l’eau édulcorée avec du sucre de canne.

Le second volet, qui a duré sept mois, portait sur des rats dont la nourriture était accompagnée, d’une part, de HFCS, et d’autre part, de sucre traditionnel.

Conclusion: transposés aux humains, ces résultats indiquent qu’une consommation excessive de sirop de maïs à haute teneur en fructose contribuerait à l’incidence d’obésité.
Des failles?
La recherche ne fait pas l’unanimité. Pour Marion Nestle, professeure de nutrition à l’Université de New York, elle comporte des failles importantes: «Les chercheurs disent que les deux groupes de rats ont consommé le même nombre de calories, mais ils ne le dévoilent pas. De plus, les écarts de poids sont si faibles [dans le second volet de l’étude], qu’ils ne sont pas significatifs», écrit-elle sur son blogue 
Food Politics.

D’autres observateurs soulignent que l’échantillon de rats était trop limité et que, étonnamment, ceux qui avaient libre accès au HFCS pendant 24 heures ont pris moins de poids que ceux qui y avaient accès pendant 12 heures. «Ces résultats sont inconsistants», note Marion Nestle, sceptique.

Même constat du côté de la Corn Refiners Association, qui qualifie l’étude d’«exagérée» arguant qu’on ne peut transposer aux humains les données obtenues sur des rats.

Au coeur du problème: y a-t-il ou non une différence entre les types de sucres? Plusieurs personnes estiment que comme le HFCS et le sucre sont constitués, à parts quasi égales, de fructose et de glucose, ils seraient métabolisés de la même manière dans l’organisme.

D’autres, au contraire, soutiennent que le taux de fructose plus élevé et la structure moléculaire du HFCS fait toute la différence, notamment en perturbant la production d’insuline par le pancréas et en modifiant le signal de satiété.

Quoi qu’il en soit, aux dernières nouvelles, plusieurs fabricants s’apprêteraient à bannir de leurs produits le sirop de maïs à haute teneur en fructose à cause de sa mauvaise presse auprès de la population.

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Trop de fructose ferait augmenter la pression artérielle

9 novembre 2009 – Une consommation élevée de fructose, sous forme de sucrose ou de sirop de maïs, augmente les risques de souffrir d’hypertension, selon une étude américaine1.

Ces produits sucrants sont abondamment utilisés par l’industrie alimentaire, qui les ajoute aux boissons gazeuses, aux jus de fruits, aux biscuits, aux gâteaux, aux friandises de toutes sortes et autres aliments transformés.

Les chercheurs ont analysé le profil de 4 528 adultes âgés de plus de 18 ans, recrutés dans le cadre du National Health and Nutrition Examination Survey, aux États-Unis. Ceux qui consommaient plus de 74 g de fructose par jour (l’équivalent par exemple de 2,5 boissons gazeuses) affichaient une pression artérielle plus haute que la normale.

Une pression normale se situe autour de 120/80 millimètres de mercure (mm Hg)2.
Chez les participants qui consommaient plus de 74 grammes de fructose, le risque d’atteindre une pression artérielle de :

  • 135/85 (préhypertension) était de 28 % plus élevé que la normale;
  • 140/90 (hypertension légère) était de 36 % plus élevé que la normale;
  • 160/100 (hypertension modérée) était de 87 % plus élevé que la normale.

Les scientifiques savent depuis longtemps que le fructose ajouté aux aliments est lié à l’épidémie d’obésité. C’est cependant la première fois qu’on l’associe à l’hypertension, soulignent les chercheurs.

Dominique Forget– PasseportSanté.net

1. Les résultats de cette étude ont été présentés dans le cadre du congrès annuel de l’American society of nephrology.
2. La pression artérielle est composée de la pression systolique (qui correspond à la pression du coeur au moment où il pompe le sang) et de la pression diastolique (la pression entre 2 battements).

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